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Accueil » Master Professionnel CARTHAGEO » Que sont-ils devenus ? » Janick MICHON
Onema

Janick MICHON
Onema

Janik MICHON

promotion 1999

Chef de projet « valorisation des données sur l’eau » à l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques - Onema (établissement public sous tutelle du ministère chargé de l’écologie)

 

 

Pouvez-vous nous décrire le poste que vous occupez actuellement ?

Je suis chargée de la coordination des actions de valorisation de données dans le domaine de l’eau, en collaboration avec les partenaires du système d’information sur l’eau (SIE) : organismes de recherche (Cemagref, Brgm, Ifremer, …), services de l’Etat (ministère de l’écologie, DREAL, SOeS…), opérateurs (agences de l’eau, offices de l’eau dans les DOM). Globalement, cela consiste à :

- mettre en place (puis actualiser) et rendre accessible un tableau de bord d’indicateurs sur l’eau, les milieux aquatiques et leurs usages (sur la base des données du SIE), à destination du grand public ;

- définir et contribuer à la réalisation de publications exploitant les données du SIE, notamment à destination du grand public ;

- rendre accessibles (et compréhensibles) sur le web les millions de données recueillies (qualité de l’eau, hauteur des nappes, prélèvements, biologie des milieux, …), notamment à partir d’interfaces de consultation cartographiques

 

Et la géomatique, dans tout ça ?

Je ne pratique plus la géomatique en direct, mais coordonne encore certaines actions de valorisation qui lui sont liées (interfaces web de consultation carto, production de cartes pour les publications).

Au final, ce qui occupe le plus mon temps, ce sont les échanges multi partenaires, les préparations de réunion et les notes de synthèses qui vont avec (en amont, en aval), la rédaction de cahier des charges, les recettes d’outils. Les volets les plus intéressants de mon travail, tiennent certainement dans les aspects thématique de la mission (le domaine thématique de l’eau et des milieux aquatiques) et d’une manière générale, dans la variété des interlocuteurs, la richesse des données à exploiter et les informations qui en découlent, l’interface entre les techniciens métier (de l’eau) / les informaticiens / les communicants.

 

Avec le recul, quelles sont les principales compétences que vous avez pu acquérir au cours de votre parcours ?

Elles tiennent principalement à l’animation partenariale, la gestion de projet, mais aussi la rédaction, qu’elle soit « journalistique » ou qu’elle relève de la rédaction de spécifications fonctionnelles d’outils, … et aussi à la connaissance du fonctionnement de l’administration !!

 

Quel a été votre parcours professionnel depuis l’obtention du diplôme ?

Jeune diplômée, j’ai été chargée d’études au sein de la Société d’Etudes Géographiques, Economiques et Statistiques Appliquées (SEGESA). Mes missions relevaient des champs classiques de la gestion de base de données, de la cartographie sur SIG, dans le domaine de l’aménagement du  territoire.

J’ai poursuivi dans ce domaine, puisque j’ai été chargée de mission pendant 5 ans à l’ « Observatoire des territoires » au sein de la Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR). En particulier, j’ai travaillé sur ce grand chantier qui était la mise en place l’Observatoire des territoires : il s’agissait de concevoir l’interface cartographique et web, de gérer les bases de données et leur cartographie. Au cours de cette expérience,  j’ai d’ailleurs  passé le concours des attachés d’administration. J’ai ensuite été recrutée comme Chef de projet « Valorisation des données du Système d’Information sur l’Eau (SIE) » au sein de la Direction de l’Eau du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD), pour des missions semblables à celles menées à la DATAR. La loi sur l’eau de 2007 a transféré ces compétences à l’Onema : j’ai suivi.

 

Au final, que vous a apporté votre formation ?

Me viennent à l’esprit un certain nombre de compétence : esprit de synthèse ;  esprit critique quant à l’utilisation de la cartographie - et de l’exploitation des données en général ;

approche transversale des problèmes (thématiquement parlant ou emboitement d’échelles) qui me semble être un point fort de la formation de géographe de manière générale. Et bien sûr, toutes les compétences techniques nécessaires organiser et traiter les données géographiques.