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Actualités

ACTUALITÉS

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 Penser l’Etat avec Pierre Bourdieu

 

Lundi 23 janvier 2012 de 9h à 18h

 

Collège de France - Salle 2

11, Place Marcellin Berthelot - 75005 Paris

 

Cette journée d’étude internationale consacrée à la publication des cours Sur l’État réunira sociologues, historiens, anthropologues et politistes pour penser, à partir de leurs problématiques de recherche, l’actualité des travaux de Pierre Bourdieu. Les différentes tables-rondes replaceront les Cours dans l’ensemble de son oeuvre pour en montrer l’émergence, l’influence et la postérité, confrontant ainsi la réflexion que propose ce texte inédit aux recherches contemporaines sur l’Etat.

 

 

Programme des tables-rondes


 

 

Séminaire du Centre européen de sociologie

et de science politique (CESSP)

 

 

 

 

Prochaine séance Mardi 17 janvier 2012, 15h00-17h00,

Salle du CRPS, Site Sorbonne, entrée par le 14 rue Cujas

 

Jean-Louis Briquet 

Analyser la politique officieuse. Pistes et terrains de recherche

Discutant : Antoine Vauchez

 

 

 

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LIRE LES SCIENCES SOCIALES

 

 

Vendredi 18 novembre 2011 de 14 h 00 à17 h 00
EHESS, salle de conseil B (1er sous-sol),

 

Présentation et discussion de l’ouvrage

 

 

Réinventer l’État. Les réformes de l’administration française (1962-2008)

 

de Philippe BEZÈS

 

Présentation par Frédéric PIERRU

 

190 avenue de France, 75013 Paris
Métro Quai de la Gare

 

Présentation

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Columbia University / University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne

European Center of Sociology and Political Science (CESSP-EHESS-CNRS)

 

 Daylong Symposium in English and French

 

November 8-9, 2011

 Grande Salle - Reid Hall  4, rue de Chevreuse 75006 Paris

 

  present

 

 THE ONE PERCENT: CONTEMPORARY EURO-AMERICAN ELITES IN SOCIOLOGICAL PERSPECTIVE

 

  Organizers: François Denord and Bertrand Réau

 

Progamme

Affiche

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Les Français et les vacances

 

 

Bertrand Réau

 

CNRS Éditions , 2011, 235 p.

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Club Med, Terres d'aventures, tourisme social et solidaire, art du bronzage et du farniente, activités sportives, rituel de l'apéritif, langage des corps sur la plage et stratégies de séduction... 45 millions de Français partent chaque année en vacances, espace-temps révélateur des différences sociales et des styles de vie qui façonnent notre regard sur l'autre et sur nous-même.


Le loisir fut longtemps l'apanage de l'aristocratie. L'avènement des congés payés et les lois sur la réduction du temps de travail ont entraîné une véritable démocratisation de l'accès au temps libre qui s'accompagne pourtant d'inégalités de plus en plus fortes en matière de départ et de consommations touristiques. Ainsi, la diversification de l'offre ne signifie pas forcément diversité des publics. Jeu de rôles autant que mode de distinction, le temps de vacances interroge plus que jamais nos représentations et nos usages du temps libre. Souvent négligés, les entrepreneurs de loisirs jouent aussi un rôle capital : maintenir l'écart entre les classes.


L'enquête de Bertrand Réau ouvre une réflexion passionnante sur le temps et la consommation des loisirs dans notre société. Une étude vivante et documentée sur les enjeux de la « fête du moi » que constituent les vacances.

 

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Enquête collective au Forum Social mondial de Dakar



Du 1 février au 12 février s'est déroulée à Dakar une enquête collective mobilisant pas moins de 48 chercheur(e)s et jeunes chercheur(e)s (M2, doctorant(e)s et docteur(e)s), en majorité des sociologues et politistes du CESSP (et de ses deux équipes (CRPS/CSE), mais aussi du CEMAF, le laboratoire africaniste de Paris 1, d'autres laboratoires parisiens, ainsi que des Universités Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Au total, 5 disciplines académiques se trouvaient représentées (science politique, sociologie, anthropologie, histoire, droit).

 

Lire la suite

 

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Mères sous influence

 

De la cause des femmes à la cause des enfants

 

Sandrine Garcia

 

Éditions La Découverte, Collection : Textes à l'appui / Genre & sexualité, 2011, 384 p.

 

Présentation :

 

Comment est-on passé de la dénonciation de la « maternité esclave » par le MLF (Mouvement de libération de la femme) à la culpabilisation des mères ? De quelle manière la toute-puissance exercée par les parents sur leurs enfants a-t-elle cédé la place à l'encadrement des mères et des pères par les professionnels de la santé et de l'éducation ?

 

Interrogeant pour la première fois ces évolutions paradoxales, Sandrine Garcia donne à voir comment, durant la lutte pour la régulation des naissances, de nombreux médecins dénoncent le magistère moral exercé par un Ordre des médecins majoritairement catholique, au profit d'une autorité se voulant uniquement scientifique. Puis, revisitant les étapes majeures de la construction de la « cause de l'enfant », l'auteure montre comment nombre de psychanalystes de l'enfant - en particulier Françoise Dolto - investissent massivement le champ de l'éducation : le destin des femmes passe désormais par le bien-être de l'enfant tel que le définissent ces experts.

 

Ce brouillage des registres entre clinique et morale aboutit, aujourd'hui, à la dénonciation d'une nouvelle maltraitance : la « violence éducative » qu'exerceraient les parents réfractaires aux bons usages. D'où l'émergence d'un militantisme individuel et institutionnel pour faire sanctionner les « déviances » parentales, au risque de stigmatiser les pratiques les plus éloignées de la norme incarnée par les classes moyennes : celles des milieux populaires.

 

 

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L'Europe des Européens

 

Enquête comparative sur les perceptions de l'Europe

 

Sous la direction de

Daniel Gaxie, Nicolas Hubé, Marine de Lassalle, Jay Rowell

 

Editions Economica, Collection Études Politiques, 2010, 525p.

 

Présentation :

 

Les citoyens européens sont-ils devenus plus critiques vis-à-vis de la construction européenne ? Les résultats de divers référendums, notamment sur le Traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas en 2005, semblent le prouver. Mais tout indique que les citoyens sont peu intéressés par l'Europe et peu informés à son sujet. Comment les citoyens « ordinaires » perçoivent-ils l'Europe ? Quels sont leurs véritables motifs de crainte ou d'espoir ? En dépit de nombreux sondages, on sait peu de choses de ce que pensent vraiment les Européens. Peut-on se satisfaire de recenser des réponses sommaires à des questions fermées comme on le fait couramment ? Ce livre présente les principaux résultats d'un programme de recherche international sur les conceptions ordinaires de l'Europe. Plus de six cents personnes de milieux divers ont été interrogées de manière approfondie en Allemagne, France, Italie et Pologne.

 

 

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La Responsabilité de l'écrivain

 

Littérature, droit et morale en France, XIXe-XXIe siècles

 

Gisèle Sapiro

 

Éditions du Seuil, Collection Sciences humaines /Histoire, 2011.

 

 

Présentation :

 

 

Un écrivain peut-il tout dire et, si non, quelles sont les limites que la société et l'époque lui assignent ? Un écrivain doit-il tout dire et, si oui, les lois de la République des lettres lui font-elles obligation d'enfreindre celles du pouvoir et de la morale ?

 

Depuis le XVIIIe siècle, les discours sur les dangers de la lecture et l'influence subversive des hommes de lettres sur les esprits confortent la croyance dans les pouvoirs de l'écrit. Face à eux, tenants de l'art pour l'art et partisans de l'engagement des intellectuels se retrouvent autour de la défense d'une éthique propre à la littérature. Ces débats, hantés à l'origine par la mémoire des événements révolutionnaires et profondément redéfinis au moment de l'épuration par la « collaboration de plume », n'ont cessé depuis deux siècles d'animer les prétoires, le Parlement et les colonnes de presse.

 

Cet ouvrage en restitue toute l'importance, intellectuelle et politique, à travers l'étude de quatre moments-clés, qui marquent autant d'étapes dans l'histoire de la liberté d'expression et de la morale publique en France : la Restauration, le Second Empire, la Troisième République et la Libération. On y revisite des procès célèbres : ceux de Béranger, Courier, Flaubert, Baudelaire, ceux des naturalistes et, à partir d'archives inédites, ceux des intellectuels collaborationnistes.

 

L'épilogue examine la redéfinition de ces enjeux des années 1950 à nos jours : les formes de censure se font plus discrètes, la parole de l'écrivain a perdu de son poids dans l'espace public, mais l'actualité montre que la littérature peut et sait encore être scandaleuse.

 

 

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 Un laboratoire du « salariat libéral »

 

Les instituts de sondage

 

 

Rémy Caveng

 

Éditions du croquant, coll. "champ social", 2011, 264 p.

 

Présentation :

 

Omniprésents sur le devant de la scène politico-médiatique, les professionnels des sondages revendiquent de rendre la société transparente à elle-même par la « révélation » de l'opinion publique. Mais ils cultivent l'opacité des coulisses et protègent jalousement leurs secrets de fabrication. Parfois, à la faveur d'erreurs trop manifestes, il leur arrive d'évoquer certains aspects de leur cuisine interne (pondération, redressement, biais d'échantillonnage...). En revanche, on ne connait pas grand-chose de la production des enquêtes et encore moins de la condition de ceux qui les produisent. Ce silence ne révèlerait-il pas le peu de fierté que les sondeurs en retirent ? Il est permis de le croire au regard du principe sur lequel repose le modèle économique de cette industrie : la flexibilité et de la précarité généralisées. Employés le plus souvent sous des contrats de vacation ponctuels et de courte durée, les salariés d'exécution (enquêteurs, superviseurs, codificateurs, opérateurs de saisie...) ne connaissent aucune sécurité de l'emploi. En recherche permanente de missions et en concurrence les uns avec les autres, ils doivent entretenir des relations quasi commerciales avec les cadres chargés de la distribution du travail et accumuler, par eux-mêmes, le capital de compétences qui les rendra « employables ». Cette condition qui les place à la lisière du salariat et de l'activité indépendante tend à les convertir en petits entrepreneurs d'eux-mêmes. Ce livre s'attache à analyser la condition de ces salariés qui incarnent l'avenir du salariat si on laissait au marché du travail le soin de se réguler lui-même ; un salariat libéral où chacun deviendrait seul responsable de sa fortune ou de sa faillite et dont les conséquences sur la vie des individus pourraient s'avérer désastreuses. Au détour, il interroge la légitimité sociale des entreprises de sondages et questionne la « qualité » de leurs données au regard de ce qu'il est « offert » à ceux qui les recueillent.

 

 

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Vieillards sous bonne garde

 

Réparer l'irréparable en maison de retraite

 

 

Gérard Rimbert

 

Éditions du croquant, coll. "champ social", 2011, 264 p.

 

Présentation :

 

Au cours des années 1960, alors que s'accentue en France l'exigence d'humanisation des pratiques d'accompagnement de la dépendance, les résidents des maisons de retraite, de plus en plus âgés et dégradés, sont aussi de moins en moins aptes à manifester leur « humanité ».

 

Pour échapper à l'image du « mouroir », les établissements mettent en valeur les vieillards les plus présentables, les autres étant, de ce fait même, disqualifiés. Cette organisation contribue à hiérarchiser les tâches et les personnels, distribués entre façade et zone d'ombre. Les tâches d'entretien des relations interpersonnelles et des statuts sociaux s'opposent à celles qui relèvent du simple gardiennage des corps, d'où une hiérarchie au sein du personnel superposable à celle entre « bons » et « mauvais vieux ».

 

Tenus de réparer l'irréparable, c'est paradoxalement en s'opposant aux règles « humanistes » de l'institution que certains employés des maisons de retraite adoptent des postures réparatrices. La professionnalisation du milieu gériatrique repose, de fait, sur des compétences techniques, mais aussi sur des dispositions morales (comme celles des bénévoles des petits frères des Pauvres).

 

Jouant de l'observation discrète autant que la participation, confrontant les pratiques les plus refoulées aux discours les plus enchantés, cette enquête sociologique démonte les mécanismes d'une vieillesse à plusieurs vitesses et aide à comprendre ce que signifie au quotidien l'exigence d'endiguer l'irréversible.

 

 

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Enquêter sur le travail 

Concepts, méthodes, récits 

 

 

Christelle Avril, Marie Cartier, Delphine Serre

 

Editions La Découverte, 2010, 288 p. 

 

 

Présentation :

 

Nombreux sont les ouvrages qui retracent avec une ambition d'exhaustivité les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente.

 

Trois sociologues explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail, à partir de récits d'enquêtes sur des métiers variés depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les enquêtes sont exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue. Loin d'être sacralisée ou déniée, la théorie est présentée de façon concrète : les concepts prennent sens et s'affinent à l'épreuve des faits et d'exemples précis.

 

Ce guide d'enquête et d'analyse s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, et aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes et les ficelles du métier.

 

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La construction du champ politique 

 

 

Delphine Dulong

 

Editeur PUR, Collection Didact Sciences politiques, 2010, 375 p. 

 

 

 

Présentation :

 

Ce manuel apporte un double éclairage, historique et sociologique, sur la vie politique française depuis la Révolution de 1789. Synthèse inédite de travaux de socio-histoire du politique, il met en perspective des débats contemporains et recontextualise nombre de notions clés de la science politique. Il s'adresse donc autant aux étudiants d'histoire, de science politique et de droit qu'à tous les lecteurs qui s'intéressent à la vie politique française.

 

Que signifie la démocratisation de la vie politique ? Quelles sont les règles du jeu politique et comment sont-elles forgées ? Comment expliquer la crise de la représentation politique ? L'ouvrage répond à ce type de questions en revenant sur la genèse des cadres et des représentations qui ont accompagné l'émergence d'une démocratie pluraliste, tout en restant au plus près des principaux acteurs de cette histoire.

 

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Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza

 

 

Frédéric Lordon

 

La Fabrique, 2010, 213 p.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés.

Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.

 

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L'arrière-cour de la mondialisation

Ethnographie des paupérisés

 

 

Sous la direction de Patrick Bruneteaux et Daniel Terrolle

 

Editions Du Croquant, Collection Terra, 2010, 403p.

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Cet ouvrage explore les mondes de la pauvreté en se proposant de sortir du débat français sur l'exclusion. À partir d'analyses internationales neuves sur les différents visages de la paupérisation et de la survie des surnuméraires dans le cadre actuel de la mondialisation néo-libérale, il questionne la porosité des concepts scientifiques immergés dans la demande sociale et soumis aux catégories de l'action publique. Ce faisant, il contribue au dévoilement des formes de collusion des chercheurs avec le Pouvoir. Cependant, le parti d'embrasser différentes figures du sous-prolétariat dans le monde ne s'épuise pas à offrir un large panorama des formes d'exclusion et de survie sur les cinq continents. Outre qu'ils proposent des monographies inédites (Japon, Ukraine, Antilles, Palestine, Brésil, Pérou, USA, Ghana, France) révélant l'homogénéité de l'arrière-cour de la société néo-libérale, les auteurs ont aussi pour ambition de questionner intimement les postures des chercheurs affrontés à des violences sociales souvent extrêmes. En interrogeant leurs adaptations pour mesurer les violences que subissent les plus dominés, ce que d'aucuns appellent les « terrains difficiles », ils explorent de nouveaux outils d'analyse. En osant aussi questionner les mondes dits de la « marginalité » (« jeunes des banlieues, « prostituées », « délinquants », « toxicomanes », « SDF », « sans-papiers »...), ils mettent en évidence autant les violences internes qui les gouvernent que celles de la mondialisation.

 

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Dictionnaire des Concepts Nomades des Sciences Sociales

 

 

Sous la direction de Olivier Christin

 

Editions Métailié, 2010, 462p.

 

Présentation de l'éditeur :

 

En partie inspiré d'entreprises antérieures, ce dictionnaire regroupe des textes consacrés à quelques-uns des termes ou des concepts à travers lesquels les sciences sociales et l'histoire pensent le monde social et se pensent elles-mêmes. Mais à la différence des précédents ouvrages qui avaient choisi un champ bien précis (le vocabulaire des groupes sociaux, les concepts centraux des idéologies ou des formes constitutionnelles...) et surtout une seule aire linguistique, aucune discipline, aucune nation, aucune langue n'est privilégiée. Au contraire, les articles rassemblés ici et confiés à des spécialistes reconnus et de nationalités différentes décrivent la naissance, la carrière et la circulation, à travers les époques et les langues, de noms communs, d'expressions idiomatiques ou de termes apparemment techniques dont on porte au jour le caractère de constructions idéologiques et de produits de l'activité des acteurs sociaux.

 

On y rencontrera donc des vocables, des concepts, des expressions de nature très hétérogène et ne présentant pas les mêmes caractères de variabilité : certains relèvent de la description des groupes sociaux par eux-mêmes et par les sciences sociales (Avant-garde, Mouvement ouvrier, Junker...), d'autres des sciences de l'Etat et du savoir administratif (Administration, Moyenne, Droit musulman...), d'autres encore de constructions idéologiques particulières dont les conditions d'émergence et d'imposition de sens appellent à une mise en perspective (Occident, Laïcité, Absolutisme...). L'essentiel n'est donc ni dans le choix des termes, ni dans la poursuite d'une forme d'encyclopédisme. Seules importent la démarche et l'exemplarité de l'analyse, tournées vers la dénaturalisation et l'historicisation des usages lexicaux qui font des exemples retenus autant de cas d'école, c'est-à-dire de cas exemplaires sur lesquels penser ce que les structures académiques, les usages linguistiques, les routines et les inconscients intellectuels imposent de manière subreptice.

 

Pour en savoir plus

 

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Quand la santé devient médiatique

Les logiques de production de l'information dans la presse 

 

Dominique Marchetti

 

PUG, collection "Communication, médias et société", 2010, 192 p.

 

 

 

Résumé : 

 

Cet ouvrage cherche à comprendre les logiques de production de l'information dans les médias « grand public » à travers l'exemple du traitement des questions de santé.

 

En s'appuyant sur une longue enquête, l'auteur décrit comment l'information de santé est l'objet d'enjeux non seulement scientifiques mais aussi et surtout économiques, politiques et journalistiques. En effet, ce type d'information était étroitement contrôlé depuis les années 1950 par les autorités médicales et une poignée de journalistes spécialisés. Elle est aujourd'hui davantage soumise aux lois ordinaires de la production de l'information. La montée des affaires médicales et de l'information pratique atteste du poids grandissant des considérations journalistiques, politiques et plus encore économiques. Le basculement s'est opéré à partir des années 1970 et surtout 1980 au cours desquelles la santé a pris une place croissante dans les médias, notamment en raison de « nouveaux » risques sanitaires potentiels ou réels et de transformations touchant différents espaces sociaux.

 

L'affaire du sang contaminé et des scandales liés au sida, qui font ici l'objet d'une enquête spécifique, illustrent le développement d'une information de santé plus critique à l'égard des pouvoirs médicaux et politiques. Cette étude de cas éclaire ainsi d'un jour nouveau les processus par lesquels une information relativement spécialisée et confinée à des cercles sociaux et professionnels restreints devient au fil du temps une information « grand public » et, par là-même, comment elle se transforme.

 

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La religion intellectuelle

Emmanuel Levinas, Hermann Cohen, Jules Lachelier


Louis Pinto

 

PUF, collection « Philosophie d'aujourd'hui », 2010, 176 p.

 

 

Résumé : 

 

Une « religion purement intellectuelle », nous dit Pascal, serait certes capable de satisfaire des esprits éclairés, « mais elle ne servirait pas au peuple ». Si certains intellectuels ont réussi pourtant à se reconnaître dans les grandes religions universelles comme le judaïsme ou le christianisme, religions qui étaient loin d'être «purement» intellectuelles, c'est d'abord parce qu'ils détenaient les moyens de réinterpréter le message religieux en fonction de leurs propres besoins. La philosophie, en particulier, leur a permis de concilier toutes sortes d'attentes au sein de leur confession, celles de croyants profanes et celles de croyants lettrés, et même, hors de leur confession, celles de lettrés croyants et même, non croyants.

 

Les études de cas présentées ici réunissent trois figures, Emmanuel Levinas (le plus longuement abordé), Hermann Cohen et Jules Lachelier, qui ont en commun une posture anti-mystique. Pour eux, le contact avec l'Absolu ne passe pas par les voies de l'affect mais par celles de l'abstraction, de l'esprit, de l'étude, de l'effort sur soi-même. C'est, sans doute, ce qui procure une allure universelle à leur message, indissociablement philosophique et religieux.

 

Ce livre fondé sur des études précises se propose, loin des débats du jour sur le retour du religieux ou l'avenir des religions, d'apporter une contribution sociologique à la connaissance des formes de religiosité des intellectuels.

 

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Les échanges littéraires entre Paris et New York à l'ère de la globalisation

 

Rapport de recherche

 

 

Gisèle Sapiro

 

Disponible en ligne sur : Le Motif


Résumé : 

 

Paris et New York sont deux centres du marché mondial de l'édition. Longtemps, Paris a été la capitale de la « République mondiale des lettres ». Depuis les années 1960, New York s'est imposée à son tour. Cette position centrale leur confère un rôle de médiation et un pouvoir de consécration sur le marché de la traduction. Les échanges entre ces deux centres constituent de ce fait un terrain privilégié pour comprendre les transformations de ce marché.  

 

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