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Secrétariat scolarité Master 2

 

Marie Bouillet-Tamisier

 

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M2 Pro Affaires publiques


Affaires publiques

Spécialisation professionnelle de deuxième année du Master de Science Politique

 

Directeur : Bastien François

Présentation générale

Dans un contexte de professionnalisation accrue des activités politiques ou para politiques, mais aussi d'européanisation des métiers du politique, la spécialité Affaires publiques vise à couvrir quatre secteurs particulièrement intéressants du point de vue des débouchés professionnels, de l'ouverture européenne mais aussi des transformations actuelles des modes de structuration de l'espace public (poids croissant des mécanismes de concertation) : la communication politique locale, les métiers de collaborateurs d'élus, l'ingénierie de la démocratie participative et la gouvernance européenne.

 

 

Ce Master 2 Affaires publiques se déclinera en 4 parcours de formation :

 

 

Parcours Administration du politique (responsable : Bastien François, directeur)

  Depuis une vingtaine d'années, on assiste à une professionnalisation croissante des équipes politiques et à l'émergence d'un véritable métier de collaborateur d'élu. Il s'agit de former des collaborateurs d'élus dans les assemblées parlementaires françaises, dans les exécutifs locaux et les cabinets ministériels. Cette formation, qui existe également en formation continue, est aujourd'hui l'une des plus réputées dans le milieu politique et s'appuie sur un important réseaux d'anciens de tous bords politiques. Son taux de placement dans l'emploi est l'un des meilleurs de l'Université Paris I.

 

 

Parcours Communication politique locale (responsable : Loïc Blondiaux, directeur adjoint)

  Il s'agit de former des directeurs de la communication dans les collectivités territoriales mais aussi des communicants travaillant dans des agences spécialisées en communication publique et dans des entreprises en relations avec les collectivités locales. L'originalité de ce parcours - à la différence des « purs » masters de communication locale - est de donner aux étudiants des compétences réelles sur la vie politique locale (c'est un parcours de formation en science politique) et des connaissances plus spécialisées et opérationnelles sur la communication (c'est aussi un parcours de formation en communication). Il s'appuie sur un très important réseau d'anciens du M2 « Communication, politiques et animation locales » dont il prend la suite. Son taux de placement dans l'emploi est l'un des meilleurs de l'Université Paris I.

 

 

Parcours Gouvernance européenne (responsable : Guillaume Sacriste, directeur adjoint)

  Ce parcours de formation est créé à partir de la rentrée 2010-2011. Il s'agit ici de former des chargés d'affaires européennes dans les administrations d'Etat, les ONG, les cellules européennes des administrations locales et des entreprises, les cabinets de lobbying, etc., sans oublier la fonction publique européenne (sur concours ultérieurs).

Les étudiants apprendront en premier lieu à se repérer dans l'Union européenne qu'il s’agisse 1/ des jeux multiples autour de la « comitologie » ou du fonctionnement des groupes de travail du Conseil, et de façon plus générale de toutes les interactions formelles ou informelles liant les acteurs institutionnels au quotidien ; 2/ des rapports de force et de la structuration multi-niveaux des partis politiques européens et de leurs fédérations ; 3/ du cadre conceptuel (théories de l'intégration, démocratie européenne, citoyenneté européenne) appréhendé dans une perspective socio-historique.

 En second lieu, il sera donné aux étudiants des instruments de compréhension des politiques publiques de l’Union européenne, en centrant le regard sur les politiques aujourd'hui les plus en pointe du processus intégrationniste. On insistera sur 1/ les mécanismes de réappropriation au local des politiques européennes définies dans le cadre de textes bruxellois ; 2/ la politique et le droit de la concurrence ; 3/ la PESC ou/et la PESD mais surtout les instruments d'influence du soft power européen ; 4/ les représentations que les nouveaux entrants se font de l'Europe, les manières dont ils l'investissent mais également les redéfinitions institutionnelles et politiques auxquelles ces entrées ont donné lieu ; 5/ la spécificité de l'européanisation du domaine « Justice and home affairs » ; 6/ la spécificité de la politique environnementale de l'Union, secteur heuristique pour comprendre les pratiques de lobbying, les suivis de dossiers pour des ONG ou des associations (celles défendant des labels de qualité et de certification, par exemple.) ainsi que pour de nombreuses entreprises industrielles (automobiles, construction, agro-alimentaire, énergie...).

 Enfin, en troisième lieu, on insistera sur les processus de décision et de négociations au sein des institutions européennes, les logiques sociales de la fonction publique européenne ainsi que les nouvelles pratiques d'évaluations de la fonction publique européenne liées au management public, les pratiques de lobbying. Dans ce cadre, on mettra l'accent sur le montage de dossiers européens, sur la technique de rédaction de notes stratégiques destinées à influer sur le processus décisionnel ou sur la mise en place de législations, sur la connaissance des relais médiatiques bruxellois ainsi que sur le rôle croissant des think tank, les réseaux informels de journalistes européens, les interrelations avec les différentes autorités ainsi que sur les manières de concevoir un plan de communication. Enfin, seront donnés deux cours à vocation technique (« montage de dossiers » et « fonds structurels »).

 

 

Parcours Ingénierie de la concertation (responsable : Loïc Blondiaux, directeur adjoint)

  Ce parcours de formation est créé à partir de la rentrée 2010-2011. Il s'agit ici former des professionnels en mesure de concevoir, d'organiser et d'animer des politiques et des dispositifs de participation citoyenne dans les contextes les plus divers. Depuis plusieurs années, les institutions publiques font face à une demande croissante d'information, de consultation et de concertation du public qui s'est traduite notamment par la mise en place de procédures et d'instruments d'action publique visant à associer d'une manière plus ou moins directe le public au processus de décision (débat public, jurys de citoyens, conseils de quartier, conseils de développement, agenda 21, forums électroniques, sondages délibératifs...). Des spécialistes, en nombre croissant, sont appelés faire vivre ces pratiques au sein des collectivités locales, des organismes publics, de certaines grandes entreprises mais aussi des nombreuses agences qui se sont positionnées sur ce champ de compétences.

 Dans cette spécialité nouvelle, un ensemble de connaissances et de savoir-faire professionnels sont requis qu'aucune formation universitaire n'était en mesure de dispenser jusqu'à présent ensemble et de manière articulée : théorie de la négociation ; sociologie de l'action publique ; psychologie sociale des petits groupes ; sociologie des controverses scientifiques ; conduite de projet ; animation de groupes ; communication événementielle ; droit des marchés publics ; programmation urbaine ; médiation environnementale... En plus de ces savoirs fondamentaux, l'accent sera mis sur la mise en situation professionnelle des connaissances acquises, en particulier dans les séminaires d'application animés par certains des praticiens les plus en vue de ce domaine d'activités. Il s'agit d'une formation spécialisée qui s'adresse à tous les étudiants souhaitant compléter un cursus de science politique, de sociologie, de géographie, d'urbanisme, de droit ou un IEP mais aussi aux professionnels qui souhaiteraient renforcer leur bagage universitaire.

 L'originalité de ce parcours de formation au sein du Master Affaires publiques repose sur son caractère transversal et interdisciplinaire. Des professionnels et des universitaires d'horizons extrêmement divers se sont associés au projet en faisant le pari qu'il était possible de former au plus haut niveau des spécialistes de la participation et de la délibération démocratiques capables de concilier un fort degré d'exigence politique et intellectuelle avec des qualités opérationnelles capables de les rendre immédiatement efficaces au sein d'organisations professionnelles. Ce parcours de formation pourra bénéficier par ailleurs de l'inscription de son corps enseignant dans différents réseaux professionnels et associatifs qui participent à la structuration du champ des métiers de la concertation.