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Exposition "Redécouverte de l'autre : la Colombie" (Paris, nov. 2017)

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Cette exposition se déploiera au sein du Centre Panthéon de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle proposera un dialogue entre deux regards sur la Colombie : celui de jeunes artistes colombiens d’aujourd’hui, qui redécouvrent leur pays à l’issue du conflit avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), et celui du diplomate français Ernest Bourgarel, qui l'a découvert au terme de la guerre des 1000 jours à la fin du XIXème siècle. Les œuvres des premiers investiront l'espace allant du hall Saint Jacques à la cour d'honneur; les travaux du second, qui mêlent images photographiques, carnets de voyages et écrits, prendront place au premier étage de la galerie Soufflot.

 


 

ERNEST BOURGAREL

 

Né en 1850 à Toulon et mort en 1929 dans cette même ville, Ernest Bourgarel est un éminent diplomate français. Ayant commencé sa carrière en 1874 à Tunis, il l’achève en 1909 à Munich après avoir exercé ses fonctions sur plusieurs continents. En particulier, il est successivement consul général de France en Colombie puis ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire à Bogota de 1897 à 1900.

Au cours de ces années en Colombie, Ernest Bourgarel noue des liens étroits avec le ministre des affaires étrangères du pays, Louis Saenz de Santamaria, dont il épousera la fille Dolores par la suite. Il est également très proche de plusieurs personnalités locales, à commencer par le héros national José-Jéronimo Triana. Ces relations lui permettront d’être introduit très vite dans la société colombienne.

Dans le cadre de sa mission, Ernest Bourgarel doit rendre visite aux agents consulaires dispersés dans les différentes provinces de Colombie. Il souhaite aussi valoriser la diversité et la richesse potentielle du pays, qui vient d’achever la guerre des 1000 jours. Enfin, il entend favoriser le rapprochement culturel, économique et politique entre la Colombie et la France. Pour toutes ces raisons, il entreprend un grand voyage sur le territoire colombien.

D’Antioquia à Cauca en passant par Tolima, Ernest Bourgarel multiplie les photos et les notes dans ses carnets de voyages colombiens. À la différence de la majorité des explorateurs de l’époque, plus préoccupés à se mettre en scène sur leurs photos qu’à y montrer l’environnement qu’ils traversent, le diplomate prend des clichés des habitants, qu’ils soient notables ou paysans, ainsi que des paysages, que ce soit en ville ou à la campagne.

Ces travaux constituent un précieux témoignage de ce qu’était la Colombie à la fin du XIXème siècle. Ils sont aujourd’hui encore presque intacts : les photos sont ainsi d’une rare qualité, et ce grâce à leur conservation à l’abri de la lumière. Elles présentent par ailleurs un intérêt artistique et plastique puisqu’elles ont été prises selon des méthodes propres à cette époque (poses, focale, recul, arrières-plans, cadrages…).

Marie-Claude et Charles-Henry Dubail, les descendants d’Ernest Bourgarel, ont donné l’ensemble de ses images photographiques, carnets de voyages et écrits aux archives du ministère des affaires étrangères français en 2013. Ils ont également collaboré avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Équipe Arts&Flux, Institut Acte/UMR8218) pour Fabrica Memoriae, programme visant à exhumer des fonds inédits via des recherches scientifiques et créations artistiques. Enfin, ils ont crée l’Association Ernest Bourgarel en 2016 afin de poursuivre la valorisation de ce patrimoine.

 


 

Avant cette exposition à Paris, les travaux d'Ernest Bourgarel seront présentés de mai à juillet 2017 au Musée de Bogota dans le cadre de la biennale internationale de photographie de la ville.