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Fondé en 1963 par Michel Alliot qui le dirigea jusqu'en 1988, le laboratoire d'Anthropologie juridique de Paris - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne  a connu une grande diversité de rattachements institutionnels et disciplinaires, lesquels ont contribué à l'affirmation d'une identité singulière. Si le maintien des liens et affinités disciplinaires avec l'histoire du droit, la science politique et l'économie restent forts, le rattachement actuel à L'UMR et à l'école doctorale de droit comparé, correspondent   à l'émergence corrélative d'une « comparaison des droits » débarrassée du « préjugé occidental ».

 

Ce projet  fut dès l'origine, celui que véhicula le LAJP.  « Un champ de recherche immense s'était ouvert. Nous étions loin de l'ethnologie juridique qui vise à décrire les institutions d'une ethnie, loin du droit comparé qui vise à rendre sensibles les différences entre les systèmes juridiques de peuples différents. Le centre d'intérêt s'était déplacé : ce n'étaient plus seulement les institutions qui l'occupaient mais encore plus l'homme en tant que producteur d'institutions. Mettre fin à l'incompréhension de la société blanche et des sociétés d'autres continents, passerait par la compréhension de l'homme producteur d'institutions indispensables à la vie en commun, c'est-à-dire par l'élaboration d'un nouvel aspect de l'anthropologie : l'anthropologie juridique ». Propos introductif de Michel Alliot lors du quarantième anniversaire du laboratoire.   Juridicités. N° Hors série des cahiers d'anthropologie du droit, LAJP-Karthala, 2006, p21.

 

Le flambeau fut repris et développé par Etienne le Roy, également directeur du DEA « études africaines », et initiateur de la spécialité anthropologie du droit, du master 2 recherche de droit comparé.

 

Actuellement, le laboratoire est alimenté en grande partie par les étudiants du master 2 recherche- spécialité anthropologie du droit et du master 2 recherche- spécialité droits africains. La moitié de ses doctorants viennent d'universités étrangères, qui choisissent de mener leur approche, en dialogue avec les foyers d'anthropologie du droit dans le monde.

 

C'est par la pratique d'une anthropologie politique du droit que le LAJP a fondé une approche pragmatique, en privilégiant certains champs de recherche où son expertise est sollicitée : les politiques foncières et de gestion des ressources renouvelables, les politiques judiciaires, la mise en oeuvre de l'Etat de droit, la mise en oeuvre des droits de l'homme, la médiation...

 

Les recherches fondées sur des expériences de  terrain de longue durée s'appuient sur une  méthodologique dynamique qui repose sur le paradigme pluraliste -du  droit toujours en train de se faire.

 

Le laboratoire est actuellement dirigé par Gilda Nicolau.