BOUYSSY Maïté
BOUYSSY Maïté
40, rue Quincampoix
75004 Paris
Tél : 01.48.87.43.98
Thèmes de recherche :
Habilitation à diriger des travaux de recherche, 2002 « Réflexions sur la naissance de l'espace du politique dans la France du XIXe siècle » avec présentation d'un travail neuf sur la langue de l'émotion en politique : Flots de larmes, flots de sang. Le moment frénétique de construction démocratique du temps. Recherches sur l'émotion en politique 1824-1834.
Cette contribution à une histoire culturelle du politique fonctionne autour de l'expression de « flots de larmes, flots de sang ». Le passage à une sensibilité prédémocratique s'opère par le fonctionnement de l'horreur invoquée. L'usage du paroxysme semble consubstantiel à la propédeutique qui permet le passage au suffrage universel. Elle donne sa configuration à l'espace du politique en le posant sous le signe de l'urgence et d'une théâtralité qui justifient le concept de « moment frénétique » ?
Projets en cours pour une histoire culturelle du politique :
1. Rhétorique politique. Réorientation personnelle. En sus d'un élargissement des considérations sur Paris/province à un plus grand comparatisme en regardant la configuration sémantique de l'interpellation politique des débuts du XIXe siècle (ère prérisorgimentale et monde ibérique entre la Guerre d'Indépendance et première guerre carliste).
2. Suite de travaux personnels autour des écrits de Bertrand Barère de la mise en scène de la parole, celle du philosophe moral en proie aux contraintes du silence. Examen de la naissance de l'historiographie française comme exorcisme de la parole des acteurs de la révolution dans un jeu de rejet fasciné tandis que les figures du passé savent que « derrière le rideau, il n'y a rien » et ne sortent pas d'une parole du souvenir sollicitée par le présent.
3. Participation au projet de l'I.H.M.C. sur les sociétés de tir et la mobilisation nationaliste et patriotique sous la direction de Jean-François Chanet et Gilles Pécout. Prise en compte d'une région déprimée au regard national : le Sud-Ouest français.
4. Publication en cours : Flots de larmes, flots de sang. Essai sur le moment frénétique de l'invention du temps démocratique 1824-34.
Directions d'ouvrages/n° spéciaux de revues collectifs :
Vincenzo Cuoco, Histoire de la Révolution de Naples. Ristampa anastica delle traduzione di Bertand Barère (1807), édition dirigée par Maïté Bouyssy et Anna Maria Rao, Napoli, Vivarium, 2001.
« Puissances du gothique, entre forme et symbole », Sociétés & Représentations, n° 20, 2005.
Articles :
« Alphonse Dupront et le mythe de Croisade », Revue d'histoire moderne et contemporaine, n° 47-3, 2000, p. 616-620.
« Vicenzo Cuoco et Bertrand Barère », dans Maïté Bouyssy et Anna Maria Rao (dir.), Histoire de la Révolution de Naples, Napoli, Vivarium, 2001, p. 59-108.
« Bertrand Barère ou la passion de la voix », dans Jacques Wagner (dir.) La Voix dans la culture et la littérature françaises, 1713-1875, Clermont-Ferrand, Presses de l'université Blaise Pascal, 2001, p. 86-101.
« L'éloquence ou l'impossible fuite dans l'encre », dans Jean-Paul Sermain, Une expérience rhétorique, l'éloquence de la Révolution, Oxford, Voltaire Foundation, 2002, p. 277-296.
« L'infortune de Cuoco en France », dans Antonino De Francesco (dir.), Vincenzo Cuoco nella cultura di due secoli, Rome, Laterza, 2002.
« Bordeaux, métropole régionale ou capitale provinciale ? », Garona, n° 16, 2002, p. 13-45.
« Ville et campagne ou Jasmin en 1848 », dans William Blake & c°, colloque international d'Agen, 1998, ed. 2002, p. 199-216.
« Entre allégorie et personnification, La Grèce sur les ruines de Misssolonghi », dans Joëlle Gardes Tamine (dir.), L'allégorie corps et âme : entre personnification et double sens, Aix-en Provence, Presses de l'Université de Provence, 2002, p. 161-186.
« Le Napoléon de Barère », Revista italiana du Studi napoléonici, n° 2, 2002, p. 81-108.
« 1826 Women in Philhellenism », « 1848 in Paris », in Christine Fauré (ed.), Political and Historical Encyclopedia of Women, London and New York, Routledge, 2003, p. 165-174 et 191-205.
« Que veut une forme, le néogothique sans rivage », Sociétés & Représentations, n° 20, 2005, p. 5-22.
« Le Musée négrier », Lumières, n° 3, 2004, p. 111-125.
« Raynouard » et « Fauriel », dans Christian Amalvi (dir.), Dictionnaire biographique des historiens français et francophones, Paris, La boutique de l'histoire, 2004.
« Une cabale en ville : retour sur une histoire des élites », dans Patrick Taïeb (dir.), Le Musée de Bordeaux et la musique, 1783-1793, Publication des Universités de Rouen et du Havre, 2005, p. 17-31.
« Le Mémorial des Grecs, miroir du philhellénisme des années 1820 », Revue germanique internationale, n° 1-2, 2005, p. 45-60.
« Rue Transnonain, n° 12, histoire d'une bavure annoncée », dans Anne-Emmanuelle Demartini et Dominique Kalifa (dir.), Imaginaires et sensibilités au XIXe siècle, études pour Alain Corbin, Créaphis, 2005, p. 125-135.
« De la bavure, retour sur l'affaire de la rue Transnonain », dans Ch. Moser, F. Bolln, S. Elpers, S. Scheid, R. von Tiedemann (dir.), Zwischen Zentrum und Peripherie, Die Metropole als kultureller und ästhetischer Erfahrungsraum, Bielefed, Aisthesis Verlag, 2005, p. 233-256.
« Thérésia Cabarrus, de l'instruction des filles et de la Révolution », Annales historiques de la Révolution française, n° 344, 2006, p. 125-146.
« De l'urgence, du drame et de l'épuisement du moment frénétique », dans Patrick Harismendy (dir.), La France des années 1830 et l'esprit de réforme, Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 41-54.
« Un philosophe moral dans le parc de Betz : la promenade de Bertrand Barère en 1788 », Polia, Revue de l'art des Jardins, n° 6, 2007, p. 89-99, p. 89-99.
« Le Gascon en politique : 1848 et la nationalisation du pays », La voix occitane, Actes du VIIIe congrès de l’AIEO, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2009, T1, pp. 643-658.
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