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Présentation et historique de l'Ecole doctorale

 

 

Le Doctorat constitue la troisième et dernière étape du cursus LMD. Il s'effectue en trois ans, après l'obtention d'un Master recherche ou, pour les étudiants étrangers, d'un titre jugé équivalent.
Outre la participation active à des séminaires, le doctorant a pour tâche essentielle l'élaboration d'une thèse, mémoire original dont le sujet est défini en accord avec un enseignant-chercheur accrédité par l'École doctorale d'Archéologie de l'Université de Paris I.
L'élaboration de la thèse se fait dans le cadre de l'École doctorale et conformément à la Charte des thèses (cf. infra), dont un exemplaire est remis à chaque doctorant lors de son inscription.


1. Présentation et historique de l'École doctorale


Créée en 1990, l'École doctorale d'Archéologie, Anthropologie, Ethnologie, Préhistoire de l'Université de Paris I (ED 112) fonctionne aujourd'hui conformément à l'arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale. Seule école doctorale vouée exclusivement à l'archéologie, elle regroupe actuellement un peu plus de 400 doctorants, sous la responsabilité d'une cinquantaine de directeurs de recherche.
L' ED 112 couvre un champ très vaste, tant du point de vue chronologique (de la Préhistoire à l'époque moderne) que géographique (Europe, Asie, Afrique, Amérique, Océanie). Elle s'adosse au Master recherche, qui comporte trois spécialités : Archéologie Préhistorique et Protohistorique, Archéologie des Périodes Historiques, Archéologie et Environnement.

L'ED 112 est constituée par plusieurs unités de recherche — Unités Mixtes de Recherche (UMR) regroupant des chercheurs du CNRS et des enseignants-chercheurs de l'Université, et Équipes d'Accueil (EA) purement universitaires — auxquelles sont rattachés les directeurs de recherche et dont les doctorants sont membres de droit :

L'UMR 7041 : ArScAn (Archéologies et sciences de l'Antiquité) est la plus importante en nombre d'enseignants-chercheurs et de doctorants. Installée sur le campus de Nanterre, dans la Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie (MAE) ou Maison René Ginouvès, dont l'Université de Paris I est l'un des trois partenaires avec l'Université de Paris X et le CNRS, elle fédère quatorze équipes de recherche dont l'activité se développe aussi bien en France qu'à l'étranger.

  • L'UMR 8096 : ArchAm (Archéologie des Amériques), pôle de recherche sur l'archéologie du continent américain, est elle aussi hébergée à la MAE de Nanterre.
  • L'UMR 8167 : Orient et Méditerranée (Mondes sémitiques, Antiquité tardive, Monde byzantin, Médecine grecque, Islam médiéval), fédère depuis peu cinq équipes de recherche appartenant à plusieurs établissements (CNRS, Université de Paris IV, Université de Paris I, Collège de France, EPHE) et qui explorent tous les aspects des trois grandes civilisations de l'Orient méditerranéen : gréco-romaine et byzantine, sémitique, islamique.
  • L'UMR 8546 : AOROC (Archéologies d'Orient et d'Occident) réunit, sous la double tutelle du CNRS et de l'ENS, plusieurs équipes dont les recherches portent sur l'archéologie, l'histoire et les textes anciens.
  • L'UMR 8589 : LAMOP (Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris) rassemble les chercheurs liés à l'Université de Paris I et plusieurs équipes du CNRS qui travaillent sur le Moyen Âge occidental ; elle accueille surtout des doctorants de l'ED d'Histoire, mais aussi de l'ED d'Archéologie.
  • L'EA 4100 Histoire culturelle et sociale de l'Art, basée à l'Institut National d'Histoire de l'Art (INHA), est née de la fusion récente de plusieurs équipes de recherche en Archéologie et en Histoire de l'Art de l'Université de Paris I, dont l'ex-EA 1446 : Mondes romain et médiéval. Elle relève à la fois de l'ED d'Histoire de l'Art et de celle d'Archéologie.

 


Certains doctorants sont par ailleurs rattachés à des laboratoires qui, sans faire partie intégrante de l'ED 112, lui sont cependant associés de façon plus ou moins ponctuelle, comme l'UMR 5197 : Archéozoologie, sociétés humaines et peuplements animaux, ou l'UMR 5198 : Histoire naturelle de l'homme préhistorique (CNRS-Museum National d'Histoire Naturelle).


Les liens étroits qui unissent l'ED 112 à des structures de recherche telles que la MAE et l'INHA offrent aux doctorants un cadre de formation qui n'a guère d'équivalent au plan national. L'ED draine en outre une assez forte proportion d'étudiants étrangers (29 % de l'ensemble des doctorants inscrits), conséquence de l'ouverture de son champ géographique et des liens étroits tissés entre les équipes de recherche et les pays d'accueil.


C'est au sein des unités de recherche qu'est assurée la formation des doctorants : formation théorique et méthodologique à la recherche (par les séminaires, conférences, journées d'étude...), formation pratique par la recherche (par les séjours sur le terrain, les travaux en laboratoire...).


En matière de débouchés, les docteurs en Archéologie de l'Université de Paris I sont aujourd'hui nombreux dans les structures de la recherche et de l'enseignement supérieur. Dans le domaine de l'Anthropologie-Ethnologie-Préhistoire, l'ED 112 a fourni au cours des trente dernières années une cinquantaine de chercheurs statutaires du CNRS et une quarantaine de professeurs et maîtres de conférences des universités, en France et à l'étranger. Parmi les docteurs issus de la filière Archéologie et Environnement depuis qu'elle existe (1991), une dizaine sont entrés au CNRS et autant ont obtenu des postes universitaires en France ou à l'étranger, tandis que d'autres sont employés par les collectivités territoriales, les musées, l'INRAP, des entreprises privées ou des ONG. Et des quelque soixante-dix docteurs formés en Archéologie des périodes historiques depuis la même époque, dont beaucoup sont passés par les grands établissements français à l'étranger, environ vingt-cinq ont obtenu des postes dans l'enseignement supérieur en France ou à l'étranger et une dizaine sont entrés dans des organismes de recherche.