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Les catégories ethno-raciales à l'ère des biotechnologies.
Droit, sciences et médecine face à la diversité humaine

 

Sous la direction de Guillaume Canselier et Sonia Desmoulin-Canselier

 

 

 

L'inanité de la notion de « race » semblait démontrée par la science et l'on pouvait espérer en avoir fini avec ce type de catégorisation, à charge pour le politique et le juridique de lutter contre le racisme. Pourtant, la question des catégories « ethno-raciales » n'a pas disparu. La situation apparaît aujourd'hui complexe, ambiguë. L'affirmation de l'égalité en droits de tous les hommes coexiste avec des revendications identitaires et les discours sur la différence se sont diversifiés. Si des thèses racistes se font encore entendre, elles ne sont plus seules à se référer aux groupes d'ascendance des individus. Dans l'espoir d'améliorer leur condition, des groupes minoritaires réclament des solutions spécifiques. Dans ce contexte, les développements de la génétique, de la pharmacie et de la médecine sont susceptibles d'interprétations contradictoires. Des médicaments « ethniques » sont brevetés et mis sur le marché. Des projets scientifiques internationaux usent de catégories « ethno-raciales ». Les politiques de santé publique tentent de favoriser l'adéquation entre les soins et les populations à traiter, tout en évitant le risque de donner une pseudo-caution scientifique aux discours racistes. Les biotechnologies peuvent-elles faire émerger une pensée raciale dénuée de racisme ? Si le spectre d'une hiérarchisation des peuples s'éloigne, le risque d'essentialisation demeure. Consacré à la médecine, aux sciences et techniques du vivant et aux droits français et étrangers, l'ouvrage présente différents exemples significatifs éclairant un thème important et difficile.