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Revue Dynamique des populations locales

Les Cahiers de Démographie Locale

Revue annuelle d’articles scientifiques traitant des populations locales

principalement issus des communications d’un colloque annuel

 

 

CDL 2013/2014 : Vieillissement et enjeux locaux coordonné par Jean-Paul Sanderson,
Mélanie Bourguignon et Thierry Eggerickx

Depuis plusieurs décennies, les démographes ne cessent d’informer les pouvoirs publics sur le vieillissement de la population et ses conséquences socioéconomiques. Mais cette évolution générale est d’intensité très inégale selon les territoires. Au niveau local, les enjeux de cette problématique dépassent largement la question de la réforme des systèmes de financement des pensions : la présence localisée de personnes âgées se traduit aussi par la nécessité de développer des infrastructures et des services orientés vers ceux-ci. En amont de ces enjeux pratiques se pose la question des choix résidentiels des aînés : ces derniers suivent-ils les infrastructures et services dont ils ont besoin ou bien est-ce le contraire ? Parce que cette problématique n’est pas strictement démographique, les textes rassemblés dans ce numéro se situent au croisement des disciplines des sciences sociales. Ils témoignent tous de l’importance des enjeux sociaux de ce vieillissement local et des réponses envisagées par le monde politique.

Contributions de de M. Bourguignon, T. Eggerickx, J.-P. Sanderson • P. Pistre • L. Nowik, A. Bringé • C. Lagarde • M. Ramos-Gorand • M. Bertrand • F. Cornuau, F.-X. Devetter • F. Sandron • T. Moulaert, G. Houioux • A. Moreau, R. Schumacher • M. C. Sousa Gomes, M. I. Baptista, M. J. Guardado Moreira, A. B. Azevedo

 

CDL 2012 : Les villes moyennes coordonné par Jean-François Léger, maître de conférences à l’Institut de Démographie de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Les villes moyennes paraissent aujourd’hui en France sur le déclin, menacées d’un côté par la concentration des richesses dans les métropoles et, de l’autre, par l’attractivité résidentielle du périurbain. Ce nouveau contexte appelle un renouvellement des recherches sur cette strate urbaine qui ne bénéficie pas du même intérêt, de la part de la communauté scientifique, que les très grandes agglomérations. Pourtant, les villes moyennes accueillent toujours plus d’un cinquième de la population française et elles continuent d’exercer au sein des régions des charges de centralité importantes. Ce numéro des Cahiers de démographie locale, qui rassemble des textes qui appréhendent les villes moyennes à des échelons géographiques différents (du local au national, en France mais aussi à l’étranger), entend précisément contribuer au nécessaire travail d’actualisation de la recherche sur cette strate urbaine.

Contributions de B. Aubry, A.-L. Bénard, T. Eggerickx, J.-M. Evin, A. Guézéré, J.-F. Léger, E. Martin, H. Nonn, B. Parent, M. Picard, F. Pichavant, J.-P. Sanderson, C. Yousfi

 

 

CDL 2011 : Logement et renouvellement de la population coordonné par Bénédicte Gérard, maître de conférences à l’Université de Strasbourg

À l’échelon local le nombre et le profil de la population d’un territoire découlent en grande partie de l’effectif et des caractéristiques des logements. Ce quatrième numéro est consacré aux liens étroits qui unissent population et logements, à des échelons du territoires marqués par l’importance des migrations résidentielles. Les textes rassemblés témoignent de l’évidence de ces liens mais aussi de leur complexité et de leur diversité spatiale et sociale. Certains examinent les liens entre logements et dynamiques démographiques territoriales ; d’autres les relations au logement de populations spécifiques telles que les personnes mal logées, les personnes retraitées et les personnes en « multirésidences ». Les auteurs de ces textes font preuve d’ingéniosité méthodologique et montrent, une fois encore, que la question des sources et des méthodes mobilisables est particulièrement décisive pour l’étude des populations locales.

Avec des contributions de B. Aubry, C. Bergouignan,  G. Collot, P. Dietrich-Ragon, C. Duchêne-Lacroix, T. Eggerickx, J.-F. Léger, S. Leyendecker, J.-P. Sanderson, C. Vandeschrick, C. Zaepfel

CDL 2010 : Les projections démographiques localisées coordonné par Christophe Bergouignan, Professeur à l’Université Montesquieu - Bordeaux IV

Constituant une des sollicitations les plus fréquentes des démographes travaillant à l’échelon local, les projections localisées de populations comprennent une large palette d’outils et de principes plus ou moins hybridés dans le but de répondre aux diverses questions pratiques posées par les décideurs. Loin de se limiter à un inventaire de techniques, les auteurs des articles de ce troisième numéro s’attachent à mettre en évidence les hypothèses et les systèmes de représentation qui gouvernent les méthodes mobilisées tout comme les programmes d’étude qui leur ont été soumis. Ils analysent ainsi le rôle dévolu au « chiffre » dans la communication entourant les projets des collectivités territoriales. Les auteurs montrent aussi qu’en recomposant les dynamiques démographiques locales par la construction et la mise œuvre des démarches prospectives, ils parviennent à en comprendre les logiques et à les faire partager aux décideurs. Ces textes proposent ainsi une démarche d’analyse des comportements qui peut s’avérer aussi riche que la seule décomposition statistique des observations.

Avec des contributions de de C. Bergouignan,  F. Cornuau, L. Dal, M. Debuisson, A. Dittgen, T. Eggerickx, C. Inan, J.F. Léger, J. Menthonnex, M. Poulain, J.Y. Raulot, J.B. Rudant, J.P. Sanderson

CDL 2009 coordonné par Jean-François Léger, maître de conférences à l’Institut de Démographie de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (IDUP)

En milieu urbain, et ce d’autant plus que l’échelle géographique est fine, les migrations ont une importance considérable dans la croissance des effectifs et le renouvellement de la composition des populations locales. Ces mouvements migratoires sont particulièrement sélectifs et conduisent à des phénomènes de concentrations démographiques, socio-économiques et ethniques. Les textes rassemblés dans ce second numéro abordent tous ce phénomène de distribution non aléatoire des populations urbaines et proposent des éclairages à des échelles complémentaires (des aires urbaines à la commune), sur des territoires plus ou moins éloignés des épicentres urbains (des villes centres au péri-urbain en passant par les banlieues) dans des contextes régionaux et nationaux différents (Belgique, France, Suisse)

Avec des contributions de C. Bergouignan,  M. Caillot, A. Dasre, T. Eggerickx, C. Kersuzan, J.-F. Léger, J. Menthonnex, J.-P. Sanderson, M. Tribalat

CDL 2008 coordonné par Bénédicte Gérard, maître de conférences à l’Université de Strasbourg

Au niveau local, le démographe est confronté à des contraintes de sources et de méthodes spécifiques à l’échelon du territoire qu’il étudie. Cette diversité des situations particulières est très stimulante. Ainsi, sur le plan méthodologique comme sur celui de l’analyse des événements démographiques, le niveau local offre un point de vue privilégié, parfois plus complexe, souvent plus diversifié et toujours plus nuancé sur les dynamiques de population. Les textes de ce premier numéro illustrent, sans l’épuiser, la variété des apports de la démographie à la connaissance des populations locales.

Avec des contributions de B. Aubry, C. Bergouignan,  A. Dittgen, B. Gérard, J.-F. Léger, J.-L. Lipatz, J.-Y. Raulot, B. Riandey

 

Les ouvrages thématiques

 
 

 

 

 

Dynamique démographique de l’arrondissement de Béthune

 

Jean-François Léger, maître de conférences à l’Institut de Démographie de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (IDUP)

Entre 1968 et 2006, l’arrondissement de Béthune a perdu 14 000 habitants. Au sein de ce territoire, les évolutions ont été contrastées : la population de l’ancien bassin minier compte, en 2006, 24 000 habitants de moins qu’en 1968, tandis que celle du Béthunois et des collines de l’Artois en a 10 000 de plus. Cette redistribution de la population au sein du territoire en recouvre une seconde. En effet, dans le même temps, les personnes résidant dans les communes de moins de 5 000 habitants n’ont cessé d’être de plus en plus nombreuses, tandis que les effectifs des communes de plus grande taille diminuaient par la plupart.

Qu’en sera-t-il dans dix ans ? L’ancien bassin minier va-t-il continuer de perdre des habitants contrairement au secteur voisin (le Béthunois et les collines de l’Artois) ? L’analyse de la dynamique démographique depuis 1968 de la population de l’arrondissement semble dessiner des perspectives différentes. Après avoir connu des évolution divergentes, ces deux territoires paraissent converger sur le plan démographique. La fermeture des puits de mine dans les années soixante-dix et les reconversions économiques qui ont suivi ont bouleversé l’équilibre démographique de l’arrondissement. Vingt-cinq ans plus tard, un nouvel équilibre semble de dégager. Il laisse présager, sous certaines conditions toutefois, un avenir démographique meilleur que son passé récent.

Ouvrage publié avec le concours de l’Agence d’Urbanisme de l’arrondissement de Béthune

 

 

 

 

 

Démographie locale – Relations :

Population, logement, migration

Alfred Dittgen, ancien professeur des université et ancien directeur de l’Institut de Démographie de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne - IDUP

Une naissance dans une famille peut conduire celle-ci à déménager, éventuellement à changer de localité. Mais un déménagement ne se fera que si cette famille trouve un autre logement, lequel peut résulter d’une construction, d’un décès de l’occupant ou du départ du ménage précédent. Dans ce petit exemple, mouvement naturel, mouvement migratoire et logement sont fortement imbriqués : le mouvement naturel conduit à une migration, laquelle est néanmoins dépendante du logement.

Cette contrainte du logement s’observe aussi bien dans les villes où la construction de logements est importante, comme dans les villes nouvelles, ce qui conduit à y faire affluer les jeunes ménages, que dans les villes où la construction est rare, comme dans les centres d’agglomération, ce qui conduit les ménages en formation à en partir.

Ces relations populations – logement sont étudiées ici sur l’exemple de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée et de la ville de Paris. Plus précisément, les textes présentés, qui portent à la fois sur les analyses de la dynamique démographique locale et sur les projections de populations locales, résultent de travaux de l’auteur sur ces deux villes. Ils reprennent une petite partie des rapports afférents et, principalement des textes qui ont été tirés de ces travaux pour des publications scientifiques. Y ont été ajoutés quelques textes du même auteur, concernant toujours la démographie locale, parus dans la revue de l’Association Pénombre (www.penombre.org), laquelle réfléchit – avec humour – au chiffre dans le débat public.