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LGF
Les chercheurs du laboratoire Georges Friedmann (FRE 3319) ont rejoint, au premier janvier 2011 l'IDHE (UMR8533). Les chercheurs de l'quipe G. Friedmann (LGF) ont développé des thématiques congruentes avec celles de l'IDHE comme les relations professionnelles et l'action syndicale, les conditions de travail, les rapports sociaux de genre au travail ou encore le travail artistique et créatif. Installé à l'Institut des sciences sociales du travail (ISST) depuis 1998 et portant le nom qu'il porte, le laboratoire assume pleinement l'héritage des fondateurs de la sociologie du travail en France. En tout premier lieu, il occupe une place privilégiée pour travailler, avec l'IDHE, sur le syndicalisme et les relations professionnelles.
Alors que le champ des relations professionnelles est déjà occupé par d'autres équipes (même si une importante recherche a été conduite au niveau européen, sur les relations professionnelles dans les très petites entreprises (TPE) et au niveau national, sur les relations sociales à La Poste), nous avons centré nos investigations sur les acteurs syndicaux eux-mêmes en bénéficiant d'un accès privilégié aux organisations syndicales. Au cours des dix dernières années, des recherches de grande ampleur (3 à 4 ans par des équipes de quatre ou cinq chercheurs) ont été conduites sur les pratiques de syndicalisation à la CFDT et à la CGT. Elles ont permis de mieux comprendre les modes de fonctionnement de ces organisations ainsi que les différentes conceptions de l'adhésion et du militantisme.
Le LGF a organisé deux grandes manifestations internationales : le colloque international « ethnographies du travail artistique » les 21 et 22 septembre 2006 à la Sorbonne, sous la responsabilité scientifique de Marie Buscatto et les journées d'études internationales «Le travail artistique en régime numérique : interroger les cultures matérielles », par Philippe Le Guern (3 et 4 juin 2010) avec des participants d'enseignants chercheurs de l'Université d'Edinbourg et de l'Université de Cambridge (Royaume Uni). Il s'agissait de regrouper Pour la première fois des français et des étrangers travaillant sur ce même thème. Les chercheurs du Laboratoire Georges Friedmann participent à plussieurs réseaux internationaux sur les méthodes ethnographiques, le genre, le travail artistique, les conditions de travail, etc.
Le LGF a réalisé plusieurs rapports de recherche pour des agences et expertises : le laboratoire a rédigé, ces quatre dernières années des rapports de recherche pour le compte de la Caisse Nationale d'Assurance vieillesse (CNAV), le ministère des Affaires étrangères et Européennes (MAEE), la Confédération générale du travail (CGT). Le LGF a également participé, via Marc Loriol, à l'expertise INSERM sur le stress dans les métiers indépendants.
Parmi les autres formes originales de valorisation de la recherche, il faut évoquer la dimension muséographique : Marc Touché du laboratoire Georges Friedmann a été commissaire d'exposition et organisateur de plusieurs expositions importantes ouvertes aux grand public sur les métiers de la musique, les pratiques sportives urbaines, etc.
L'encadrement des doctorants est très étroit. Indépendamment du directeur de thèse, les doctorants participent à un séminaire mensuel qu'ils organisent, animé à tour de rôle par un membre du laboratoire ou un chercheur extérieur à notre équipe et au cours duquel ils soumettent leurs travaux à la discussion. Un séminaire d'écriture a été mis en place pour aider à l'apprentissage de la rédaction d'articles et à la mise en forme finale de la thèse. Les doctorants ont été autorisés à suivre les cours d'anglais dispensés aux étudiants du Master 2.
Indépendamment de leurs propres travaux, les doctorants sont considérés comme des chercheurs « juniors » qui doivent participer aux travaux de recherche collectifs dans un métier où l'apprentissage s'opère aussi par le biais du compagnonnage. Ils sont intégrés totalement dans les équipes de recherche. Les différents contrats de recherche gérés par le LGF (CNAV, Affaires Etrangères, CGT, ANR) ont été l'occasion de recruter des doctorants afin de leur assurer un revenu et une formation à la recherche par la recherche. Un budget spécifique leur est réservé afin qu'ils puissent participer à des colloques en France et à l'étranger. Des locaux et des moyens informatiques leurs sont attribués pour qu'ils puissent mener à bonne fin leur travail. Un soutien particulier leur est accordé pour développer des relations internationales et plusieurs de nos jeunes chercheurs ont ainsi été conduits à coordonner, à partir de leurs propres recherches et préalablement à la soutenance de leur thèse, des numéros de revues, voire à assumer la coordination de colloques internationaux, notamment sur les politiques comparées de protection sociale. Tous les ans, les doctorants organisent une Journée d'études sur un thème de leur choix, décident des communications et invitent les conférenciers. Cette journée est ouverte à tous les membres de l'école doctorale, celle-ci prenant en charge le pot de clôture. Ce séminaire constitue un remarquable apprentissage à l'organisation future de colloques.
L'équipe G. Friedmann organise le Master 2 recherche « travail et relations sociales » auquel participent quatre chercheurs du LGF ou de l'IDHE. Ce Master 2 attire de nombreux chercheurs étrangers.
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