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Panthéon Sorbonne Infos

 

 

À la Une

 

 

14 avril

Réouverture des portes du Hall Saint-Jacques

Actualité

À compter du mardi 18 avril 2017, l’accès au centre Panthéon s’effectuera par la cour d’honneur (12, place du Panthéon), et la rue Saint-Jacques (131-133, rue Saint-Jacques), avec la réouverture des deux grandes portes latérales.

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En conséquence, les portes du 3, rue Cujas (côté cafétéria) resteront, elles, fermées et seront uniquement utilisées comme sorties de secours.

 

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26 avril

Pierre Vermeren : « Chaos au Moyen-Orient, terrorisme, immigration : une présidentielle pour rien » (Le Figaro)

Revue de presse

L'historien Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb, professeur d'histoire contemporaine à l'université Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut des mondes africains, déplore que la campagne présidentielle qui s'achève ait ignoré les sujets les plus cruciaux pour s'enferrer dans ce qu'il appelle « le provincialisme ».

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Nombre de grands sujets sont restés les parents pauvres et occultés de la campagne présidentielle. Il est heureux que les Allemands n'aient pas regardé le débat à onze candidats du 4 avril : ils auraient immédiatement fermé leur frontière commune avec un allié aussi déloyal que désinvolte! Livré à l'hybris de la surenchère sociale et financière, au provincialisme le plus étriqué (au sens balzacien) et à une démagogie antieuropéenne forcenée, la joute franco-française a dévoilé notre inconscience collective. L'autruche s'enfouirait la tête dans le sable quand paraît le danger! Nous voilà donc ‘autruches’ (…)

 

Par Pierre Vermeren
Lire l’intégralité de la tribune : http://bit.ly/2oReruq
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Revue de presse
26 avril

Alain Soubigou : « L’affaire Hilsner et Mararyk » (Radio Prague)

Revue de presse

L’affaire Hilsner est souvent considérée comme l’affaire Dreyfus tchèque. Un Juif, Leopold Hilsner est accusé en 1899 du meurtre rituel d’une jeune catholique. Et ce n’est pas Emile Zola qui vient à la rescousse, mais Tomáš Garrigue Masaryk, le futur président tchécoslovaque, qui dénonce les irrégularités de l’enquête et du procès dans un climat d’attaques judéophobes. L’historien Alain Soubigou était récemment à Polná, le village de Vysočina où l’affaire a débuté, pour discuter du rôle de Masaryk. En chemin, il est passé par les studios de Radio Prague pour apporter une lumière historique sur l’affaire Hilsner.

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Tout commence avec un meurtre, celui d’Anežka Hrůzová, qui disparaît d’un village près de Jihlava le 29 mars 1899. Quelles sont les circonstances de ce meurtre ?

« Au tout début, une enquête très mal menée saccage les preuves possibles. Par exemple, le piétinement de la zone empêche de voir tout de suite que le corps a été déplacé d’au moins trois cents mètres, ce qui veut dire que les personnes qui l’ont déplacé ont la force physique pour le faire. Bref, une enquête très mal menée qui se traduit très rapidement en quelques semaines par l’accusation d’un Juif, un certain Hilsner, traduit devant un tribunal et de manière expéditive, en moins de six mois, condamné à mort. »

 

Qui est ce Leopold Hilsner, ce vagabond aperçu non loin du lieu du meurtre et qui va en être accusé ?

« Au physique et au mental, c’est un simple d’esprit quasiment rachitique, très faible physiquement, incapable de tirer quelque corps que ce soit. Donc, si jamais, ce qui n’a jamais été démontré, il avait été impliqué dans cette affaire, il n’était pas tout seul. Simple d’esprit, cela veut dire qu’il a beaucoup de mal à s’exprimer, à défendre un point de vue. Il peut dire une chose puis son contraire. C’est un monsieur qui n’a pas tous ses moyens. »

 

Parce qu’il va jusqu’à reconnaître, sous peut-être une pression psychologique, qu’il a commis ce meurtre, avant de se rétracter, tout en accusant d’autres personnes qui auront un alibi…

« Ses pseudo-aveux, puis une dénégation, puis de nouveaux aveux, puis à nouveau une dénégation… Il y en a eu trois ou quatre à la suite. C’est dans une ambiance de faiblesse mentale, de faiblesse psychologique qui lui interdit de dire quelque chose de cohérent. Et en effet, la pression des policiers qui l’interroge, de manière absolument pas scientifique, pas de manière rigoureuse, méthodique, fait qu’il dit à peu près tout et son contraire en quelques semaines. » (…)

 

Pierre Meignan pour Radio Prague

Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2p9hFtj

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Revue de presse
26 avril

Appel à contribution ‘La revue culturelle dans le monde’

Actualité

Le colloque international ‘La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation du XVIIIe siècle à nos jours’ se déroule les 16 et 17 novembre prochains à l’Institut national d’histoire de l’art. La date limite des propositions est fixée au 21 mai 2017, avec envoi à l’adresse suivante : florence.duchemin-pelletier@inha.fr.

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De L’Abeille haytienne (Haïti, 1817) à The New Era (Sierra Leone, 1855), de la Revista de Antropofa-gia (Brésil, 1928), en passant par Black Orpheus (Nigeria, 1957) ou encore Hawar (Kurdistan, 1932) et Ngáy Nay (Viêt Nam, 1935), la revue a été et est devenue, en plusieurs lieux du monde, un support d’expression critique générateur de modernité. Elle met à l’épreuve des pratiques artistiques, littéraires et politiques singulières, et se décline à la fois en laboratoire d’expérimentation, atelier d’écriture et tribune. Souvent éphémère, opérant par touches et essais, la revue a permis à des groupes d’artistes, d’intellectuels, de structurer leurs ressources propres, leur vocabulaire, de produire une archive de la pensée et d’élaborer un récit alternatif.

 

Le colloque 'La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation de la fin du XVIIIe siècle à nos jours' vise à accueillir des travaux dédiés à cet espace critique mondial, qu’il soit connecté ou pas, à un moment ou un autre de son histoire aux sphères artistiques et intellectuelles européennes ou marqué d’une volonté transnationale, et à sa généalogie. Ce colloque est une des manifestations du projet « Globalisation de l’art et périodiques culturels » inauguré en 2016 à l’INHA, consacré à la valorisation des périodiques non-européens, en amont des empires coloniaux jusqu’à nos jours, tels qu’ils sont recensés et étudiés. Ce projet est constitué d’une base de données des revues en libre accès qui sera présentée à l’ouverture du colloque.

 

Il envisage les aires géographiques et culturelles sous l’angle de l’histoire de leur nomination et de leur distinction, mais aussi au travers des luttes communes, des cercles de sociabilités et des circulations esthétiques et conceptuelles qui les traversent. Son approche généalogique entend élargir le fait artistique à une histoire intellectuelle tout en dégageant la singularité de l’objet revue et des possibles qui s’y forment.

 

Nombre de revues ont disparu. Mais celles qui nous sont parvenues, ainsi que les nombreux projets de numérisation dont elles font actuellement l’objet, témoignent d’une activité éditoriale au service d’une pensée critique pratiquée à une échelle mondiale. Toutefois, les travaux consacrés à ces corpus ont peu de visibilité.

 

Ce colloque veut distinguer et valoriser les recherches sur ces objets pour l’étude historique et la compréhension des espaces géographiques et culturels convoqués, ainsi que leurs interrelations. Une place particulière sera accordée aux dynamiques contemporaines. Il a été précédé d’un cycle de journées d’études qui ont mis en valeur des travaux et des réflexions sur le sujet, autour de quatre temporalités, allant des révolutions de la fin du XVIIIe siècle au présent postcolonial, en passant par la situation coloniale et les modernismes.

 

Les propositions pourront s’articuler autour des axes suivants, sans y être restreintes :

  • Territoires et réseaux
    Histoires de collectifs, de mouvements intellectuels ; identité des auteurs ; fonctionnement des comités ; rôle social et critique de la revue ; structures de diffusion ; lectorat…

  • Formes et subversions
    Rôle de la petite presse (little magazines) ; la revue comme espace ou miroir de la modernité ;
    expériences esthétiques, littéraires et linguistiques ; pratiques performatives ; modalités et contraintes juridiques ; rapports à l’autorité…


  • Échanges et transferts
    Appropriations et détournements conceptuels ; traductions ; circulations transnationales ; régionalisme, internationalisme, pan culturalisme ; diasporas…

  • Enjeux théoriques et matériels de la revue
    Approches méthodologiques et pluridisciplinaires ; intertextualité, rapport texte-image ; ressources et conservation (projets d’archivage et de bases de données)…

  • Perspectives contemporaines
    Réactivation de revues historiques ; projets transnationaux ; pratiques numériques ; multilinguisme ; open access ; nouvelles esthétiques…

 

Les propositions porteront sur les espaces géographiques et culturels suivants : Afrique, Afrique du Nord, Amérique centrale et du Sud, Asie, Asie de l’Ouest (Moyen Orient), Mer des Caraïbes, Océan indien, Pacifique, territoires autochtones, ainsi, que ceux dits « continentaux », à l’exemple des espaces anglophone ou russophone, quand ils participent de dynamiques avec d’autres ensembles transnationaux. Elles devront comporter un titre, un résumé de 300 mots en français ou en anglais, le nom de l’intervenant ainsi qu’une courte biographie. Les langues du colloque sont l’anglais et le français en traduction simultanée.

 

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Actualité
26 avril

Appel à candidatures : prix d’économie de la défense 2017

Actualité

Le prix d’économie de la défense récompense une thèse, un travail scientifique original ou un mémoire de master universitaire de master dédié à ce domaine. Doté d’un montant de 5 000 euros, le prix est décerné par un jury présidé par le Directeur des affaires financières du ministère de la Défense et composé de deux professeurs d’université, ainsi que de trois représentants du ministère.

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Les critères d’appréciation des manuscrits sont leur qualité, leur originalité et leur intérêt au regard du domaine de l’économie de défense. L’arrêté du 9 juin 2015 portant création et règlement du prix d’économie de la défense détaille les conditions d’éligibilité et de sélection.

 

Les candidats doivent avoir présenté, publié ou soutenu leur thèse, travail scientifique ou mémoire universitaire de master, entre le 1er janvier 2016 et le 30 juin 2017. La phase de candidatures est, elle, ouverte jusqu’au 15 juillet prochains.

 

Les dossiers de candidatures devront être adressés à l’adresse suivante dans le calendrier prescrit, le cachet de La Poste faisant foi : Ministère de la Défense-SGA-DAF – Observatoire économique de la Défense – 60, Boulevard du Général Martial Valin – CS 21 623 – 75 509 Paris cedex 15.

La version électronique des manuscrits sera envoyée, selon le même calendrier, à christian.calzada.ext@intradef.gouv.fr.

 

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Actualité
26 avril

Les études sur le genre à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Dossier

Les questions de genre sont un enjeu de société majeur que toutes les grandes instances internationales prennent au sérieux depuis des années. Si la France a tardé à intégrer cette dimension dans tous les aspects de ses politiques publiques, l’université en a fait un axe de recherche transversal et pluridisciplinaire dès 2008 en fédérant ses enseignants-chercheur-e-s engagés dans le champ de recherche, pour certain-e-s depuis les années 1980.

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Le genre est une notion ‘polysémique’, parfois chargée de fantasmes et de contre-vérités, à commencer par la vulgate sur « la théorie du genre », formule empruntée au prêtre catholique Tony Anatrella, connu pour son engagement contre l’homosexualité. L’encyclopédie de Diderot, datant de 1757, définit ainsi ce terme : « Le genre réunit une collection d’objets réunis sous un point de vue qui leur est commun et propre (...). Dans le cas du genre masculin et féminin, c’est la distinction des sexes qui semble avoir occasionné celle des genres ». Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, écrit deux siècles plus tard, en 1949, a joué un rôle majeur dans la constitution des études de genre, en montrant l’importance centrale de la socialisation dans la construction de la masculinité et de la féminité. La répartition sexuée des rôles n’est pas le fruit d’une détermination biologique, mais une construction sociale.

Le champ des études de genre se structure progressivement autour des travaux de chercheuses en sociologie, en histoire ou en anthropologie, et fait écho aux mouvements sociaux en faveur de l’égalité et de la libération des femmes. Loin d’être une importation états-unienne, le genre est donc à la fois un concept, une catégorie utile d'analyse, une boîte à outils pour penser les rapports sociaux et un vaste champ d’études pluridisciplinaire et international traversé par des controverses, et structuré par des recherches, des publications (ouvrages, revues…) ainsi que des enseignements.

 

Impulser une dynamique collective de recherche

En 2008, un groupe de travail regroupant une vingtaine de chercheurs et de chercheuses de différentes disciplines (archéologie, arts, démographie, droit, économie, géographie, histoire, science politique, …) s’est mis en place à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Objectif : impulser une dynamique collective de recherche et de diffusion des savoirs sur le genre. Parallèlement, le genre est devenu une des quatre thématiques transversales du projet d’établissement, marquant ainsi la volonté de ses instances de positionner l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne comme un acteur de référence dans le domaine des études de genre.

De nombreuses initiatives se sont succédées, rendues visibles grâce à une page dédiée sur le site internet de l’université. Parmi elles, il est notamment possible de citer le séminaire de recherche mensuel Le genre à Paris 1 Panthéon-Sorbonne : quelles perspectives ? (2008-2010), les journées d’études doctorales (Le corps et ses genres. Les dimensions corporelles des différences sexuées en 2009 ; Cartographie du genre. La part du sexe/genre dans le découpage et la définition des espaces en 2010 ; "Pouvoirs des femmes". Pratiques, représentations, effets en 2011…) ou encore les Ateliers Genre Condorcet. Regroupant l’Ined, l’EHESS, l’EPHE, Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et Paris 1 Panthéon-Sorbonne durant trois ans, ces derniers se sont déclinés sous la forme d’un séminaire mensuel et d’une école d’été (Approches de genre : des concepts aux méthodes en 2012 ; Le genre : engagement et réflexivité en 2013 ; et Genre et pratique de recherche en 2014).

 

Création d’un certificat d’études sur le genre

Dans leur prolongement, le projet « Transmission et diffusion des études sur le genre », lauréat du programme Paris Nouveaux Mondes de la ComUEs heSam Université, a conduit à la création d’un certificat d’études sur le genre en formation initiale et continue, dont le second volet, bien que validé par les Conseils de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, reste à mettre en œuvre. L’objectif est de mettre à la disposition d’un public académique et non académique les apports empiriques, théoriques et critiques des travaux qui, depuis quarante ans, s’inscrivent dans ce champ d’études.

Ce projet repose sur une offre de formation sur des thématiques ciblées : discriminations au travail, parité en politique, violences, stéréotypes de genre, santé reproductive et sexuelle, etc… Il s’adresse à des actifs déclarant des besoins de formation, souhaitant enrichir leurs réflexions en s’informant au plus près de la recherche, et trouver des réponses originales face aux évolutions sociales. Le plan de formation initiale s’adresse, quant à lui, à des étudiants de toutes les disciplines (arts, économie, droit, histoire, sciences sociales…) désireux de compléter leur formation de master ou de doctorat par un approfondissement en études genre.

 

De nombreux défis à relever

Dans un contexte d’internationalisation des recherches et des enseignements, ce champ d’études mérite toute notre attention. En effet, les travaux réalisés dans le domaine des études de genre permettent d’analyser des enjeux de société et d’éclairer la prise de décision au plus haut niveau. Ces travaux doivent donc aujourd’hui être accessibles à tous pour devenir des outils de réflexion à la fois pour des étudiants qui souhaitent approfondir cette dimension sans pour autant renoncer à poursuivre leur cursus disciplinaire dans un contexte académique encore fortement tributaire de cet héritage, et pour tout professionnel des institutions publiques et des entreprises ou personne en reprise d’études désireuse de se former dans ce champ d’études. De nombreux défis restent encore à relever, parmi lesquels la mise en place d’une politique ambitieuse en matière d’égalité entre les hommes et les femmes à l’université.

 

Marianne Blidon et Violaine Sebillotte Cuchet

Plus d’informations : www.univ-paris1.fr/axe-de-recherche/laxe-transversal-genre/

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Dossier
25 avril

Hervé Drévillon : « La spécificité militaire intéresse les grandes écoles » (Le Monde)

Revue de presse

Hervé Drévillon, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est spécialiste de l’histoire militaire. Il revient sur les liens, parfois tumultueux, entre armée et République, et sur les rapports étroits qui se sont développés entre le monde de l’éducation et l’institution militaire.

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Quelle est l’histoire entre l’armée et l’éducation au sens large ?

« L’armée qui, sous l’Ancien Régime, apparaissait un peu comme un repoussoir et un univers de perdition, est devenue, sous la Révolution française, un lieu d’apprentissage de la citoyenneté. Quelques années plus tard, à partir de 1802, Napoléon crée les lycées, dont l’organisation et la discipline sont d’inspiration militaire. La même année, l’école de Saint-Cyr est créée pour former les officiers. A partir de 1870 et de la défaite contre la Prusse, la relation entre l’armée et la République devient plus compliquée. Sous la IIIe République, les militaires perdent le droit de vote, qu’ils ne retrouveront qu’en 1945. Dans le climat du débat sur le rapport entre l’armée et la République, la question de la formation des officiers est posée. Au principe d’une formation spécifiquement militaire, certains, comme Jean Jaurès, opposent l’idée que les officiers soient formés à l’université pour favoriser une « communication aisée avec la démocratie ». L’histoire du rapport entre l’armée et l’éducation est longue et agitée, car elle a toujours posé la question de la fonction sociale et politique de l’institution militaire. C’est pour cette raison que l’annonce de la suspension de la conscription par Jacques Chirac, en 1996, a paru faire ressurgir la crainte d’une fermeture des armées sur elles-mêmes. Pour préserver le lien avec la nation, les formations supérieures militaires ont accru leur ouverture sur le monde académique. Les échanges et les partenariats se sont ainsi multipliés. Cela va du stage de découverte d’une semaine dans une école comme Saint-Cyr Coëtquidan au partenariat de recherche. Par ailleurs, toutes les écoles militaires sont insérées dans un tissu universitaire local. Par exemple, les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan ont noué un partenariat privilégié avec l’UBS (université de Bretagne-Sud), l’école navale avec l’université de Bretagne occidentale. »

 

Que viennent chercher les grandes écoles et les universités dans ces écoles militaires ?

« Elles viennent chercher les valeurs et les vertus enseignées dans le monde militaire. A Saint-Cyr, la vertu cardinale est le leadership, c’est-à-dire l’ensemble des qualités, des compétences et des savoirs qui font un bon meneur d’hommes. Cette valeur est autant civile que militaire, mais la spécificité militaire intéresse beaucoup les grandes écoles. Parmi les valeurs militaires qui intéressent les civils, il y a aussi la quête de sens et le goût de la transcendance, du dépassement de soi. Les activités de groupe, la cohésion et l’intégration à une communauté sont des valeurs fondamentales dans les armées. Enfin, l’attrait pour la discipline ne doit pas être occulté, car un officier commande, mais il doit aussi obéir. Il est un maillon dans une chaîne hiérarchique et il doit y tenir sa place harmonieusement. » (…)

 

Marine Miller pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2ojoHbD
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Revue de presse
25 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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VINCENT GAUTIER

Directeur juridique du groupe Perial

Vincent Gautier prend la direction du département Juridique du groupe Perial et entre au Comité de direction, a annoncé récemment la société. Avocat au barreau de Paris, il est également diplômé d’un Master en Droit de l’Immobilier de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et d’un Master en droit du Patrimoine Privé de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Vincent Gautier bénéficie de plus de huit ans d'expérience en tant que Senior Counsel de GE Real Estate Europe, et auparavant de huit ans d'expérience en tant qu'avocat auprès des cabinets Linklaters et Ashurst.

 

AYMERIC LANG

Chef de cabinet de la PDG de la RATP

Aymeric Lang a été nommé chef de cabinet de la PDG de la RATP, Elisabeth Borne. Diplômé de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire et en science politique, il a rejoint en 2008 le groupe PPE-DE du Parlement européen, puis le cabinet du secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes. En 2009, il devient collaborateur parlementaire de Hervé Maurey, sénateur de l’Eure et, depuis 2014, président de la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. Il a occupé cette fonction jusqu’à son arrivée au sein du groupe RATP, en mai 2016, en qualité de chef de cabinet adjoint de la PDG. Il est également chargé des relations avec le Parlement au sein du cabinet.

 

MARION LINGOT

Associée au sein du cabinet Fiducial Legal By Lamy

Fiducial Legal By Lamy vient d’annoncer la nomination de Marion Lingot en qualité d’associé. Ayant rejoint le cabinet en 2005 pour contribuer au développement de l’activité droit international, après avoir passé deux années au sein du cabinet Marchand, elle intervient principalement en conseil et en contentieux, dans le cadre d’opérations menées à l’international. Parfaitement trilingue (français, anglais et allemande), experte dans la négociation des contrats internationaux qui font référence dans les domaines de la conception et de la construction des grands projets internationaux, elle accompagne des clients français et étrangers, tant sur le plan du conseil que lors de litiges pouvant naître d’opérations courantes et complexes. Avocat au barreau de Lyon depuis 2004, elle est titulaire d’un LL.M. de droit français et allemand de l’université Köln et Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et d’un DEA de droit privé de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

 

Compte LinkedIn de l’université 

 

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Actualité
24 avril

Hommage à Jean-Marc Mendel

Hommage

L’Ecole doctorale de droit de la Sorbonne a la grande douleur de vous faire part du décès du doyen des doctorants de droit public, Jean-Marc Mendel.

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Il avait repris le chemin de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à l'âge de la retraite pour rédiger une thèse sur Vichy. Cette recherche, dirigée par Mathieu Disant, était marquée par une volonté profonde de quête de vérité et d'apaisement. Il avait su s'attirer la sympathie des autres étudiants de master puis des autres doctorants. Lorsqu'il avait eu des problèmes de santé, en master 2, tout le groupe s'était beaucoup inquiété pour lui et chacun avait été très heureux et soulagé de le voir revenir en pleine forme quelques mois plus tard. Il était présent à l'Ecole doctorale, il y a encore très peu de temps, et nous ne nous attendions pas du tout à cette triste nouvelle.

 

Chacun de nous pouvait apprécier sa grande curiosité d'esprit, sa soif de connaissances insatiable et son enthousiasme joyeux. Il était le témoignage vivant de ce que la science, l'étude et le bonheur d'apprendre n'ont pas d'âge. Jean-Marc Mendel venait très régulièrement assister aux conférences de l'Ecole doctorale, et sa participation était toujours très souriante et active, notamment par ses questions souvent originales.

 

Au nom de l'Ecole doctorale, des docteurs et des doctorants de droit public, dont plusieurs m'ont déjà fait part de leur chagrin, ainsi qu' à titre personnel, je tiens à assurer sa famille et ses proches de notre grande tristesse et de notre profonde sympathie. Son enterrement aura lieu au crématorium du Val De Bièvre à Arcueil le mardi 25 avril à 16 h (rue du Ricardo, 94110 Arcueil).

 

Un hommage lui sera rendu par la directrice de l'Ecole doctorale le 2 mai à 18h, amphithéâtre Dupuis, avant la conférence de l'Ecole doctorale, ainsi qu'éventuellement par un ou deux doctorants ou docteurs qui souhaiteraient alors exprimer leur chagrin.

 

Mariana Diamantino de Souza Oliveira, Ecole doctorale de droit de la Sorbonne

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Hommage
24 avril

Colloque ‘Dakar : scènes, acteurs et décors artistiques’

Actualité

Le colloque international ‘Dakar : scènes, acteurs et décors artistiques - Reconfigurations locales et globales’ se déroule les 27 et 28 avril 2017, sous la direction de Mamadou Diouf et Maureen Murphy, en salle Vasari de la Galerie Colbert (2 rue Vivienne - 75002 Paris).

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L’objet du colloque est d’interroger les pratiques des artistes à Dakar face aux questions soulevées par la globalisation, de scruter leur rapport au public ainsi qu’à la ville, conçue comme un carrefour stratégique. Son ambition est d’ouvrir de nouveaux territoires aux investigations tant sociologiques, économiques, politiques qu’esthétiques (simultanément ou séparément), d’identifier de nouveaux paradigmes pour avancer une réflexion critique relativement aux expositions, aux institutions, aux discours artistiques mais aussi aux acteurs qui concourent aux manifestations artistiques (créateurs, critiques d’art, journalistes, commissaires d’expositions…). Autant d’interventions qui ont des implications dans la réception de l’art contemporain caractérisée par des modes ritualisés d’exposition ; l’extraordinaire développement des biennales et des cultures spécifiques qui leur sont associées ; la professionnalisation continue du métier de commissaire d’exposition que revendique l’artiste lui-même.

 

Ne redéfinissent-elles pas, les fonctions, de formation de l’artiste, de production de l’œuvre d’art et de sa dissémination (magazines, revues académiques, livres et catalogues d’exposition), du musée (et de tout lieu d’exposition), du collectionneur (public ou privé, personne ou institution). Il s’agira, entre autres, d’interroger les conventions qui gouvernent les théories esthétiques et de suivre à la trace les différents rythmes et récits qui nourrissent le questionnement continuel relatif à la nature de l’art contemporain, à la place qu’y occupe et/ou qui est assignée à la production plastique contemporaine africaine, ses modes d’exposition et de commercialisation et d’identifier et de rendre compte des mécanismes de régulation des arts plastiques autant par les interventions des politiques publiques (gouvernement et institutions publiques) que privées (le marché).

 

Penser le contemporain induit également d’interroger le « moderne ». Quel fut l’impact de la politique de Léopold Sédar Senghor en matière de création et de circulation des artistes au lendemain des Indépendances ? Quelles furent les structures de promotion et de formation des artistes dans les années 1960 et 1980 ? Et qu’en est-il aujourd’hui alors que la demande du marché se fait de plus en plus forte ? Quel rôle la Biennale de Dakar joue-t-elle localement, ainsi qu’à l’international ? Et comment les artistes se positionnent-ils par rapport aux nouveaux enjeux posés par la mondialisation ?

 

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Actualité
24 avril

Agnès Benassy-Quéré : « Façonner ensemble une Europe des opportunités professionnelles » (Le Monde)

Revue de presse

Dans une tribune au Monde, l’économiste Agnès Benassy-Quéré, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne explique que le prochain chancelier allemand devra mettre sa politique économique en cohérence avec la participation à une union monétaire et rouvrir la porte à de grands projets fédérateurs.

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Les Français ont la réputation d’être arrogants. Logiquement, ils n’hésitent pas à critiquer l’Allemagne pour sa politique économique et sa rigidité sur le respect des règles et des engagements. Ils ont parfois du mal à reconnaître la diversité des points de vue, eux qui, pourtant, sont si attachés aux terroirs.

Un peu d’humilité, donc. Commençons par exprimer notre admiration et notre gratitude à l’Allemagne pour avoir sauvé l’honneur des citoyens européens en accueillant sur son sol un si grand nombre de réfugiés fuyant la guerre.

 

Rôle de Père Fouettard

Ensuite, il faut reconnaître la cohérence du point de vue allemand sur la construction européenne, assise sur les principes solides qui nous irritent tant. L’Allemagne a son histoire. Elle ne badine pas avec le contrôle démocratique et le respect des institutions. C’est un pays fédéral relativement décentralisé qui a vécu sa propre crise grecque lorsqu’il s’est agi, dans les années 1990, de renflouer deux Länder en difficulté – Brême et la Sarre.

L’Allemagne est devenue le pilier de la zone euro. Sa chancelière en est devenue de facto le chef. Jusqu’à présent, les citoyens allemands n’ont pas payé plus que les Italiens ou les Français pour résoudre la crise européenne. Mais ils se voient en payeurs en dernier ressort d’une zone euro incapable de tenir ses finances publiques. Ils craignent pour leurs économies et vivent mal leur rôle de Père Fouettard. (…)

 

Par Agnès Benassy-Quéré
Lire l’intégralité de la tribune : http://lemde.fr/2o2ybup
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Revue de presse
22 avril

Jézabel Couppey-Soubeyran : « Le lobby bancaire est tentaculaire » (France info)

Revue de presse

Il y a cinq ans François Hollande déclarait dans son discours du Bourget "mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance". Il promettait une réforme du secteur bancaire, qui s'est "vraisemblablement heurtée à la capacité de blocage du lobby bancaire" a estimé sur France Info l'économiste Jézabel Couppey-Soubeyran, professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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En 2012, François Hollande promettait de maîtriser la finance, l’a-t-il fait ?

« L’intention était forte, mais elle s’est vraisemblablement heurtée à la capacité de blocage du lobby bancaire. On met souvent en évidence la difficulté qu’il peut y avoir en France à réformer un certain nombre de secteurs, mais s’il y en a bien un difficile à réformer c’est le secteur bancaire et financier. Effectivement il y a eu cette loi dite de séparation et de régulation des activités bancaires et financières. Son but était de séparer les banques de dépôt et celles d’affaires à l’image du Glass-Steagall Act américain de 1933. En réalité, face à l’action du lobby bancaire, cette loi n’a rien séparé du tout. »

 

Était-il indispensable de séparer ces différentes activités ?

« En tant qu’économiste, je suis convaincue qu’il y a des problèmes de structures importants dans le secteur bancaire français comme européen. Il se caractérise par des mastodontes, des grandes banques universelles qui sont en réalité des colosses aux pieds d’argile. Il fallait donc s’attaquer à ce problème de structure. La séparation n’était peut-être pas la meilleure façon d’agir. Mais c'est intéressant de relever le blocage mené par le lobby bancaire qui organise l’inanité des réformes. »

 

Qui est derrière ce lobby bancaire ?

« Le lobby bancaire est quelque chose d’assez tentaculaire. C’est d’abord la Fédération bancaire française, et plus largement tous les représentants du secteur bancaire français. Ce lobby a un réseau extraordinaire. Il y a des représentants du secteur bancaire et financier un peu partout : dans les autorités de régulation, au Medef et dans les universités. » (…)

 

Jean Leymarie pour France Info
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2p85UAb
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Revue de presse
22 avril

Michel Verpeaux : « L’empêchement est une notion assez floue et englobante » (L’Obs)

Revue de presse

Le mouvement social, qui paralyse la Guyane depuis un mois, va-t-il avoir un impact sur la tenue de l'élection présidentielle ? Les blocages ont d'ores et déjà rendu impossible l'envoi des professions de foi des candidats. Toujours à cause de l'absence de service postal, il n'est, pour l'instant, pas possible de voter par procuration. Les panneaux électoraux sont toujours vierges d'affiches à quelques jours du scrutin. Seule l'affiche de François Asselineau, crédité d'1% des intentions de vote dans les sondages, est visible dans les rues de Cayenne. La crainte de voir des bureaux de vote bloqués, ou tout simplement non mis en place si certains maires refusent d'organiser l'élection, est aussi présente. Le préfet de Guyane, Martin Jaeger, a assuré que toutes les communes recevraient dans les prochains jours le matériel électoral (bulletins et enveloppes), pour les 119 bureaux de vote du...

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Que peut-il se passer si les bureaux de vote sont bloqués ou non mis en place par des maires récalcitrants ?

« Il est déjà arrivé par le passé que des maires grévistes refusent d'organiser un scrutin. Ils ont reçu des sanctions pénales et des contraventions et se sont vus contraints. Le préfet, qui en a le pouvoir, peut aussi se substituer à eux et faire usage de la force pour assurer le bon déroulement de l'élection. »

 

Le défaut de publicité peut-il être un motif d'annulation ?

« Malgré l'absence des professions de foi ou des affiches électorales, il existe d'autres moyens, comme la télévision ou internet, pour s'informer sur le programme des candidats. Mais il est évident que ce défaut de publicité amène des difficultés dans un département comme la Guyane où certains villages "du fleuve", de l'intérieur des terres, sont très isolés et ne bénéficient pas de connexion internet, voire d'électricité. En tout cas, c'est un moindre mal par rapport au fait de ne pas pouvoir voter du tout. » (…)

 

Guillaume Reuge pour L’Obs
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oQnBqF
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Revue de presse
21 avril

La coopération européenne au service de la recherche (Le Journal International)

Revue de presse

Du 23 au 25 mars, Paris a accueilli les chercheurs membres de l’action COST IS1308, consacrée à l’étude des stratégies populistes en Europe. Différents intervenants (chercheurs, journalistes…) se sont succédé pour débattre lors d’une conférence au Palais du Luxembourg, disponible sur YouTube. Les deux organisateurs ont accordé une interview au Journal International. Rencontre. Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique et responsable du master 2 Communication politique et institutionnelle à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Gaël Villeneuve est docteur en science politique à l’université Paris 8, chercheur au laboratoire Communication et politique du CNRS et enseignant à l’institut supérieur de communication (ISCOM).

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Vous faites partie de l’action COST IS1308 « Populism Political Communication in Europe », pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste en quelques mots ?

« Le réseau COST, c’est un réseau européen de chercheurs, financé par un programme de recherche européen. Les actions COST ont pour but de faire se rencontrer des chercheur-e-s de différents pays pendant 4 ans sur un objet précis dans un but de consolider des recherches futures, de faire exister des programmes de recherches futures. En ce qui concerne la naissance du COST Action IS1308, j’étais dans le groupe qui a déposé le sujet à la European Science Foundation. Nous avons commencé il y a trois ans. C’était un groupe de chercheurs qui s’appelle NEPOCS (Network of European Political Communication Scholars). C’est un groupe de seize chercheurs européens et on pensait que la montée du populisme était un objet qui méritait qu’on s’y attarde. Le groupe était formé essentiellement par des pays de l’ouest de l’Europe, et il y a eu une deuxième vague d’invitations de collègues de différents pays, de l’est et de l’Europe balkanique qui se sont ajoutés, plus d’autres collègues comme Gaël par exemple. (…)

 

Marine Mulcey pour Le Journal International
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2nM1f7z
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Revue de presse
21 avril

Dominique Rousseau : « Le projet de Marine Le Pen est de sortir de la République » (France info)

Revue de presse

C'est l'une des mesures-phares du programme de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle : instaurer la "priorité nationale". Si elle est élue, la candidate du Front national veut intégrer ce principe dans la Constitution. Par la même occasion, Marine Le Pen souhaite étendre l'usage du référendum, et notamment introduire la possibilité de soumettre au vote populaire tout type de loi - alors qu'aujourd'hui, l'usage du référendum est restreint par l'article 11 de la Constitution. Comment Marine Le Pen compte-t-elle faire adopter ces projets ? Et quelles conséquences cela aurait-il pour la République ? Pour tenter d'y voir plus clair, France info a interrogé Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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Si elle est élue, Marine Le Pen promet une grande réforme constitutionnelle dans les premiers mois de son quinquennat, notamment pour inscrire la préférence nationale dans la Constitution. Quel regard portez-vous sur ce projet ?

« Les propositions de Marine Le Pen remettent en cause la forme républicaine du gouvernement, caractérisée par la devise "Liberté, égalité, fraternité". Inscrit dans la Constitution, le principe d'égalité signifie qu'il est interdit de fonder une discrimination sur la race, l'opinion, la religion et l'origine. Ensuite, dans le préambule de la Constitution, il est dit que la République française, "fidèle à ses traditions", respecte les règles du droit international et coopère avec les autres pays pour la paix et la sécurité. Or, si l'on ne coopère plus, si l'on sort de la Cour européenne des droits de l'homme, de l'Union européenne, de l'euro… on sort bien de la tradition républicaine, qui fait partie de notre droit positif, au même titre que la Déclaration des droits de l'homme de 1789. A mes yeux, les propositions de Marine Le Pen nous feraient donc sortir du cadre républicain pour entrer dans un autre cadre, qui ressemblerait beaucoup à celui de l'Etat français du maréchal Pétain. La sortie de l'Union européenne, c'est le repli de la France sur elle-même. C'est dans cette perspective que s'inscrivait l'Etat français de Vichy : on ne coopère pas et on se replie sur son territoire. »

 

Pour mettre en œuvre son programme, Marine Le Pen veut "élargir le champ d'application de l'article 11" de la Constitution. De quoi s'agit-il ?

« Comme le dispose l'article 11, on peut faire un référendum uniquement sur des propositions de loi dans trois domaines : l'organisation des pouvoirs publics, la politique économique, sociale et environnementale de la France et la ratification des traités qui ont une incidence sur le fonctionnement des pouvoirs publics. Pour élargir ces possibilités, il faut réviser la Constitution. Cette révision se fait par le moyen de l'article 89, qui implique que le projet soit discuté d'abord à l'Assemblée nationale et ensuite au Sénat, et qu'il soit adopté en termes identiques par les deux chambres. Une fois cette étape passée, le président a deux possibilités pour faire adopter son projet : réunir le Congrès à Versailles ou organiser un référendum. Mais en tout état de cause, pour étendre le champ référendaire comme le souhaite Marine Le Pen, cela implique d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat. Or, vu le mode de scrutin, vu le choc que provoquerait son élection, je pense qu'il pourrait y avoir un sursaut démocratique, qui permettrait de ne pas avoir une majorité lepéniste à l'Assemblée. Et seule, Marine Le Pen ne peut rien. Notre Constitution a une structure parlementaire. Tout président a besoin d'une majorité parlementaire. » (…)

 

Sophie Brunn pour France Info
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2nKaybr
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Revue de presse
21 avril

#VendrediLecture – Spinoza à l’œuvre (Chantal Jaquet)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur le livre Spinoza à l’œuvre de Chantal Jaquet, professeure d’histoire de la philosophie moderne à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et publié aux Publications de la Sorbonne.

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Dans cet ouvrage, l'auteure montre comment la pensée de Spinoza se constitue et nous constitue aujourd’hui. Elle expose sa pratique de l’histoire de la philosophie fondée sur le double mouvement du pointillisme méthodologique et de l’appréhension des lignes de force.

Elle s’interroge à la fois sur la puissance des mots, leur présence ou leur absence dans le corpus, qui vient torpiller les grandes machines interprétatives, et sur la dynamique des idées qui poursuivent leur vie propre durant les siècles. À travers l’étude de la composition des corps - corps animal, corps humain, corps propre, corps politique - et l’examen de la force actuelle de ses idées dans différents champs, il s’agit de penser Spinoza à l’œuvre, tel que ses textes, à la lettre, opèrent encore et toujours sur nos esprits.

 

Plus d’informations : www.publications-sorbonne.fr/

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Actualité
20 avril

Mark Moogalian, professeur au grand cœur

Actualité

Professeur d’anglais à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au sein de FCPS, Mark Moogalian est l’un des héros ayant permis de déjouer et de neutraliser un homme qui s’apprêtait à commettre un massacre…

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Mark Moogalian est ce qu’on appelle couramment un « héros ». Le 21 août 2015, aux environs de 17h45, un coup de feu retentit dans la voiture 12 du Thalys reliant Amsterdam à Paris. Un homme vient de tirer sur un passager, l’atteignant à la gorge. Armé d’un fusil d’assaut avec neuf chargeurs, d’un pistolet automatique et d’un cutter, l’homme s’apprête à commettre un massacre… C’était sans compter sur le courage de plusieurs passagers qui, alertés par l’intervention de Mark Moogalian, parviennent finalement à le désarmer, à le neutraliser et à le ligoter !

 

Un véritable travail d’équipe

Pour autant, Mark Moogalian ne que qualifie pas de « héros ». « J’ai dû mal à me dire que je suis un héros, parce que je n’ai pas terminé le travail… Certes, je lui ai pris son arme et je me suis éloigné en hurlant ‘I’ve got the gun’ (‘J’ai l’arme’, NDLR). Mais il m’a ensuite tiré dans le dos, je suis tombé et j’ai vraiment cru que j’allais mourir… Il est venu vers moi pour récupérer son AK-47 et, à ce moment-là, je me suis dit que j’avais raté mon coup ! Ce n’est qu’après que j’ai compris que ce coup de feu avait averti d’autres passagers. Ça a été un vrai travail d’équipe ! Je ne sais donc pas si je suis un héros, mais je peux dire qu’on était cinq à réaliser cet acte ensemble ! », explique Mark, qui est resté en contact avec certains passagers. « Nous sommes restés en contact et nous nous sommes revus, le 28 juin dernier, à l’ambassade des Etats-Unis. C’était juste énorme et magnifique », témoigne ému l’universitaire franco-américain.

 

Une bonne rentrée malgré quelques séquelles

Plus d’un an après, Mark vient de faire sa rentrée à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Professeur d’anglais au sein de Formation Continue Panthéon Sorbonne (FCPS), ce retour à l’université lui a fait grand bien. « Ma rentrée s’est vraiment parfaitement passée. Cette année, c’était vraiment formidable et j’ai de très bons étudiants, comme toujours », souligne-t-il. « Physiquement, je vais bien mieux. J’arrive désormais à me servir de ma main et de mon bras gauche, même si j’ai encore des problèmes. J’ai fait d’importants progrès ! Cette année, je travaille à temps plein, et cela fait beaucoup de bien de retrouver les élèves et les collègues de l’université, qui m’ont apporté un très grand soutien », ajoute Mark Moogalian.

 

Chevalier de la légion d’honneur

Le 22 septembre dernier, « un an, un mois et un jour après l’évènement », Mark a été fait chevalier de la légion d’honneur par François Hollande. « Il a été un des héros, bien souvent anonymes qui, à un moment, prennent leurs responsabilités face à une horreur qui peut survenir », a alors salué le président de la République. « C’était une cérémonie magnifique, avec également la décoration à mes côtés de Françoise Rudetzki, qui a été victime d’un acte terroriste en 1983 et qui a créé en 1985 ‘SOS Attentats’, la première association de défense des victimes d’acte de terrorisme ! Il y avait beaucoup de monde de la Sorbonne, et le discours du président de la République a vraiment été chaleureux. Cela met ainsi un terme, d’une certaine façon, à cet épisode : je tourne la page même si je continue ma rééducation », souligne Mark, qui a ressenti « un mélange de sentiments lors de cette cérémonie : de la joie, de la tendresse, et de la tristesse… »

 

Des encouragements émanant du monde entier

Suite à cet événement, Mark Moogalian souhaite maintenant reprendre sa vie normalement, en dispensant notamment ses cours d’anglais. « Un tel événement change une vie ! On y pense et repense chaque jour. Je ‘rejoue’ la scène au quotidien… Il y a des choses comme cela qu’on n’oublie pas. De la même manière, j’ai reçu des messages d’encouragement et de soutien du monde entier. Le témoignage qui m’a le plus touché venait de la femme d’une victime du Bataclan, me disant qu’il était dommage qu’il n’y ait pas plus de gens faisant ce que j’ai fait dans le Thalys… Elle me l’a dit tout simplement, et ça m’a beaucoup touché ! », confie Mark. « Il ne faut pas oublier que j’ai une énorme chance d’être là aujourd’hui, donc je ne vais surtout pas me plaindre », conclut Mark, tout en sobriété et en humilité.

Panthéon Sorbonne Infos et #LeSorbonn@ute (Article diffusée sur le Sorbonn@ute le 19 avril 2017).

© Crédit / Présidence de la République

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Actualité
20 avril

Franck Georgi : « L’enjeu pour la CFDT est de montrer que le syndicalisme qu’elle défend porte ses fruits » (La Croix)

Revue de presse

Frank Georgi, maître de conférences au Centre d’histoire sociale de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste de l’histoire de la CFDT, explique pourquoi ce syndicat vient de devancer la CGT dans le secteur privé.

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La CFDT est devenue le premier syndicat dans le privé, devant la CGT. Est-ce le signe d’un changement profond du paysage syndical français ?

« Ca n’est pas un changement brutal, mais plutôt une dynamique en cours depuis longtemps. La CFDT s’est largement constituée en opposition à la CGT, qui a longtemps été hégémonique dans le syndicalisme français. Rappelons qu’elle est l’héritière de la CFTC : en 1964, une partie du mouvement a souhaité une déconfessionnalisation et créé la CFDT. Le syndicat tente ensuite d’établir un accord d’unité d’action avec FO, qui échoue immédiatement. Elle s’allie alors à la CGT, dans l’idée que cela lui apportera de la visibilité. Dans les années 1980, l’ensemble des syndicats est touché par un effondrement des effectifs. Mais la CGT chute plus vite, et pendant une période plus longue, que la CFDT. Dès les années 1990, cette dernière parvient à enrayer la chute du nombre d’adhérents, au prix de gros efforts de mobilisation. Même si elle perd 10 % de ses membres après la réforme des retraites de 2003, elle parvient ainsi progressivement à se hisser au même niveau que la CGT. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est qu’elle a franchi un cap hautement symbolique. Il faut comprendre que dans l’imaginaire de la CFDT, un tel résultat était inimaginable. »

 

Comment l’expliquer ?

« Depuis 25 ans, la CFDT mène une politique volontariste d’implantation. Elle a mené ce travail de manière plus précoce et plus intense que la CGT après le choc de désyndicalisation des années 1980. Par ailleurs, la CFDT met l’accent depuis longtemps sur la transformation du salariat. Laurent Berger a d’ailleurs récemment déclaré : ‘Je ne veux pas me battre pour un monde qui n’existe plus.’ Mais dans le même temps, elle insiste aussi sur la négociation pour l’acquisition de protections et de droits nouveaux, qu’elle oppose au pur syndicalisme de protestation, visant ainsi implicitement la CGT. La CFDT affiche une culture de la concession. On l’a vu sur la « loi travail », où elle a largement mis en avant les aspects qu’elle a jugés positifs du texte, notamment le compte pénibilité et la garantie jeunes. Une façon de faire passer l’idée qu’elle défend un syndicalisme efficace, force de proposition, qui peut peser. Il est intéressant aussi de noter que la CFDT articule beaucoup ses discours autour des droits et des aspirations individuelles de chacun - alors que traditionnellement, ‘l’ancien’ syndicalisme prend en compte les droits collectifs (…)

 

Philippine Donnelly pour La Croix
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oNq1Uf
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Revue de presse
19 avril

Loïc Blondiaux : « Où va la démocratie participative » (Nonfiction)

Revue de presse

Professeur de science politique à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP / CNRS), Loïc Blondiaux est un spécialiste reconnu de la démocratie participative en France, mais aussi en Finlande, en Italie, au Canada, au Chili et aux Etats-Unis (autant de pays où il a enseigné). Il a publié notamment "La fabrique de l'opinion. Une histoire sociale des sondages" (Seuil, 1996) et "Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative" (Seuil, 2008). Il s'entretient ici avec Damien Augias, responsable du pôle politique de Nonfiction, à propos des pratiques actuelles et à venir de démocratie participative, en particulier au niveau local.

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L'actualité de la démocratie locale est marquée par le phénomène NIMBY ("Not in my backyard"), par une importance accrue des riverains dans les procédures de débat public… La démocratie participative telle qu’elle existe aujourd’hui en France n’est-elle pas surtout la somme des intérêts particuliers, plutôt que le triomphe de l’hypothétique intérêt général, toujours difficile à définir ?

« L’une des raisons pour lesquelles la démocratie participative s’est développée depuis une quinzaine d’années, est bien la nécessité pour les autorités de canaliser les conflits autour de projets au niveau local en particulier. Et on peut en effet analyser la démocratie participative comme une tentative de réponse de la part des autorités publiques à la montée de ces conflits et à la contestation de plus en plus fréquente et de plus en plus forte du bien-fondé et de la légitimité des décisions publiques. Le politiste allemand Herbert Kitschelt a parlé au sujet de ces stratégies déployées en réponse à l’émergence de conflits environnementaux de « concessions procédurales », au sens où, plutôt que de satisfaire les demandes citoyennes sur le fond, elles préfèrent leur concéder de nouveaux espaces d’expression. Or, c’est bien la capacité des autorités publiques à revendiquer le monopole de la fabrication des décisions publiques qui est remise en cause. On voit de plus en plus la définition de l’intérêt général défendue par l’Etat contestée au nom d’autres définitions de l’intérêt général qui ne se pensent pas comme moins légitimes a priori. Le temps n’est plus où il était possible pour les décideurs de disqualifier en bloc leurs contradicteurs en leur reprochant de défendre de simples « intérêts particuliers » ou d’être atteints du trop fameux syndrome NIMBY (Not in My Back Yard). Ce qui est en jeu, derrière la plupart des conflits sociaux ou environnementaux, comme dans le cas de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, c’est la possibilité de penser en France le processus de décision et donc d’identification de ce que peut l’intérêt général sur une question donnée comme une construction collective et non comme un passage en force. »

 

En matière de démocratie participative, même s’il est toujours difficile de parler de « modèles », peut-on raisonnablement comparer les pays nordiques (Finlande, Islande, Danemark…), très faiblement peuplés et homogènes d’un point de vue socio-économique, à un pays comme la France ?

« Il me semble qu’il est trop facile de pointer l’absence de « culture de la participation » comme la cause principale de la faible diffusion de la concertation dans notre pays ou, en tous les cas, de considérer notre « culture politique », comme définitivement incompatible ou d’emblée inconciliable avec la démocratie participative. Bien entendu, c’est un fait historique que dans les pays scandinaves, le rapport que les citoyens entretiennent avec les élus est tout à fait différent du nôtre : la distance y est moins marquée, le recours au dialogue avec toutes les composantes de la société y est plus systématique et au final s’y déploie une conception bien plus horizontale et égalitaire des relations politiques que celle qui prévaut traditionnellement en France. Mais il me semble que, pour démentir de ce qui est présenté souvent comme une « fatalité » ou un destin historique, il convient peut-être de forcer les choses en commencer par changer les institutions et les règles plutôt que les mentalités. C’est sur ce pari qu’a reposé la loi introduisant la parité en politique au début des années 2000. C’est ce pari qu’il faut tenter en introduisant de nouveaux mécanismes de participation citoyenne dans nos institutions. Avec l’espoir qu’ils contribueront à diffuser sur la durée de nouveaux réflexes, puis de nouvelles représentations de la citoyenneté. C’est ce pari qu’ont les républicains de 1848 en mettant en place le suffrage universel masculin alors que beaucoup jugeaient le peuple trop immature pour bien s’en servir. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il ne convient pas d’attendre une improbable ‘révolution des mentalités’ pour introduire nouvelles possibilités de participation citoyenne. (…)

 

Damien Augias pour Nonfiction
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oflJbC
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Revue de presse
18 avril

Un très bel échange interuniversitaire autour de l’aikidô

Actualité

Un tout premier échange interuniversitaire vient d’être organisé par des étudiants de l’université autour de l’aikidô – art martial japonais pacifiste – et de très nombreuses possibilités sont désormais envisagées.

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L’UEFAPS, le service des sports de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, offre à chaque étudiant de l’université des possibilités très larges et parfois inattendues ! C’est ainsi dans ce cadre que, très récemment, 15 étudiants pratiquant l’aikidô, formés par Claudie Belus, professeure en éducation physique et sportive à Paris 1 Panthéon-Sorbonne,  ont rencontré leurs homologues japonais de l’Université Chûô, basée à Tokyo, lors de leur séjour d’étude en France. Du 24 février au 3 mars 2017, 20 étudiants aikidôka (合気道家) de Chûô ont ainsi été accueillis à Paris et à Lyon, dans le cadre d’un échange culturel et sportif autour de l’aikidô, soutenu par Paris 1 Panthéon-Sorbonne et le Bureau consulaire du Japon à Lyon. Cet événement a vu le jour à l’initiative notamment de Kobayashi Ryûichirô, chef du bureau consulaire du Japon, qui a donné l’opportunité aux étudiants de Claudie Belus d’entrer en contact avec une université japonaise, afin de marquer le départ d’un nouveau type d’échanges sportifs interuniversitaires entre la France et le Japon.

 

Une pratique enrichissante

A peine arrivés en France, la Tour Eiffel hâtivement saluée, les étudiants de Chûô nouaient déjà leurs hakama, la tenue d’entrainement indiquant un grade, pour se préparer à leur premier entraînement à Paris. Leur leader (ou shusho, 主将) - l’étudiant le plus gradé, responsable de ses camarades auprès des professeurs -,  Hosoi Satoshi, avait élaboré une démonstration de sabre (katana, 刀) à couper le souffle, tant par la précision de ses gestes que par le risque que semblait prendre son adversaire. « C’était la première fois que je voyais un échange au sabre de si près, j’étais émerveillé… mais un peu inquiet, même si je ne doutais pas des compétences de Hosoi-san. Leur démonstration m’a permis de comprendre l’origine des techniques à mains nues en aikidô. Il me tarde d’en découvrir plus maintenant ! », témoigne Lucass Lubin, étudiant en histoire et science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne participant à l’événement. La pratique a eu lieu dans une bonne humeur partagée et une volonté réelle de compréhension mutuelle, symbolisée par une remise de cadeaux officiels offerts par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En retour, les étudiants français furent gratifiés de tenugui (手拭い), carrés de tissus calligraphiés pour cette occasion de main de maître. A Lyon, les étudiants japonais comme français ont été chaleureusement accueillis par le Bureau Consulaire du Japon, la Mairie de Caluire et le club de l’AS Caluire Aikido, représenté par Jean-Gabriel Brando. L’entraînement commun a, une fois de plus, mis en valeur la nécessité de tels échanges autour de l’aikidô, discipline qui prend tout son sens dans son contexte culturel et linguistique.

 

Un regard vers l’avenir

Cette expérience est porteuse de nombreuses promesses jusque-là jamais engagées dans le cadre universitaire. Afin de consolider et d’entretenir les liens initiés lors de la venue des étudiants de Chûô, les 15 étudiants français ayant participé à l’événement, forts de leurs différentes disciplines (études de la langue et de la culture japonaises, droit, économie, géographie, sciences de l’information et de la communication, etc.), s’envoleront le 13 juillet prochain à destination du Japon, pour une durée de 25 jours, à la rencontre du réseau interuniversitaire d’aikidô japonais, dont cet échange avec l’Université Chûô a ouvert les portes. Les universités d’Ôsaka, de Kyôto, de Fukuoka, d’Okayama sont notamment impliquées dans ce nouveau type de relations avec les établissements universitaires français. « Tout étudiant intéressé - quel que soit son champ et son niveau d'étude -  est convié à prendre part à ce projet, intégralement conçu par et pour des étudiants, qui se construit depuis maintenant près de huit mois et devrait trouver un écho institutionnel au tournant de la prochaine année universitaire. De la même manière, nous appelons les entreprises et les particuliers à devenir mécène notre projet, soutenu notamment par la Mairie de Paris, le Bureau consulaire du Japon, le Crous de Paris, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’INALCO, dans le cadre des dispositions prévues par la loi », souligne Gabrielle Laumonier, coordinatrice du projet, étudiante en master d’Etudes japonaises à l’INALCO, qui se fera un plaisir de vous fournir de plus amples renseignements.

 

Contact : mecenat@aup-idf.fr

Plus d’informations (site français ou japonais) : http://www.aup-idf.fr/

Gabrielle Laumonier et Lucass Lubin pour #LeSorbonn@ute (Article diffusée sur le Sorbonn@ute le 18 avril 2017)

© Photo / DR

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Actualité
18 avril

Dominique Rousseau : « Modifier la Constitution, comment et pourquoi ? » (Réforme.net)

Revue de presse

Le constitutionnaliste Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose de redonner toute leur place aux citoyens-électeurs pour enrayer la crise de confiance actuelle.

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Plusieurs candidats à l’élection présidentielle se sont prononcés en faveur d’une VIe République et donc d’une nouvelle Constitution. Que cela vous évoque-t-il ?

« D’un point de vue quantitatif, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, et c’est souvent à l’initiative d’élus locaux que les expériences de transitions à la fois écologique, économique et politique sont les plus avancées. Cela participe du déplacement des lieux du pouvoir entre le national et le local. Les municipalités sont devenues les lieux de l’innovation sociale et politique, car elles disposent des leviers pour susciter la contribution des citoyens. Pour les élus, il existe aujourd’hui un catalogue de techniques et d’outils assez complet, qui va des discussions de groupe jusqu’aux plates-formes de contributions en ligne et aux budgets participatifs, efficaces quand ils font l’objet d’un vrai travail de concertation et de restitution. »

 

Les démocraties traversent une crise majeure de la représentation. Ces outils réussissent-ils à aller chercher ceux qui ne vont plus voter ?

« Nos sociétés contemporaines sont confrontées à la fois à la défiance et au silence des catégories populaires qui, pour certaines, ont renoncé à participer, tandis que d’autres se réfugient dans les extrêmes. La fracture, aujourd’hui, se situe entre diplômés et non-diplômés. Pour les premiers, intégrés politiquement et socialement, la participation est normale et devient même une exigence ; pour les seconds, elle présente un coût élevé, symbolique et matériel. Il n’est pas facile de donner son avis quand on a des horaires décalés ou qu’on a le sentiment de ne pas avoir de place dans la société. La démocratie participative ne fait pas toujours mieux que la démocratie représentative, sauf dans le cadre d’expériences où l’on se donne les moyens d’aller chercher les citoyens des quartiers populaires. Je pense par exemple aux initiatives de l’architecte Patrick Bouchain pour associer très en amont les habitants à des projets de rénovation urbaine, avec des dispositifs inclusifs sur le bâti, l’architecture. Ou aux démarches inspirées du community organizing américain, qui partent des besoins, des ressentis des habitants, sans vouloir débattre a priori d’enjeux qui ne les concernent pas. Ces expériences encourageantes peuvent produire une spirale vertueuse et créer de l’inclusion. (…)

 

Claire Legros pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2oFDQDQ
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Revue de presse
18 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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AURELIE DURAND

Consultante BNP Paribas Real Estate Transaction France

Aurélie Durand a été nommée consultante en immobilier de bureaux, locaux d’activités, industriels et commerces à BNP Paribas Real Estate Transaction France. Titulaire d’un master 2 de droit immobilier de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle a commencé sa carrière en 2006 comme asset manager en immobilier d’entreprise au sein de La Mondiale, puis comme responsable d’unité de gestion et du pilotage de la commercialisation de l’immobilier de placement. Avant d’intégrer BNP Paribas, elle était, pendant plus d’un an, responsable du service de gestion locative de la direction des affaires domaniales, des Hospices Civils de Lyon, avec pour mission de gérer et de valoriser le patrimoine privé du deuxième groupement hospitalier de France.

 

RAFAEL GUTIERREZ

Directeur des systèmes d’information du STIF

Rafael Gutierrez vient de rejoindre le Syndicat des transports franciliens (STIF), en tant que directeur des systèmes d’information, après avoir été à l’université Pierre et Marie Curie, l’UPMC-Paris 6, depuis novembre 2013. Titulaire d’un DEA Data bases de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a débuté sa carrière à l’université en tant que chef de projet informatique dans les domaines de la communication. Il a ensuite été chef du service informatique de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger (AEFE) avant de passer au sein de plusieurs ministères : adjoint directeur de projet interministériel SIRH au ministère de la Fonction Publique, directeur de projet pilotage au ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, puis directeur de projet gouvernance SI au sein du ministère du Développement durable. Il a ensuite été nommé directeur de projet maîtrise d’ouvrage informatique à la Cour des comptes, avant de rejoindre l’université Pierre et Marie Curie.

 

DELPHINE VANTOURS

Directrice des ressources humaines de Sidetrade

Delphine Vantours a été nommé au poste de directrice des ressources humaines de Sidetrade, éditeur de logiciel prédictif spécialisé dans la performance du cycle ‘Salesto-Cash’ des entreprises. Membre du comité de direction, elle va accompagner cette société dans sa stratégie de croissance. Pour ce faire, elle peut s’appuyer sur une expérience professionnelle de plus de 20 ans dans des sociétés technologiques de premier plan comme SAP, Sun Microsystems et Anaplan, où elle occupait dernièrement le poste de directrice des ressources humaines pour la zone Europe Middle East & Africa (EMEA). Ses différentes missions dans des sociétés du logiciel lui ont permis d’acquérir une réelle expertise en matière de définition et de mise en œuvre de stratégie RH dans un contexte de très forte croissance à l’international.

 

Compte LinkedIn de l’université

 

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Actualité
14 avril

Francis Bloch : « Données privés contre gratuité des services : comment taxer les plateformes Internet ? » (The Conversation)

Revue de presse

Tribune de Francis Bloch, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre associé de l’Ecole d’économie de Paris (PSE), et de Gabrielle Demange, chaire PSE et directeur d’études à l’EHESS.

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L’accélération de la baisse des coûts de collecte et de stockage des données liée au développement des technologies de l’information a transformé les business models des secteurs de la publicité et du commerce.

 

Un accord tacite et opaque

Les plateformes de vente peuvent désormais utiliser des bases de données détaillées des historiques de ventes afin de mieux cerner les utilisateurs et de pratiquer une tarification dynamique ciblée. Dans le même temps, d’autres plateformes, comme les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux, utilisent les données issues des recherches spontanées effectuées par les internautes. Elles peuvent les vendre à des annonceurs publicitaires, procurant ainsi un revenu instantané, ou à des intermédiaires qui les compilent et affinent de futurs ciblages publicitaires.

Le plus souvent, une sorte d’accord tacite et opaque lie les plateformes Internet et leurs utilisateurs dans lequel un service ayant une valeur ajoutée pour l’utilisateur (propositions de produits, annonces ciblées, recherches par mots-clés, accès à des réseaux d’amis…) est fournie gratuitement en échange de la collecte de ses données. Peut-on améliorer cet accord tacite par des instruments de régulation, et en particulier par modalités de taxation ?

 

Modéliser les comportements

Pour apporter des éléments de réponse à cette question, nous nous sommes appuyés sur une modélisation des comportements des acteurs-utilisateurs et plateforme en situation de monopole. Nous distinguons les revenus provenant d’une utilisation ponctuelle des données (comme les enchères basées sur les recherches par mots-clés) de ceux provenant de l’exploitation des données (stockées et revendues notamment à des intermédiaires).

Cette exploitation nécessite une perte de confidentialité et de contrôle pour l’internaute, qui subit ainsi un « coût psychologique », variable selon chacun. La plateforme s’engage à pratiquer un degré d’exploitation des données et les consommateurs décident d’accéder ou non à la plateforme. Celle-ci cherche ainsi à équilibrer deux effets car une hausse d’exploitation des données par utilisateur peut dissuader l’accès des utilisateurs sensibles à la perte de confidentialité. (…)

 

Francis Bloch et Gabrielle Demange
Lire l’intégralité de la tribune : http://bit.ly/2opWAeh
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14 avril

#VendrediLecture - La fabrique de l’océan indien (Emmanuelle Vagnon et Eric Vallet)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur le livre La fabrique de l’océan indien - Cartes d’Orient et d’Occident (Antiquité-XVIe siècle), d’Emmanuelle Vagnon, chargée de recherche au CNRS, et Eric Vallet, maître de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, publié aux Publications de la Sorbonne.

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Cet ouvrage richement illustré est une invitation au voyage à travers plus de vingt siècles de cartographie de l’océan Indien. Il explore comment cet océan a été imaginé et représenté, en Orient et en Occident, depuis les premières cartes babyloniennes jusqu’aux planisphères européens de la fin du XVIe siècle. Les cartes sont étudiées comme des objets de culture composés en fonction de contextes et de conventions qui diffèrent selon les points de vue et les époques, et finissent pas construire, « fabriquer », séparément et ensemble, une image unifiée de l’océan Indien que nous connaissons aujourd’hui. Le livre évite une approche chronologique qui se contenterait de décrire l’émergence d’une cartographie moderne à partir des navigations européennes du XVIe siècle. Il compare au contraire les savoirs issus des grandes aires du monde ancien : Europe, Extrême-Orient, monde musulman, pour croiser les regards et explorer les approches communes au-delà des distances géographiques et culturelles. Il décrit comment le savoir et les légendes antiques sur cet espace lointain, transmis par différents canaux en Orient et en Occident, ont fleuri dans des cartes à plusieurs échelles et selon des cadrages, des éclairages, ou encore des mises en scène très variés : mappemondes, schémas, cartes régionales, globes et planisphères composent cette cartographie multiple d’un espace maritime commun à plusieurs cultures.

 

Plus d’informations : www.publications-sorbonne.fr/

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13 avril

Loïc Blondiaux : « Les villes sont devenues les lieux de l’innovation politique » (Le Monde)

Revue de presse

La participation citoyenne peut-elle transformer la gouvernance des villes ? Pour le sociologue Loïc Blondiaux, professeur au département de sciences politiques de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il dirige un master d’ingénierie de la concertation, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, à la faveur notamment de nouveaux outils.

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On constate une effervescence dans le domaine de la démocratie participative. Les villes y tiennent-elles une place particulière ?

« D’un point de vue quantitatif, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, et c’est souvent à l’initiative d’élus locaux que les expériences de transitions à la fois écologique, économique et politique sont les plus avancées. Cela participe du déplacement des lieux du pouvoir entre le national et le local. Les municipalités sont devenues les lieux de l’innovation sociale et politique, car elles disposent des leviers pour susciter la contribution des citoyens. Pour les élus, il existe aujourd’hui un catalogue de techniques et d’outils assez complet, qui va des discussions de groupe jusqu’aux plates-formes de contributions en ligne et aux budgets participatifs, efficaces quand ils font l’objet d’un vrai travail de concertation et de restitution. »

 

Les démocraties traversent une crise majeure de la représentation. Ces outils réussissent-ils à aller chercher ceux qui ne vont plus voter ?

« Nos sociétés contemporaines sont confrontées à la fois à la défiance et au silence des catégories populaires qui, pour certaines, ont renoncé à participer, tandis que d’autres se réfugient dans les extrêmes. La fracture, aujourd’hui, se situe entre diplômés et non-diplômés. Pour les premiers, intégrés politiquement et socialement, la participation est normale et devient même une exigence ; pour les seconds, elle présente un coût élevé, symbolique et matériel. Il n’est pas facile de donner son avis quand on a des horaires décalés ou qu’on a le sentiment de ne pas avoir de place dans la société. La démocratie participative ne fait pas toujours mieux que la démocratie représentative, sauf dans le cadre d’expériences où l’on se donne les moyens d’aller chercher les citoyens des quartiers populaires. Je pense par exemple aux initiatives de l’architecte Patrick Bouchain pour associer très en amont les habitants à des projets de rénovation urbaine, avec des dispositifs inclusifs sur le bâti, l’architecture. Ou aux démarches inspirées du community organizing américain, qui partent des besoins, des ressentis des habitants, sans vouloir débattre a priori d’enjeux qui ne les concernent pas. Ces expériences encourageantes peuvent produire une spirale vertueuse et créer de l’inclusion. (…)

 

Claire Legros pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2oFDQDQ
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12 avril

« Paris 1 Panthéon-Sorbonne inaugure son PMF Lab, première étape de sa ‘transition numérique’ et laboratoire d’expérimentations pédagogiques » (AEF)

Revue de presse

L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a inauguré le 9 mars 2017 son "PMF Lab", un nouveau type d’espaces d’enseignement composé d’une "salle de créativité", de plusieurs salles de réunion et de collaboration connectés et d’un plateau audiovisuel. Objectif : "franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique et réaliser d’intéressantes expérimentations pédagogiques", précise le dossier de presse. Ce projet a été soutenu par le MENESR, dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt "transformation numérique et pédagogique" lancé en 2016.

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Avec son PMF Lab, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne veut développer de "nouvelles pratiques pédagogiques, avec un rapport modifié entre l’enseignant et l’étudiant". Mais aussi "franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique et de réaliser d’intéressantes expérimentations pédagogiques". Financé par le ministère dans le cadre de l’AMI "transformation numérique et pédagogique" lancé en 2016, le dispositif se compose notamment d’une "salle de créativité", disposant de "plusieurs systèmes d’affichage et de partage d’écran, un tableau numérique interactif, un équipement de visioconférence et de captation ainsi que des possibilités d’expérimenter des technologies émergentes (impression 3D, réalité virtuelle et augmentée)". "En matière de connectivité, cette salle permet de faire intervenir quelqu’un à distance, grâce à un système de vidéo-conférence, et l’enseignant peut, entre autres, faire cours à deux groupes d’étudiants à distance".

 

Quels usages ?

Le PMF Lab comporte aussi "plusieurs espaces connectés de réunion et de collaboration, un plateau audiovisuel et toute l’offre associée de soutien pédagogique et technique proposée par les équipes de la direction du système d’information et des usages numériques (DSIUN)". Ce nouvel espace se veut être le "prototype d’une nouvelle génération d’espaces d’enseignement et de recherche, appelée à progressivement se décliner au sein des différents sites de Paris-I Panthéon-Sorbonne", précise l’établissement. Il s’agit d’espaces "plus modulables", ayant pour finalité notamment "de favoriser le développement de pédagogies alternatives, fondées notamment sur l’interactivité et la créativité". (…)

 

Camille Cordonnier pour AEF

Lire l’intégralité de l’article (payant) : www.aef.info/abonne/depeche/558039

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Revue de presse
12 avril

Campus Condorcet en chiffres

Dossier

Le Campus Condorcet entend devenir, dans les prochaines années, un véritable poumon des sciences humaines et sociales, aussi bien sur le plan national qu’international. Cet ambitieux projet, auquel l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne prend activement part, devrait aboutir à compter de 2018.

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Le Campus Condorcet est un immense projet. Donner naissance à une cité des sciences humaines et sociales, au nord de Paris, au bénéfice notamment de quatre universités et de plusieurs organismes de recherche, sur plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés à construire intégralement est un défi de taille. De très grande taille même au vu des chiffres impressionnants alignés par ce grand projet. Le futur Campus Condorcet, c’est en effet plus de 180 000 m² de locaux répartis sur 7,4 hectares, deux sites, 10 établissements et organismes d’enseignement supérieur et de recherche associés, 17 815 personnes concernées et un objectif bien affirmé : construire un campus de recherche en sciences humaines et sociales de visibilité européenne et internationale !

 

Ambitions

Dès 2019, le Campus Condorcet accueillera sur son site d’Aubervilliers près de 12 000 personnes. Le projet porte en lui les valeurs et les ambitions fondamentales qui feront de ce campus urbain, une structure inédite, de visibilité nationale et mondiale, offrant les outils spécifiques et nécessaires à la recherche et à l’enseignement des sciences humaines et sociales.

 

Rayonnement

La réunion de forces scientifiques d’une qualité exceptionnelle et bénéficiant d’une large visibilité permettra de constituer des pôles de référence, à l’échelle européenne et internationale. La dynamique de ce regroupement, confortée par la création de l’un des principaux pôles d’études doctorales en sciences humaines et sociales, à l’échelle nationale et mondiale, stimulera l’émulation scientifique.

 

Innovation

Campus du XXIe siècle, l’innovation et les nouvelles technologies occupent une place centrale dans ce projet. Elles permettront d’adopter des outils de recherche et de formation de pointe, tout en rendant possible l’adaptation de ces outils aux inévitables évolutions des pratiques.

 

Ouverture

Pensé et construit comme une partie intégrante de la ville, ce quartier universitaire est aussi un campus urbain qui dialogue avec les territoires qui l’accueillent. Les espaces publics et végétalisés qui le parcourent seront autant de lieux d’échanges et d’ouverture sur la ville.

 

12 000 personnes concernées dès 2019

4437 étudiants de licence et de master formés par an

 

5 disciplines enseignées sur le site de la Chapelle1

- Histoire

- Histoire de l’art et Archéologie

- Démographie

- Géographie, Philosophie

 

811 personnes concernées2

- 223 chercheurs et enseignants-chercheurs

- 533 doctorants

- 55 personnels administratifs et de soutien à la recherche

 

18 unités de recherche et équipes d’accueil sur le site d’Aubervilliers2

 

Phase 1

- Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS-UMR 8058) - Transfert en totalité

- Institut des mondes africains (IMAF-UMR 8171) - Transfert en totalité

- Mondes américains  (MASCIPO-CRALMI-UMR 6168) - Transfert en totalité

- Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris (LaMOP-UMR 8589)

- Pôle de Recherche pour l’Organisation et la Diffusion de l’Information Géographique (PRODIG-UMR6586)

- Géographie-cités (UMR 8504)

- Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe (SIRICE-UMR 8183)

- Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques (ANHIMA-UMR 8210)

- Institutions et Dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHES-UMR 8533)

- Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS-UMR 7533)

- Laboratoire de Géographie Physique (LGP-UMR 8591)

- Centre de Recherche de l’Institut de Démographie de l’Université Paris 1 (CRIDUP-EA 134)

 

Phase 2

- Centre Européen de Sociologie et de Science Politique de la Sorbonne (CESSP-UMR8209)

- Trajectoires (UMR 8215)

- Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (IHPST-UMR 8590)

- Archéologie des Amériques (ArchAm-UMR 8096)

- Centre d’Etudes des Techniques, des Connaissances et des Pratiques (CETCOPRA-EA 2483)

 

Pas encore déterminé

- Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (ISJPS, UMR)

 

9 services documentaires rejoignent le Grand équipement documentaire3

- 3 400 m² linéaires de documents imprimés

- 300 mètres linéaires d’archives scientifiques

- Bibliothèque de recherches africaines (BRA) de l’Institut des mondes africains

- Bibliothèque du Centre d’histoire de l’Asie contemporaine (CHAC)

- Bibliothèque du Centre d’histoire des relations internationales contemporaines (CHRIC)

- Bibliothèque Jean Maitron du Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle (CHS)

- Bibliothèque François-Chevalier du Centre de recherche d’histoire de l’Amérique latine et des mondes ibériques (CRALMI)

- Bibliothèque du Centre de recherche sur l’histoire de l’Europe centrale contemporaine (CRHECC)

- Bibliothèque du Centre de recherches d’histoire nord-américaine (CRHNA)-Claude Fohlen

- Bibliothèque du Centre de recherches sur l’histoire des slaves (CRHS)

- Bibliothèque de l’équipe Normes, Société, Philosophie (NoSoPhie) du Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne

 

1 Données issues du Programme Général Fonctionnel de Porte de la Chapelle, 4 mai 2016

2 Sous réserve d’évolutions ultérieures. Estimation réalisée en 2013 dans le cadre de la programmation. Dossier de consultation-Partenariat Public Privé, Note d’orientation générale 12 mars 2013, Annexe n°2b : Tableau des unités de recherche.

3 Données issues du Dossier de consultation - Partenariat Public Privé, Note d’orientation générale, 12 mars 2013, Annexe n°1a : Liste des unités de recherche et autres entités rejoignant le Campus en première phase, actualisée en 2016.

4 Données issues de la Cartographie des bibliothèques, centres de documentations et services d’archives du futur Grand équipement documentaire du Campus Condorcet en 2015.

 

Julien Pompey

Plus d’informations : www.campus-condorcet.fr/

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Dossier
11 avril

Jean-Emmanuel Ray : « Un licenciement pour des opinions est une discrimination » (Les Echos)

Revue de presse

Primaires, Brexit, élections américaines, campagne présidentielle : autant d’occasions où les langues se délient au bureau. Tour d’horizon des risques et bonnes pratiques de la conversation politique en milieu professionnel.

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Avec l’élection de Donald Trump, les discussions se sont animées dans les bureaux américains. Selon un sondage réalisé en février 2017 pour BetterWorks, société de logiciels libres implantée en Californie et à New-York, les travailleurs américains se sentent désormais distraits de leur travail en raison de la situation politique du pays : 87 % d’entre eux lisent consultent les médias sociaux au bureau, 73% parlent de politique avec leurs collègues, et 49 % ont déjà vu une conversation politique entre collègues dégénérer en dispute. Ce sont finalement 29 % des employés américains qui se disent moins productifs depuis les dernières élections ! (…)

 

La France réserve un statut bien particulier à la liberté d’expression, y compris en entreprise. « Contrairement à d’autres pays, il est interdit de produire un règlement intérieur visant à interdire de s’exprimer », rappelle Jean-Emmanuel Ray, professeur à l’école de droit de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. « Nous sommes au pays de Voltaire ! La liberté d’expression imprègne la culture française, et elle est inscrite dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : nul ne doit être inquiété pour ses opinions ! » L’entreprise se trouve parfois confrontée à des opinions pour le moins gênantes, mais elle est alors quasi impuissante. « Un licenciement pour des opinions est une discrimination, précise le spécialiste du droit du travail. Le salarié peut alors demander sa réintégration aux prud’hommes, et l’auteur des faits risque au pénal trois ans de prison ! »

 

Géraldine Dauvergne pour Les Echos Business

Lire l’intégralité de l’article sur business.lesechos.fr 

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Revue de presse
11 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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MATTHIEU MOULY

Directeur général de Lyxor au Royaume-Uni

Lyxor Asset Management vient d’annoncer la nomination de Matthieu Mouly en tant que directeur général de Lyxor UK, l’entité du groupe Lyxor au Royaume-Uni. Il conjuguera son nouveau rôle avec ses responsabilités actuelles de directeur des ventes ETF. Titulaire d’une maîtrise en mathématiques appliquées de Paris Dauphine et d’un master en gestion des médias de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a commencé sa carrière en 2000 comme manager de projet dans une start-up spécialisée dans le développement de logiciels pour la télévision numérique. En 2004, il a rejoint Natixis Secruties en tant qu’analyste sell-side couvrant le secteur des médias. En 2008, il entre dans l’équipe de vente ETF au sein de la division banque de financement et d’investissement de la Société Générale, où il développe l’activité ETF en France. Il est ensuite nommé, en 2010, responsable de la vente ETF dans les pays francophones pour Lyxor, avant d’être promu au poste de directeur des ventes ETF en 2014.

 

CAROLINE PAROT

Présidente du directoire d’Europcar Groupe

Le conseil de surveillance d’Europcar Groupe a annoncé la nomination de Caroline Parot en tant que présidente du directoire. Elle a pour mission d’accélérer le déploiement de la stratégie du groupe, dans le but de devenir « un leader des solutions de mobilité à l’échelle mondiale ». La nouvelle présidente est arrivée au sein d’Europcar en 2011 et a été nommée directeur financier en 2012. Elle occupait jusqu’à présent le poste de directeur général d’Europcar Groupe SA, et faisait partie du directoire. Titulaire d’un master en finances de l’ESC Paris et d’un DEA d’économie mathématique de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Caroline Parot a débuté sa carrière en tant que directeur d’audit chez Arthur Andersen. Elle a par la suite occupé les fonctions de contrôleur de gestion groupe et de directeur financier du segment technologie au sein du groupe Technicolor (anciennement Thomson).

 

JUSTIN PONCET

Directeur pôle Opinion Data Intelligence chez Angie

Justin Poncet rejoint l’agence Angie pour créer le pôle Opinion Data Intelligence. Il sera notamment chargé de diriger la practice et de développer les offres de monitoring de l’opinion et de la réputation, du planning stratégique des audiences et des publics, de la gestion de crise et de la stratégie média digitale. Il enseigne depuis cinq ans les relations publiques et l’analyse d’opinion, notamment dans le cadre du master communication politique et institutionnelle de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et au Celsa. Diplômé en science politique, il a débuté en tant que chargé de mission au sein du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Après plusieurs expériences dans le conseil en communication et dans le digital, notamment en tant que directeur de clientèle chez Spintank, il a rejoint Antidox en 2011 en tant qu’associé, où il travaillait plus particulièrement sur les problématiques d’opinion en ligne et d’influence, avant de rejoindre Angie en ce début d’année.

 

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10 avril

Marta Torre-Schaub : « Changement climatique : la société civile multiplie les actions en justice » (The Conversation)

Revue de presse

Depuis 2015, des actions en justice climatique ont fleuri un peu partout dans le monde : du Pakistan aux Philippines, en passant par les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, la Belgique ou l’Allemagne.

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Porter la « cause climatique » devant les juges n’a rien de nouveau. C’est le cas aux États-Unis depuis une dizaine d’années avec des actions remarquables comme Massachusetts v. Environmental Protection Agency (2007) ou American Electric Power v. Connecticut (2011). Ces actions avaient pour principal objectif de faire appliquer la réglementation existante en matière de pollution de l’air et de l’élargir au changement climatique.

Mais ces dernières années, la nouveauté consiste à réclamer à l’État de prendre ses responsabilités climatiques. Au nom de ses devoirs de protection des populations, celui-ci doit répondre pour son inaction ou ses actions inefficaces dans le domaine. Si elles sont nouvelles, ces réclamations ne supposent pourtant pas d’inventer de nouveaux droits ; elles s’appuient sur les constitutions et les lois fondamentales de chaque pays.

 

Des actions citoyennes

La question du dérèglement climatique n’est aujourd’hui plus confinée aux seuls experts scientifiques, ni aux négociations internationales au sein des Nations unies. Elle dépasse également les diverses réglementations nationales sur le climat ou la pollution de l’air. La question climatique est désormais reprise par la société civile : elle sort du cadre onusien et se transfère devant les tribunaux nationaux, devenant une cause citoyenne, susceptible d’intéresser à la fois les juges et les associations.

On peut citer à titre d’exemple deux décisions emblématiques où les plaignants ont obtenu gain face à un État jugé responsable. Il y a d’abord l’affaire Léghari, en septembre 2015 au Pakistan, qui a vu un paysan saisir la justice pour demander aux autorités de le protéger, lui et tous les citoyens, des effets du changement climatique. Simultanément, aux Pays-Bas , 900 citoyens se sont unis aux côtés de l’ONG Urgenda pour réclamer à l’État, au nom de son devoir de diligence inscrit dans la constitution néerlandaise, de prendre soin d’eux et de faire le nécessaire pour assurer leur survie.

 

Vers un mouvement global

Viennent s’ajouter à ces initiatives d’autres actions menées en 2016 et 2015 qui, si elles n’ont pas toujours abouti, ont lancé un signal fort. Ce fut notamment le cas de ce paysan péruvien ayant entrepris une action devant un tribunal allemand contre RWE, le géant de l’électricité outre-Rhin. Il réclamait à la firme des dommages et intérêts pour avoir dû engager les frais indispensables à son adaptation face à la montée des eaux dans son pays (…)

 

Marta Torre-Schaub

Lire l’intégralité de la chronique sur theconversation.com

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07 avril

#VendrediLecture - Patrice Chéreau à l’œuvre (Marie-Françoise Lévy et Myriam Tsikounas)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur le livre Patrice Chéreau à l’œuvre, rédigé sous la direction de Marie-Françoise Lévy et Myriam Tsikounas (Presses universitaires de Rennes).

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Patrice Chéreau se passionne pour le théâtre depuis ses plus jeunes années. Au lycée Louis-le-Grand, il en découvre tous les aspects, jusqu'à la signature de sa première mise en scène en 1964, à l'âge de vingt ans. Ce livre retrace et éclaire le parcours de cet artiste majeur du second XXe et de la première décennie du XXIe dont l’une des grandes originalités consiste à établir continuellement des correspondances entre peinture, cinéma, musique et spectacle vivant. De Peer Gynt à Hamlet, du Ring de Wagner sifflé puis encensé à Bayreuth jusqu’à Elektra qui triomphe et bouleverse au Festival d’Aix-en-Provence en 2013, de son premier téléfilm méconnu, Le Compagnon, jusqu’à La Reine Margot, ce créateur d’exception construit sans relâche sa vie de metteur en scène de théâtre et d’opéra, de réalisateur et scénariste, mais également d’acteur. Cet ouvrage croise les regards, fait dialoguer artistes, chercheurs et responsables culturels pour approcher au plus près du travail de création. Il met aussi l’accent sur la réception des œuvres et leur postérité, montre leur rayonnement et leur portée, nationale et internationale. Cette publication, qui se fonde sur une très riche documentation écrite et visuelle, présente de nombreuses photographies, pour la plupart inédites, de l’artiste au travail et de ses créations. Il invite les publics les plus larges à découvrir ou redécouvrir une œuvre unique, puissante et foisonnante.

 

La publication de cet ouvrage intervient suite au colloque « Chéreau en son temps », co-organisé par trois équipes de recherche (le Centre d'histoire sociale du XXe siècle, l'équipe ISOR du CRHXIX et S-IRICE), qui s’est déroulé du 17 au 19 novembre 2016.

 

Plus d’informations : www.pur-editions.fr/

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