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Les publications de l'ED

Les publications de l'ED

 

 

Une collection

 

Depuis 1997, la collection « Hypothèses » regroupe les textes des séances coordonnées par les doctorants de l'École doctorale d'histoire et de la journée d'études annuelle organisée par les enseignants sur de grands axes de la recherche. Éditée par les Publications de la Sorbonne, cette dernière s’est associée à l’École nationale des chartes depuis 2010 pour la publication.

A cette occasion les normes éditoriales destinées aux auteurs vers nouveau document ont été rafraîchies.

Enfin, l’ensemble collection est disponible sur le site de CAIRN qui a pour objectif de favoriser la publication et la diffusion de revues de sciences humaines.

 

 

Le dernier volume paru :

 

 

Hypothèses 2010. Travaux de l’École doctorale d’histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’École nationale des chartes

Les dix-sept jeunes auteurs de cette livraison, rejoints pour l’occasion par quatre collègues confirmés – Charlotte Guichard, Claire Lemercier, Nicolas Mariot, Jean-Pierre Vallat – qui ont accepté de venir discuter et mettre en perspectives leurs propositions, offrent des contributions ambitieuses qui méritent d’être mises à la disposition de la communauté des chercheurs. Choisis par leurs camarades pour représenter cette année les quelque cinq cents doctorants de notre École doctorale, ils en portent haut les couleurs. Avec eux, comme avec ceux qui viendront après eux, l’histoire continue.

 

Soumettre un projet : de publication ? d’une séance ou d’une journée ? est-ce la bonne rubrique pour cette invitation oui doit-elle être dupliquée dans celle intitulée « Rencontres scientifiques » ?

 

Des ouvrages :

 

A PARAITRE EN JANVIER 2012, aux Publications de la Sorbonne les actes du colloque « Langues et Histoire ».

 

 

 

 

 

Être parisien. Actes du colloque de Paris (26-28 septembre 2002), C. Gauvard et R. Jacob dir., Paris, Publications de la Sorbonne, 2004

 

L’histoire de Paris, de la Lutèce antique aux transformations du XXe siècle, est assez bien connue, mais qu’en est-il des Parisiens ? De larges pans de cette histoire restent à explorer et c’est ce que se propose de faire le présent ouvrage. Il ne revient pas sur l’évaluation de la population à travers les âges, sur les études des métiers ou les déviances du corps social. Les auteurs s’efforcent plutôt de montrer d’où viennent les Parisiens, mélange de natifs et de « forains » provinciaux ou étrangers, dont le flux et le reflux rythment l’histoire de la grande ville. Les arrondissements, les rues et les quartiers créent sociabilité et identité, grâce à la force intégrationniste du bâti parisien et à une certaine porosité sociale, à travers les siècles passés. La bourgeoisie s’efforce de faire « un corps de ville » face à l’État qui cherche à contrôler la population, d’où émergent quelques figures symboliques, la « Parisienne », les lorettes ou les bandits au grand cœur.

Vivre parisiennement, c’est se poser en modèle face aux capitales provinciales ou étrangères et afficher le complexe de supériorité de ceux qui ont conscience de faire l’histoire, en vivant dans une capitale d’où tout irradie, le pouvoir, les modes, les rumeurs, les modèles culturels. Un fort sentiment identitaire se construit dans le rapport à la ville, dont les limites structurent la communauté, et dans le rapport entre les autres et soi-même, qui conduit à exclure les plus pauvres, les plus marginaux et à afficher la supériorité d’un modèle de vie porteur de devoirs et d’exemplarité. Être Parisien, vivre parisiennement et se sentir parisien : trois pôles d’un thème fort riche, approfondi ici de manière diachronique.

 

 

 

 

 

 Figures de femmes criminelles de l'Antiquité à nos jours, Myriam Tsikounas , Loïc Cadiet , Frédéric Chauvaud , Claude Gauvard, dir., Collectif, Paris, Publications de la Sorbonne, 2010.

 

Alors que la part des femmes dans la délinquance est restée moindre que celle des hommes et que le droit traite, en principe, les deux sexes à égalité, pourquoi le récit de leurs crimes les transforme-t-il si facilement en monstres ? Pour répondre à cette question, paradoxale, cet ouvrage croise les analyses d'historiens, juristes, criminologues, historiens de l'art et plasticiens. Ces chercheurs mobilisent des sources abondantes et multiples, fragments bibliques, vases antiques, miniatures médiévales, chroniques judiciaires, dessins de presse, grands procès reconstruits par la télévision... qui nous donnent à voir la complexité des représentations des femmes criminelles, construites et sédimentées depuis trois millénaires. Des figures de femmes criminelles contemporaines - Jeanne Weber, l'ogresse de la Goutte d'or, Violette Nozière, l'empoisonneuse, les soeurs Papin - aux figures archétypales « intemporelles » – Eve, Pandora, la sorcière, la prostituée, la femme adultère, qui ne sont pas coupables de crimes mais pensées comme coupables du désordre de l'humanité –, on retrouve les mêmes stéréotypes dépréciatifs des femmes dans l'imaginaire occidental.

Cette image peut connaître des nuances, des changements concernant les infractions féminines sont intervenus dans le champ juridique, mais sur le long terme la société n'accepte guère que la femme soit criminelle. Si la femme est réellement criminelle, elle donne une image repoussante, celle du monstre, ou au contraire aguichante, celle de la tentatrice dont les prostituées sont les filles. Cela revient, dans les deux cas, à renier le crime au féminin. Est-ce la raison pour laquelle, aujourd'hui encore, les historiens n'arrivent pas à expliquer le phénomène, sauf à dire que les femmes sont portées à la paix et les hommes à la violence ?