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Armelle Andro
IDUP
90 rue de Tolbiac
75013 Paris
0144078652

armelle.andro@univ-paris1.fr

Manifestations scientifiques

Journées d'études & Ecoles d'été

 

Parmi les manifestations scientifiques (co)organisées par le groupe : des journées d'études, des colloques internationaux ainsi que les écoles d'été de l'Atelier Genre Condorcet. Vous trouverez en lien les papiers de certaines communications ainsi que des conférences filmées.

 

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4e Journées doctorales de l'axe transversal genre de l'Université Paris 1

Genre, empowerment des femmes et développement. Terrains, théories et pratiques


Vendredi 17 juin 2016 (14h-17h) & Samedi 18 juin 2016 (10h-17h)

A télécharger : Initiates file downloadl’affiche et le programme détaillé.

Merci de confirmer votre présence via le doodle suivant : doodle.com/poll/4pw9vye948uxxrg9
 
Lieu : IEDES / UMR Développement et Sociétés
Pavillon Indochine
Campus du Jardin d'agronomie tropicale de Paris
45bis av. de la Belle Gabrielle
94130 Nogent-sur Marne

Pour connaître toutes nos activités : http://umr-developpement-societes.univ-paris1.fr/ 

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Women in Top Management Teams: Trends and Future Challenges - International Colloquium

 

The colloquium aims to pool together the insights from research and praxis concerning gender dynamics in top management teams (TMTs). Using an international-comparative perspective, it will examine the role of gender in different socio-political, cultural and economic contexts in Europe and the Mediterranean. The specific objectives include:

 

·      learn about women's formative experiences in TMTs

 

·      illuminate the voices of women in decision-making processes and their impact on shaping organizational policy and practice

 

·      examine TMT members' awareness of gender influence on the structuring of relationships between women and men in such forums – elucidate the salience of social categorization and mechanisms of women's potential exclusion

 

·      delineate future challenges for promoting women's meaningful participation in TMTs and sketch action plans

 

We invite both research and/or policy, practice oriented extended abstracts or short papers addressing the topics delineated above, completed work as well as work in progress.  If you have a paper that might be suitable, that was part of past academic/professional conference, it is welcome (assuming it is not published or submitted elsewhere). If you wish to use work already published elsewhere, it is required that you change at least 50% of previously published text.

 

1.     The length of the extended abstract should be around 1,000-2,000 words including references.

 

2.     Structure of the extended abstract/short paper:

 

a.     Rationale and aims of your work

 

b.     Conceptual Framework/Theoretical Background (including short relevant literature review)

 

c.     Methodology

 

d.     Major Findings/Insights/Mapping of the Issues

 

e.     Discussion and Conclusions/Recommendations for Actions

 

Pour plus d'information, vous pouvez télécharger l'appel.

Le programme est disponible au téléchargement.

Les personnes intéressées peuvent s'inscrire sur Opens external link in new windowle site 

 

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Troisième école d'été de l'Atelier genre Condorcet - 2014
Genre et pratique de la recherche

L'École Doctorale d'Été Genre de Condorcet (EGC 2014) est une formation intensive de 3 jours et demi pour les doctorant.e.s souhaitant approfondir les méthodes de recherche mobilisables pour les études de genre, en s'inscrivant dans une démarche pluridisciplinaire. Elle s'adresse aux doctorant.e.s en sciences sociales, humaines et politiques inscrits à l'université. 20 places sont disponibles dont la moitié est réservée aux étudiants inscrits dans les établissements partenaires du Campus Condorcet (Paris 1, Paris 3, Paris 8, Paris 13, EHESS, EPHE, Ined, ENC). Les candidatures présentant une problématique et un travail de terrain déjà avancés seront privilégiées. Les frais de déplacement et d'hébergement seront pris en charge par les organisateurs.
La formation doctorale EGC 2014, organisée cette année à l'Ined, portera sur « Genre et pratique de la recherche », et prendra la forme d'une école d'été de sept demi-­journées. Les séances seront structurées autour de contributions de chercheur-­e-­s et d'enseignant-­e-­s des établissements partenaires du campus Condorcet. Les doctorant.e.s sélectionné.e.s seront sollicités pour présenter l'état des lieux de leurs recherches et leurs questionnements.

 

Du 08 au 11/07/14 à l'Ined en salle Sauvy
Cette école est pluridisciplinaire et ouverte à tou-te-s les doctorant-e-s intéressé-e-s par cette thématique "Genre et pratique de la recherche"

 

Coordination :

Michel Bozon - Ined
Christelle Hamel - Ined
Wilfried Rault - Ined
Armelle Andro - Paris1-Panthéon-Sorbonne
 

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Deuxième école d'été de l'Atelier genre Condorcet - 2013
Le genre : engagement et réflexivité

 

Pour la deuxième année consécutive, l’Atelier Genre Condorcet donne lieu à un séminaire mensuel sur le genre organisé par l’Université Paris 8 et à une école d’été organisée par l’Université Paris 1, qui sera cette année consacrée aux questions d’engagement et de réflexivité. L’Ecole genre Condorcet sera hébergée dans les locaux de l’Institut National d’Histoire de l’Art, 6 rue des Petits-Champs, aux portes du Palais-Royal (75002).
Le genre : engagement et réflexivité
Depuis les années 1970, les études sur le genre ont connu une forte progression marquée par un mouvement d’institutionnalisation et de reconnaissance scientifique et universitaire. Ce champ scientifique reste cependant marqué par un lien consubstantiel avec les mouvements militants dont les pionnières étaient issues. Si l’on constate aujourd’hui, dans la jeune génération des chercheur-e-s des parcours académiques plus conventionnels, la revendication d’une position engagée, voire militante, perdure. Les sciences sociales, dans la lignée de la philosophie des sciences ou de l’anthropologie, ont fortement remis en cause l’existence d’un chercheur neutre et objectif. Pour autant la revendication ou le soupçon de militantisme demeure encore un motif de disqualification. De même, alors que la réflexivité semble être admise comme une qualité nécessaire à l’objectivation du travail de recherche - de la construction de son objet en passant par la production des données et la restitution des résultats -, l’injonction à la réflexivité ne pèse pas de la même manière sur tou-te-s les chercheur-e-s et confine parfois à faire l’aveu de son intimité plus qu’à penser sa position d’enquête et le mode de légitimation des savoirs.
Cette nouvelle école doctorale Genre Condorcet vise à développer une réflexion interdisciplinaire de type épistémologique sur la question de l’engagement, sur l’usage de la réflexivité, sur les modes de légitimation scientifique des savoirs et sur le positionnement éthique en recherche autour des recherches sur le genre et sur la sexualité.
Seront notamment abordés : - les usages de la réflexivité dans les études sur le genre et la sexualité - les manières dont l’engagement et la position du chercheur-e travaillent nos recherches - la tension entre distanciation, subjectivité et intimité - les stratégies individuelles et collectives de légitimation des savoirs - la tension entre engagement et éthique.
Ces questions seront abordées à partir des travaux et des expériences de chercheur-e-s issu-e-s de différentes disciplines sous la forme de conférences transversales et d’ateliers de recherche ciblés auxquels les étudiant-e-s seront appelé-e-s à participer activement.
Coordination :

Violaine Sebillotte - Paris1-Panthéon-Sorbonne
Marianne Blidon - Paris1-Panthéon-Sorbonne
Marie Buscatto - Paris1-Panthéon-Sorbonne
Sébastien Roux - CSE-CNRS

 

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Conférences filmées de Gayatri Spivak et Alice Pechriggl

Dans le cadre de l'Ecole Genre Condorcet Le genre : engagement et réflexivité, Gayatri C. Spivak (Columbia University) donnera une conférence intitulée Get a Grip on Gender? qui aura lieu le mercredi 10 juillet 2013 de 14h à 16h à l'INHA (salle Vasari, 6 rue des Petits Champs) et Alice Pechriggl (Université de Klagenfurt)  donnera une conférence intitulée Genre et sexualité : l'homophobie entre philosophie et psychanalyse qui aura lieu le mardi 9 juillet à 16h (salle Fabri de Pereisc).

 

 

Conférence de Gayatri Spivak.

Conférence "Genre et sexualité : l'homophobie entre philosophie et psychanalyse" d'Alice Pechriggl de l'Université de Klagenfurt.

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Première école d'été de l'Atelier genre Condorcet - 2012
Approches de genre : des concepts aux méthodes

 

L’École doctorale d’été a pour thème « Approches de genre : des concepts aux méthodes ».

C’est une formation intensive de trois jours pour les doctorant-e-s souhaitant approfondir leur connaissance des théories et méthodes de recherche mobilisables pour les études de genre, en s’inscrivant dans une démarche
pluridisciplinaire. Elle s’adresse aux doctorant-e-s en sciences humaines et sociales inscrits à l’université. 20 places sont disponibles dont la moitié est réservée aux étudiant-e-s inscrit-e-s dans les établissements partenaires du Campus Condorcet (EHESS, Ined, Université Paris 1 et Université Paris 8). EGC 2012 est ouverte à tou-te-s les doctorant-e-s. Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge par les organisateurs.

 

Télécharger Opens external link in new windowl'appel

 

 

Coordination :

Laure Bereni - EHESS-CNRS
Michel Bozon - Ined
Armelle Andro - Paris1-Panthéon-Sorbonne
 

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Troisième Journée d'études de l'axe genre - 2011
"Pouvoirs des femmes". Pratiques, représentations, effets

Organisée le mercredi 15 juin 2011 à la Sorbonne (salle 1)
Sous la responsabilité de Delphine Dulong, Sandrine Lévêque, Frédérique Matonti et Fabrice Virgili

Objectif de la Journée

L'objectif de cette journée est de rassembler, toutes universités et toutes disciplines confondues, des jeunes chercheur-es (doctorant-es et docteur-es ayant soutenu depuis 2007) travaillant sur/avec le genre.

 

Argumentaire de la Journée

Depuis une vingtaine d'années, le pouvoir politique et économique semble davantage accessible aux femmes. Lors de la 4e conférence mondiale sur les femmes qui s'est tenue à Pékin en 1995, 189 Etats s'engageaient ainsi à mettre tous les moyens en oeuvre pour leur assurer une pleine participation aux structures du pouvoir. Et, conformément à la plate-forme d'action établie lors de cette conférence, des mesures de discrimination positive, des mécanismes d'empowerment ainsi que des dispositifs de contrôle ont été mis en place. On reste cependant bien loin d'un partage égalitaire du pouvoir entre les hommes et les femmes. A l'aube du XXIe siècle, les femmes représentent moins d'un tiers des chefs d'entreprise en France et ne dirigent généralement que des petites ou toute petites entreprises. Dans la vie professionnelle, les femmes se heurtent toujours au fameux « plafond de verre ». Et si le nombre de femmes élues dans les assemblées politiques locales a augmenté un peu partout dans le monde, le nombre moyen de femmes élues dans les assemblées législatives a baissé entre 1980 et 2000. Pourtant, simultanément le mouvement « masculiniste » s'est développé et les discours dénonçant les effets « castrateurs » de « la féminisation de la société » se sont multipliés (aux Etats-Unis, au Canada, en Europe...), portés par des associations, des intellectuels, des fonctionnaires, des pédiatres, etc. Ces réactions n'ont toutefois rien d'inédit : lors de "la Renaissance" en France, certains dénonçaient déjà l'influence des « précieuses » sur "la Cour", celle de Jacques 1er d'Angleterre était réputée « infestée » par des « femmes-hommes » et des « hommes-femmes », etc.

Ces formes de résistances invitent à analyser l'histoire des représentations et des pratiques du pouvoir féminin : que peut-on dire du pouvoir des femmes ? C’est à cette question que cette troisième journée d'étude entend contribuer. Sans prétendre y répondre entièrement, nous souhaitons engager une réflexion à partir de trois points d’entrée :

Les modalités pratiques du « pouvoir féminin » selon les lieux où il s'exerce 

Nous envisagerons l'exercice du pouvoir des femmes dans tous les espaces possibles, qu'ils soient privés ou publics, et quelle que soit la nature du pouvoir qui s'y exerce : politique, économique, social, culturel... Cependant le caractère genré des espaces sociaux amène à s'interroger sur les modalités d'exercice du pouvoir par les femmes selon qu’il s'exerce dans un milieu féminin, masculin ou mixte. Qu'en est-il par exemple du foyer, lieu où prédominerait le pouvoir des femmes ? À l'image du monachisme féminin, comment s'exerce le pouvoir de femmes dans des espaces très majoritairement féminins ? Entre-t-il en rivalité avec une autorité masculine extérieure ? À l'inverse, que dire des exceptions, des « pionnières », ces femmes qui occupent une position de pouvoir dans un milieu masculin (par exemple certaines professions du BTP ou les conseils d'administration des entreprises du CAC 40) ouvrant la voie à un nouveau partage  de l'autorité ? La taille des espaces concernés est-elle une variable importante dans la répartition du pouvoir entre hommes et femmes : de la famille au groupe, du village à la ville, de la boutique à la grande entreprise, l'échelle est-elle un facteur discriminant du pouvoir féminin ? Quid des autres dimensions « spatiales » du type femmes au-du nord / femmes au-du sud, femmes/âges, femmes/classes, etc. ?

Les représentations du pouvoir des femmes 

Quelles que soient nos disciplines il ne saurait y avoir d'universalité du rapport des femmes au pouvoir. Comment les femmes qui exercent un pouvoir sont-elles perçues dans les différents espaces décrits ci-dessus ? Quelles en sont les représentations dans la littérature, dans les arts, dans les discours politiques, dans les médias, etc. ? Comment ces représentations évoluent-elles dans le temps et les espaces sociaux ? Le pouvoir est-il toujours pensé comme masculin et avec quelles exceptions ? Quand le pouvoir est supposé réservé aux hommes, quelles sont les images mobilisées pour décrire les femmes qui se glissent dans les interstices permettant de participer à son exercice (mères, épouses, maîtresses de « grands hommes ») ? De même, quelles sont les « figures » du pouvoir féminin dans les espaces perçus comme étant mixtes ou féminins ? Enfin, que se passe-t-il quand le pouvoir « tombe en quenouille », c'est-à-dire dans les mains des Reines ? Que nous apprennent les lois (salique ou fondamentales), mais aussi les contes de fées, les romans ou encore la presse people sur les représentations de l'exercice du pouvoir par les femmes ? De même, la croyance dans l'existence de divinités féminines pèse-t-elle sur l'exercice réel du pouvoir par les femmes ?

Les effets de l'exercice du pouvoir par les femmes 

Deux types d'arguments sont généralement avancés pour justifier la participation des femmes au pouvoir. Le premier vise l'égalité entre les hommes et les femmes ou du moins l'amélioration des conditions de vie de ces dernières. Une meilleure représentation des femmes dans les instances du pouvoir permettrait ainsi de mieux défendre leurs intérêts. La première question qui se pose concerne donc l'évolution du droit dans les sociétés où le pouvoir est davantage partagé entre les hommes et les femmes. Observe-t-on une évolution significative de la législation en faveur de l'égalité des sexes ? Le droit et plus généralement la promotion de politiques publiques allant en ce sens sont-ils utilisés par les femmes au pouvoir, de quelle manière et avec quels effets ?

Les stéréotypes de genre sont aussi souvent mobilisés pour décrire et pour justifier le pouvoir des femmes. Dans cette deuxième perspective, leur légitimité repose principalement sur leur différence : c'est parce qu'elles sont censées avoir une autre approche et une autre pratique du pouvoir que les femmes pourraient l'exercer. Quand apparaissent ces stéréotypes ? Ont-ils évolué au fil du temps ? Correspondent-ils à une réalité quelconque ? En bref, qu’est-ce que la féminisation du pouvoir fait au pouvoir ?

La question des effets comprend enfin une interrogation sur les formes de résistances. Celles-ci peuvent être pratiques et/ou symboliques. De la virilisation des femmes « de pouvoir » à la dépolitisation de leurs actes en passant par l'opposition frontale, comment les hommes et les femmes réagissent-ils au pouvoir des femmes ? Les formes de résistances au pouvoir sont-elles spécifiques lorsqu'il est exercé par une femme ou par un homme ?

 

Programme

9h30-9h45 : Introduction Delphine Dulong, Sandrine Leveque et Fabrice Virgili

9h45-13h00 : Des lieux et des femmes 

Présidé par : Marianne Blidon

BEUNARDEAU Pauline (Centre de sociologie des pratiques politiques-Paris 7): Bagarre et incivilités féminines. Ethnographie scolaire de l'économie corporelle des filles

GARCIA Manon (ENS-Paris 1): Les femmes à la maison : approche économique et philosophique du pouvoir des femmes dans le foyer

RIMBAULT Aurélie (Centre d'histoire sociale du xxe siècle-Paris 1) : La philanthropie des parisiennes au 19e siècle
Pause : 11h15-11h30

Présidé par : Marie Buscatto
ITHURBIDE Christine (SEDET-Paris 7) : Les femmes entrepreneurs dans l'art contemporain en Inde
RABIER Marion (CMH-ENS) : Ce que les femmes chef d’entreprise disent d'elles-mêmes

12h30-14h : Pause déjeuner
14h -15h : Décrire le pouvoir des femmes
Présidé par : Violaine Sebillote Cuchet

TREMEAUD Caroline (ARSCAN-Paris 1) : La question du pouvoir des femmes et des femmes de pouvoir il y a plus de 2000 ans en Europe

KYRIAKOU Irini (EHESS) : Le catalogue des femmes d'Hésiode : vers une réinterprétation des rôles des femmes dans la poésie grecque archaïque
Pause, 15h-15h15
15h15- 16h45 : Au pouvoir parmi les hommes
Présidé par : Frédérique Matonti

VANDAMME Sarah (Études Italiennes, Lille 3): Le statut de reine héritière à la fin du Moyen Age, une anomalie dans le système dynastique ? Le cas de Jeanne 1ere d'Anjou, Reine de Naples

HARDY Mede Mohamed : Les femmes dans l'institution : pratiques, ajustements, effets. Le cas des députées au Parlement régional du Kurdistan irakien (CRPS-CESSP-Paris 1)

LE MAZIER Julie : Formes et représentations du leadership féminin dans les assemblées générale étudiante (CRPS-CESSP-Paris 1)

16h45-17h30 : Discussion et conclusion générale
Delphine Dulong, Sandrine Leveque et Fabrice Virgili


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Deuxième Journée d'études de l'axe genre - 2010
Cartographie du genre. La part du sexe/genre dans le découpage et la définition des espaces

Organisée le samedi 12 juin 2010 à la Sorbonne
Sous la responsabilité de Marianne Blidon et de Violaine Sebillotte

Objectif de la Journée
L'objectif de cette journée est de rassembler, toutes universités et toutes disciplines confondues, des jeunes chercheur-es (doctorant-es et docteur-es ayant soutenu depuis 2007) travaillant sur/avec le genre.

Argumentaire de la Journée
Les espaces sont des constructions historiques et culturelles. Les sociétés les organisent notamment par le découpage d'activités et de fonctions et par la distribution de rôles sexués qui reconduisent des rapports inégalitaires entre hommes et femmes. La classique séparation des sphères privée/féminine et publique/masculine a fait l'objet de nombreuses recherches et d'une production importante en sciences sociales. Pour autant cette séparation a longtemps été considérée comme un invariant, et continue encore souvent à l'être. Aujourd'hui la question est de savoir quelle place prend - ou non - la différence des sexes dans les différents découpages (matériel, administratif, économique, symbolique, etc.) des espaces. L'objectif de cette journée est d'analyser les manières dont les sociétés cartographient l'espace selon des critères variables où le sexe/genre intervient de façon plus ou moins significative, ainsi que les manières dont les usages et les appropriations les redéfinissent.
Nous privilégierons quatre axes :
- Typologie des espaces : Quelles sont les oppositions fonctionnelles qui séparent et différencient des espaces ? Que signifie un espace « mixte » ? Un espace « neutre » ? Un espace « unisexe » ? Que dire de la représentation des espaces, notamment dans l'art ?
- Séparation/frontières : Selon quels critères (politiques, culturels, religieux, économiques, fonctionnels, administratifs...) les espaces sont-ils différenciés ? Sont-ils séparés selon un système sexe/genre ? Qui cartographie ces espaces ?
- La pertinence des découpages : Comment les individus circulent dans ce système ? Comment, par leurs pratiques, caractérisent-ils différemment ces espaces, y compris sur le mode de la subversion, de la transgression ou du jeu ? Quelle place tient le genre, l’appartenance de sexe, et la sexualité dans ces circulations ?
- Epistémologie et méthodologie : Quelles théories peut-on mobiliser pour penser les relations entre le genre et l'espace ? Comment intégrer, dans notre construction et/ou notre usage des catégories, les approches critiques de ces dernières années (exemples : critiques féministes matérialistes, queer, études coloniales) ?

Programme 

9h - Accueil
9h15 - Introduction (Marianne Blidon et Violaine Sebillotte Cuchet)
9h30/10h45 - Délimiter des territoires
Présidente de séance Armelle Andro (Université Paris 1, CRIDUP)
La construction des espaces dédiés comme « assujettissement » et mise à distance des comportements « déviants » à Marrakech - Gianfranco Rebucini (LAHIC-EHESS)
Internet comme lieu de performativité du genre et des identités homo/sexuelles - Gonzague Gauthier (Université Paris III)
10h45/11h - Pause
11h/12h15 - Quand les pratiques déjouent les assignations spatiales
Présidente de séance Violaine Sebillotte Cuchet (Université Paris 1, ANHIMA)
Deux modes d'être au monde. Le contexte hétéronormatif des espaces à partir des variations culturelles et son impact sur les familles hindoues en Inde du Nord - France Azema, (Université de Toulouse le Mirail, LISST-EHESS)
L'espace du gymnase, l'ambivalence d'Hermès et de la jeunesse masculine - Benjamin Perriello (Johns Hopkins University-EHESS)
12h30/13h30 - Déjeuner
13h30/15h30 - Circuler entre les espaces, questionner les catégories
Président de séance Fabrice Virgili (Université Paris 1, IRICE)
Montrer son genre dans le milieu des migrants africains homosexuels: entre assignation et réappropriation - Patrick Awondo (LAS-EHESS)
Appréhender la mobilité quotidienne du point de vue du genre : sortir du chemin balisé - Hadrien Commenges (Université Paris 1, UMR Géographie-cités)
Les espaces « entres » - Charlotte Prévot (Université Paris 8)
15h30/15h45 - Pause
15h45/17h30 - Conclusion et projection
Conclusion de la journée par Claire Hancock (Université Paris 12-UPEC, Lab'URBA)
Projection du film de Paola Zaccaria Cruzando Fronteras, Building Border

 

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Première Journée d'études de l'axe genre - 2009
Le corps et ses genres. Les dimensions corporelles des différences sexuées

Organisé le samedi 6 juin 2009 à la Sorbonne
sous la responsabilité d'Armelle Andro et de Marie Buscatto

Objectif de la Journée
L'objectif de cette journée est de rassembler, pour la première fois à Paris 1, des jeunes chercheur-es de notre Université étudiant les questions liées au genre dans les différentes disciplines qui la constituent - histoire, économie, sociologie, science politique, démographie, droit, géographie, art, gestion ou philosophie. Cette première journée scientifique s'inscrit dans une volonté, portée par le projet d'établissement 2010-2013, de fédérer les recherches sur le genre au sein de l'Université de Paris 1. Cette première rencontre pluridisciplinaire se penchera sur la question du corps, objet éminemment révélateur à la fois de la variabilité et des permanences dans les modes sociaux de construction des différences sexuées dans le temps et dans l'espace.
Argumentaire de la Journée
Les travaux sur le corps ont très tôt montré que les corps sont construits selon des normes sociales et culturelles propres à chaque société, ici ou ailleurs, présente ou passée. Ces normes sociales affectent aussi bien les représentations possibles des corps exposés, façonnés, transformés que les pratiques corporelles des individus dans les différents contextes sociaux et au cours de la vie. Si l'origine sociale, le lieu de vie, l'âge ou l'appartenance « ethnique » sont autant de paramètres influençant les manières dont les corps sont regardés, produits, décrits, exhibés, occultés ou rejetés ainsi que les usages possibles de ces mêmes corps par les individus, c'est avant tout la dichotomie masculin-féminin qui est centrale dans la construction sociale des corps sexués. Le genre apparaît ainsi comme un élément déterminant pour comprendre comment sont conçus les corps dans une société donnée et les manières dont ils sont mis en oeuvre dans la sphère sociale - professionnelle, civique, familiale ou domestique - comme dans la sphère intime - sexualité, sentiments ou émotions. Différentes techniques interviennent pour construire ces corps comme sexués à travers les pratiques quotidiennes de socialisation portées par diverses institutions - la famille, l'école, la médecine ou les pairs entre autres  - ou grâce aux pourvoyeurs de représentations et de construction des imaginaires sociaux - mode, romans, magazines ou oeuvres d'art.
Au cours de cette Journée, nous nous s'intéresserons donc aux manières dont les corps sont sexués dans les imaginaires sociaux et dans les pratiques quotidiennes. Les questions possibles sont alors : Quelles sont les normes sexuées à l'oeuvre ? Comment se reproduisent-elles dans le temps ? Comment, à l'inverse, font-elles l'objet de transgressions, de subversions, de résistances, de bricolages aussi ? Les contributions, fondées sur des matériaux empiriques clairement identifiés, peuvent porter sur les domaines les plus variés : politique, art, sexualité, vie civile, famille, maladie, activités physiques, loisirs, etc. Elles donnent à voir les normes, les représentations, les pratiques qui affectent les différences sexuées corporelles observées, notamment dans les liens réciproques qui organisent les représentations et les pratiques sociales.

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Télécharger les Résumés des interventions

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