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19 avril

Loïc Blondiaux : « Où va la démocratie participative » (Nonfiction)

Revue de presse

Professeur de science politique à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP / CNRS), Loïc Blondiaux est un spécialiste reconnu de la démocratie participative en France, mais aussi en Finlande, en Italie, au Canada, au Chili et aux Etats-Unis (autant de pays où il a enseigné). Il a publié notamment "La fabrique de l'opinion. Une histoire sociale des sondages" (Seuil, 1996) et "Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative" (Seuil, 2008). Il s'entretient ici avec Damien Augias, responsable du pôle politique de Nonfiction, à propos des pratiques actuelles et à venir de démocratie participative, en particulier au niveau local.

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L'actualité de la démocratie locale est marquée par le phénomène NIMBY ("Not in my backyard"), par une importance accrue des riverains dans les procédures de débat public… La démocratie participative telle qu’elle existe aujourd’hui en France n’est-elle pas surtout la somme des intérêts particuliers, plutôt que le triomphe de l’hypothétique intérêt général, toujours difficile à définir ?

« L’une des raisons pour lesquelles la démocratie participative s’est développée depuis une quinzaine d’années, est bien la nécessité pour les autorités de canaliser les conflits autour de projets au niveau local en particulier. Et on peut en effet analyser la démocratie participative comme une tentative de réponse de la part des autorités publiques à la montée de ces conflits et à la contestation de plus en plus fréquente et de plus en plus forte du bien-fondé et de la légitimité des décisions publiques. Le politiste allemand Herbert Kitschelt a parlé au sujet de ces stratégies déployées en réponse à l’émergence de conflits environnementaux de « concessions procédurales », au sens où, plutôt que de satisfaire les demandes citoyennes sur le fond, elles préfèrent leur concéder de nouveaux espaces d’expression. Or, c’est bien la capacité des autorités publiques à revendiquer le monopole de la fabrication des décisions publiques qui est remise en cause. On voit de plus en plus la définition de l’intérêt général défendue par l’Etat contestée au nom d’autres définitions de l’intérêt général qui ne se pensent pas comme moins légitimes a priori. Le temps n’est plus où il était possible pour les décideurs de disqualifier en bloc leurs contradicteurs en leur reprochant de défendre de simples « intérêts particuliers » ou d’être atteints du trop fameux syndrome NIMBY (Not in My Back Yard). Ce qui est en jeu, derrière la plupart des conflits sociaux ou environnementaux, comme dans le cas de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, c’est la possibilité de penser en France le processus de décision et donc d’identification de ce que peut l’intérêt général sur une question donnée comme une construction collective et non comme un passage en force. »

 

En matière de démocratie participative, même s’il est toujours difficile de parler de « modèles », peut-on raisonnablement comparer les pays nordiques (Finlande, Islande, Danemark…), très faiblement peuplés et homogènes d’un point de vue socio-économique, à un pays comme la France ?

« Il me semble qu’il est trop facile de pointer l’absence de « culture de la participation » comme la cause principale de la faible diffusion de la concertation dans notre pays ou, en tous les cas, de considérer notre « culture politique », comme définitivement incompatible ou d’emblée inconciliable avec la démocratie participative. Bien entendu, c’est un fait historique que dans les pays scandinaves, le rapport que les citoyens entretiennent avec les élus est tout à fait différent du nôtre : la distance y est moins marquée, le recours au dialogue avec toutes les composantes de la société y est plus systématique et au final s’y déploie une conception bien plus horizontale et égalitaire des relations politiques que celle qui prévaut traditionnellement en France. Mais il me semble que, pour démentir de ce qui est présenté souvent comme une « fatalité » ou un destin historique, il convient peut-être de forcer les choses en commencer par changer les institutions et les règles plutôt que les mentalités. C’est sur ce pari qu’a reposé la loi introduisant la parité en politique au début des années 2000. C’est ce pari qu’il faut tenter en introduisant de nouveaux mécanismes de participation citoyenne dans nos institutions. Avec l’espoir qu’ils contribueront à diffuser sur la durée de nouveaux réflexes, puis de nouvelles représentations de la citoyenneté. C’est ce pari qu’ont les républicains de 1848 en mettant en place le suffrage universel masculin alors que beaucoup jugeaient le peuple trop immature pour bien s’en servir. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il ne convient pas d’attendre une improbable ‘révolution des mentalités’ pour introduire nouvelles possibilités de participation citoyenne. (…)

 

Damien Augias pour Nonfiction
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oflJbC
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Revue de presse
18 avril

Un très bel échange interuniversitaire autour de l’aikidô

Actualité

Un tout premier échange interuniversitaire vient d’être organisé par des étudiants de l’université autour de l’aikidô – art martial japonais pacifiste – et de très nombreuses possibilités sont désormais envisagées.

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L’UEFAPS, le service des sports de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, offre à chaque étudiant de l’université des possibilités très larges et parfois inattendues ! C’est ainsi dans ce cadre que, très récemment, 15 étudiants pratiquant l’aikidô, formés par Claudie Belus, professeure en éducation physique et sportive à Paris 1 Panthéon-Sorbonne,  ont rencontré leurs homologues japonais de l’Université Chûô, basée à Tokyo, lors de leur séjour d’étude en France. Du 24 février au 3 mars 2017, 20 étudiants aikidôka (合気道家) de Chûô ont ainsi été accueillis à Paris et à Lyon, dans le cadre d’un échange culturel et sportif autour de l’aikidô, soutenu par Paris 1 Panthéon-Sorbonne et le Bureau consulaire du Japon à Lyon. Cet événement a vu le jour à l’initiative notamment de Kobayashi Ryûichirô, chef du bureau consulaire du Japon, qui a donné l’opportunité aux étudiants de Claudie Belus d’entrer en contact avec une université japonaise, afin de marquer le départ d’un nouveau type d’échanges sportifs interuniversitaires entre la France et le Japon.

 

Une pratique enrichissante

A peine arrivés en France, la Tour Eiffel hâtivement saluée, les étudiants de Chûô nouaient déjà leurs hakama, la tenue d’entrainement indiquant un grade, pour se préparer à leur premier entraînement à Paris. Leur leader (ou shusho, 主将) - l’étudiant le plus gradé, responsable de ses camarades auprès des professeurs -,  Hosoi Satoshi, avait élaboré une démonstration de sabre (katana, 刀) à couper le souffle, tant par la précision de ses gestes que par le risque que semblait prendre son adversaire. « C’était la première fois que je voyais un échange au sabre de si près, j’étais émerveillé… mais un peu inquiet, même si je ne doutais pas des compétences de Hosoi-san. Leur démonstration m’a permis de comprendre l’origine des techniques à mains nues en aikidô. Il me tarde d’en découvrir plus maintenant ! », témoigne Lucass Lubin, étudiant en histoire et science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne participant à l’événement. La pratique a eu lieu dans une bonne humeur partagée et une volonté réelle de compréhension mutuelle, symbolisée par une remise de cadeaux officiels offerts par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En retour, les étudiants français furent gratifiés de tenugui (手拭い), carrés de tissus calligraphiés pour cette occasion de main de maître. A Lyon, les étudiants japonais comme français ont été chaleureusement accueillis par le Bureau Consulaire du Japon, la Mairie de Caluire et le club de l’AS Caluire Aikido, représenté par Jean-Gabriel Brando. L’entraînement commun a, une fois de plus, mis en valeur la nécessité de tels échanges autour de l’aikidô, discipline qui prend tout son sens dans son contexte culturel et linguistique.

 

Un regard vers l’avenir

Cette expérience est porteuse de nombreuses promesses jusque-là jamais engagées dans le cadre universitaire. Afin de consolider et d’entretenir les liens initiés lors de la venue des étudiants de Chûô, les 15 étudiants français ayant participé à l’événement, forts de leurs différentes disciplines (études de la langue et de la culture japonaises, droit, économie, géographie, sciences de l’information et de la communication, etc.), s’envoleront le 13 juillet prochain à destination du Japon, pour une durée de 25 jours, à la rencontre du réseau interuniversitaire d’aikidô japonais, dont cet échange avec l’Université Chûô a ouvert les portes. Les universités d’Ôsaka, de Kyôto, de Fukuoka, d’Okayama sont notamment impliquées dans ce nouveau type de relations avec les établissements universitaires français. « Tout étudiant intéressé - quel que soit son champ et son niveau d'étude -  est convié à prendre part à ce projet, intégralement conçu par et pour des étudiants, qui se construit depuis maintenant près de huit mois et devrait trouver un écho institutionnel au tournant de la prochaine année universitaire. De la même manière, nous appelons les entreprises et les particuliers à devenir mécène notre projet, soutenu notamment par la Mairie de Paris, le Bureau consulaire du Japon, le Crous de Paris, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’INALCO, dans le cadre des dispositions prévues par la loi », souligne Gabrielle Laumonier, coordinatrice du projet, étudiante en master d’Etudes japonaises à l’INALCO, qui se fera un plaisir de vous fournir de plus amples renseignements.

 

Contact : mecenat@aup-idf.fr

Plus d’informations (site français ou japonais) : http://www.aup-idf.fr/

Gabrielle Laumonier et Lucass Lubin pour #LeSorbonn@ute (Article diffusée sur le Sorbonn@ute le 18 avril 2017)

© Photo / DR

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Actualité
18 avril

Dominique Rousseau : « Modifier la Constitution, comment et pourquoi ? » (Réforme.net)

Revue de presse

Le constitutionnaliste Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose de redonner toute leur place aux citoyens-électeurs pour enrayer la crise de confiance actuelle.

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Plusieurs candidats à l’élection présidentielle se sont prononcés en faveur d’une VIe République et donc d’une nouvelle Constitution. Que cela vous évoque-t-il ?

« D’un point de vue quantitatif, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, et c’est souvent à l’initiative d’élus locaux que les expériences de transitions à la fois écologique, économique et politique sont les plus avancées. Cela participe du déplacement des lieux du pouvoir entre le national et le local. Les municipalités sont devenues les lieux de l’innovation sociale et politique, car elles disposent des leviers pour susciter la contribution des citoyens. Pour les élus, il existe aujourd’hui un catalogue de techniques et d’outils assez complet, qui va des discussions de groupe jusqu’aux plates-formes de contributions en ligne et aux budgets participatifs, efficaces quand ils font l’objet d’un vrai travail de concertation et de restitution. »

 

Les démocraties traversent une crise majeure de la représentation. Ces outils réussissent-ils à aller chercher ceux qui ne vont plus voter ?

« Nos sociétés contemporaines sont confrontées à la fois à la défiance et au silence des catégories populaires qui, pour certaines, ont renoncé à participer, tandis que d’autres se réfugient dans les extrêmes. La fracture, aujourd’hui, se situe entre diplômés et non-diplômés. Pour les premiers, intégrés politiquement et socialement, la participation est normale et devient même une exigence ; pour les seconds, elle présente un coût élevé, symbolique et matériel. Il n’est pas facile de donner son avis quand on a des horaires décalés ou qu’on a le sentiment de ne pas avoir de place dans la société. La démocratie participative ne fait pas toujours mieux que la démocratie représentative, sauf dans le cadre d’expériences où l’on se donne les moyens d’aller chercher les citoyens des quartiers populaires. Je pense par exemple aux initiatives de l’architecte Patrick Bouchain pour associer très en amont les habitants à des projets de rénovation urbaine, avec des dispositifs inclusifs sur le bâti, l’architecture. Ou aux démarches inspirées du community organizing américain, qui partent des besoins, des ressentis des habitants, sans vouloir débattre a priori d’enjeux qui ne les concernent pas. Ces expériences encourageantes peuvent produire une spirale vertueuse et créer de l’inclusion. (…)

 

Claire Legros pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2oFDQDQ
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Revue de presse
18 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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AURELIE DURAND

Consultante BNP Paribas Real Estate Transaction France

Aurélie Durand a été nommée consultante en immobilier de bureaux, locaux d’activités, industriels et commerces à BNP Paribas Real Estate Transaction France. Titulaire d’un master 2 de droit immobilier de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle a commencé sa carrière en 2006 comme asset manager en immobilier d’entreprise au sein de La Mondiale, puis comme responsable d’unité de gestion et du pilotage de la commercialisation de l’immobilier de placement. Avant d’intégrer BNP Paribas, elle était, pendant plus d’un an, responsable du service de gestion locative de la direction des affaires domaniales, des Hospices Civils de Lyon, avec pour mission de gérer et de valoriser le patrimoine privé du deuxième groupement hospitalier de France.

 

RAFAEL GUTIERREZ

Directeur des systèmes d’information du STIF

Rafael Gutierrez vient de rejoindre le Syndicat des transports franciliens (STIF), en tant que directeur des systèmes d’information, après avoir été à l’université Pierre et Marie Curie, l’UPMC-Paris 6, depuis novembre 2013. Titulaire d’un DEA Data bases de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a débuté sa carrière à l’université en tant que chef de projet informatique dans les domaines de la communication. Il a ensuite été chef du service informatique de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger (AEFE) avant de passer au sein de plusieurs ministères : adjoint directeur de projet interministériel SIRH au ministère de la Fonction Publique, directeur de projet pilotage au ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, puis directeur de projet gouvernance SI au sein du ministère du Développement durable. Il a ensuite été nommé directeur de projet maîtrise d’ouvrage informatique à la Cour des comptes, avant de rejoindre l’université Pierre et Marie Curie.

 

DELPHINE VANTOURS

Directrice des ressources humaines de Sidetrade

Delphine Vantours a été nommé au poste de directrice des ressources humaines de Sidetrade, éditeur de logiciel prédictif spécialisé dans la performance du cycle ‘Salesto-Cash’ des entreprises. Membre du comité de direction, elle va accompagner cette société dans sa stratégie de croissance. Pour ce faire, elle peut s’appuyer sur une expérience professionnelle de plus de 20 ans dans des sociétés technologiques de premier plan comme SAP, Sun Microsystems et Anaplan, où elle occupait dernièrement le poste de directrice des ressources humaines pour la zone Europe Middle East & Africa (EMEA). Ses différentes missions dans des sociétés du logiciel lui ont permis d’acquérir une réelle expertise en matière de définition et de mise en œuvre de stratégie RH dans un contexte de très forte croissance à l’international.

 

Compte LinkedIn de l’université

 

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Actualité
14 avril

Réouverture des portes du Hall Saint-Jacques

Actualité

À compter du mardi 18 avril 2017, l’accès au centre Panthéon s’effectuera par la cour d’honneur (12, place du Panthéon), et la rue Saint-Jacques (131-133, rue Saint-Jacques), avec la réouverture des deux grandes portes latérales.

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En conséquence, les portes du 3, rue Cujas (côté cafétéria) resteront, elles, fermées et seront uniquement utilisées comme sorties de secours.

 

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Actualité
14 avril

Francis Bloch : « Données privés contre gratuité des services : comment taxer les plateformes Internet ? » (The Conversation)

Revue de presse

Tribune de Francis Bloch, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre associé de l’Ecole d’économie de Paris (PSE), et de Gabrielle Demange, chaire PSE et directeur d’études à l’EHESS.

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L’accélération de la baisse des coûts de collecte et de stockage des données liée au développement des technologies de l’information a transformé les business models des secteurs de la publicité et du commerce.

 

Un accord tacite et opaque

Les plateformes de vente peuvent désormais utiliser des bases de données détaillées des historiques de ventes afin de mieux cerner les utilisateurs et de pratiquer une tarification dynamique ciblée. Dans le même temps, d’autres plateformes, comme les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux, utilisent les données issues des recherches spontanées effectuées par les internautes. Elles peuvent les vendre à des annonceurs publicitaires, procurant ainsi un revenu instantané, ou à des intermédiaires qui les compilent et affinent de futurs ciblages publicitaires.

Le plus souvent, une sorte d’accord tacite et opaque lie les plateformes Internet et leurs utilisateurs dans lequel un service ayant une valeur ajoutée pour l’utilisateur (propositions de produits, annonces ciblées, recherches par mots-clés, accès à des réseaux d’amis…) est fournie gratuitement en échange de la collecte de ses données. Peut-on améliorer cet accord tacite par des instruments de régulation, et en particulier par modalités de taxation ?

 

Modéliser les comportements

Pour apporter des éléments de réponse à cette question, nous nous sommes appuyés sur une modélisation des comportements des acteurs-utilisateurs et plateforme en situation de monopole. Nous distinguons les revenus provenant d’une utilisation ponctuelle des données (comme les enchères basées sur les recherches par mots-clés) de ceux provenant de l’exploitation des données (stockées et revendues notamment à des intermédiaires).

Cette exploitation nécessite une perte de confidentialité et de contrôle pour l’internaute, qui subit ainsi un « coût psychologique », variable selon chacun. La plateforme s’engage à pratiquer un degré d’exploitation des données et les consommateurs décident d’accéder ou non à la plateforme. Celle-ci cherche ainsi à équilibrer deux effets car une hausse d’exploitation des données par utilisateur peut dissuader l’accès des utilisateurs sensibles à la perte de confidentialité. (…)

 

Francis Bloch et Gabrielle Demange
Lire l’intégralité de la tribune : http://bit.ly/2opWAeh
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Revue de presse
14 avril

#VendrediLecture - La fabrique de l’océan indien (Emmanuelle Vagnon et Eric Vallet)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur le livre La fabrique de l’océan indien - Cartes d’Orient et d’Occident (Antiquité-XVIe siècle), d’Emmanuelle Vagnon, chargée de recherche au CNRS, et Eric Vallet, maître de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, publié aux Publications de la Sorbonne.

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Cet ouvrage richement illustré est une invitation au voyage à travers plus de vingt siècles de cartographie de l’océan Indien. Il explore comment cet océan a été imaginé et représenté, en Orient et en Occident, depuis les premières cartes babyloniennes jusqu’aux planisphères européens de la fin du XVIe siècle. Les cartes sont étudiées comme des objets de culture composés en fonction de contextes et de conventions qui diffèrent selon les points de vue et les époques, et finissent pas construire, « fabriquer », séparément et ensemble, une image unifiée de l’océan Indien que nous connaissons aujourd’hui. Le livre évite une approche chronologique qui se contenterait de décrire l’émergence d’une cartographie moderne à partir des navigations européennes du XVIe siècle. Il compare au contraire les savoirs issus des grandes aires du monde ancien : Europe, Extrême-Orient, monde musulman, pour croiser les regards et explorer les approches communes au-delà des distances géographiques et culturelles. Il décrit comment le savoir et les légendes antiques sur cet espace lointain, transmis par différents canaux en Orient et en Occident, ont fleuri dans des cartes à plusieurs échelles et selon des cadrages, des éclairages, ou encore des mises en scène très variés : mappemondes, schémas, cartes régionales, globes et planisphères composent cette cartographie multiple d’un espace maritime commun à plusieurs cultures.

 

Plus d’informations : www.publications-sorbonne.fr/

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Actualité
13 avril

Loïc Blondiaux : « Les villes sont devenues les lieux de l’innovation politique » (Le Monde)

Revue de presse

La participation citoyenne peut-elle transformer la gouvernance des villes ? Pour le sociologue Loïc Blondiaux, professeur au département de sciences politiques de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il dirige un master d’ingénierie de la concertation, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, à la faveur notamment de nouveaux outils.

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On constate une effervescence dans le domaine de la démocratie participative. Les villes y tiennent-elles une place particulière ?

« D’un point de vue quantitatif, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, et c’est souvent à l’initiative d’élus locaux que les expériences de transitions à la fois écologique, économique et politique sont les plus avancées. Cela participe du déplacement des lieux du pouvoir entre le national et le local. Les municipalités sont devenues les lieux de l’innovation sociale et politique, car elles disposent des leviers pour susciter la contribution des citoyens. Pour les élus, il existe aujourd’hui un catalogue de techniques et d’outils assez complet, qui va des discussions de groupe jusqu’aux plates-formes de contributions en ligne et aux budgets participatifs, efficaces quand ils font l’objet d’un vrai travail de concertation et de restitution. »

 

Les démocraties traversent une crise majeure de la représentation. Ces outils réussissent-ils à aller chercher ceux qui ne vont plus voter ?

« Nos sociétés contemporaines sont confrontées à la fois à la défiance et au silence des catégories populaires qui, pour certaines, ont renoncé à participer, tandis que d’autres se réfugient dans les extrêmes. La fracture, aujourd’hui, se situe entre diplômés et non-diplômés. Pour les premiers, intégrés politiquement et socialement, la participation est normale et devient même une exigence ; pour les seconds, elle présente un coût élevé, symbolique et matériel. Il n’est pas facile de donner son avis quand on a des horaires décalés ou qu’on a le sentiment de ne pas avoir de place dans la société. La démocratie participative ne fait pas toujours mieux que la démocratie représentative, sauf dans le cadre d’expériences où l’on se donne les moyens d’aller chercher les citoyens des quartiers populaires. Je pense par exemple aux initiatives de l’architecte Patrick Bouchain pour associer très en amont les habitants à des projets de rénovation urbaine, avec des dispositifs inclusifs sur le bâti, l’architecture. Ou aux démarches inspirées du community organizing américain, qui partent des besoins, des ressentis des habitants, sans vouloir débattre a priori d’enjeux qui ne les concernent pas. Ces expériences encourageantes peuvent produire une spirale vertueuse et créer de l’inclusion. (…)

 

Claire Legros pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2oFDQDQ
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12 avril

« Paris 1 Panthéon-Sorbonne inaugure son PMF Lab, première étape de sa ‘transition numérique’ et laboratoire d’expérimentations pédagogiques » (AEF)

Revue de presse

L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a inauguré le 9 mars 2017 son "PMF Lab", un nouveau type d’espaces d’enseignement composé d’une "salle de créativité", de plusieurs salles de réunion et de collaboration connectés et d’un plateau audiovisuel. Objectif : "franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique et réaliser d’intéressantes expérimentations pédagogiques", précise le dossier de presse. Ce projet a été soutenu par le MENESR, dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt "transformation numérique et pédagogique" lancé en 2016.

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Avec son PMF Lab, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne veut développer de "nouvelles pratiques pédagogiques, avec un rapport modifié entre l’enseignant et l’étudiant". Mais aussi "franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique et de réaliser d’intéressantes expérimentations pédagogiques". Financé par le ministère dans le cadre de l’AMI "transformation numérique et pédagogique" lancé en 2016, le dispositif se compose notamment d’une "salle de créativité", disposant de "plusieurs systèmes d’affichage et de partage d’écran, un tableau numérique interactif, un équipement de visioconférence et de captation ainsi que des possibilités d’expérimenter des technologies émergentes (impression 3D, réalité virtuelle et augmentée)". "En matière de connectivité, cette salle permet de faire intervenir quelqu’un à distance, grâce à un système de vidéo-conférence, et l’enseignant peut, entre autres, faire cours à deux groupes d’étudiants à distance".

 

Quels usages ?

Le PMF Lab comporte aussi "plusieurs espaces connectés de réunion et de collaboration, un plateau audiovisuel et toute l’offre associée de soutien pédagogique et technique proposée par les équipes de la direction du système d’information et des usages numériques (DSIUN)". Ce nouvel espace se veut être le "prototype d’une nouvelle génération d’espaces d’enseignement et de recherche, appelée à progressivement se décliner au sein des différents sites de Paris-I Panthéon-Sorbonne", précise l’établissement. Il s’agit d’espaces "plus modulables", ayant pour finalité notamment "de favoriser le développement de pédagogies alternatives, fondées notamment sur l’interactivité et la créativité". (…)

 

Camille Cordonnier pour AEF

Lire l’intégralité de l’article (payant) : www.aef.info/abonne/depeche/558039

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Revue de presse
12 avril

Campus Condorcet en chiffres

Dossier

Le Campus Condorcet entend devenir, dans les prochaines années, un véritable poumon des sciences humaines et sociales, aussi bien sur le plan national qu’international. Cet ambitieux projet, auquel l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne prend activement part, devrait aboutir à compter de 2018.

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Le Campus Condorcet est un immense projet. Donner naissance à une cité des sciences humaines et sociales, au nord de Paris, au bénéfice notamment de quatre universités et de plusieurs organismes de recherche, sur plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés à construire intégralement est un défi de taille. De très grande taille même au vu des chiffres impressionnants alignés par ce grand projet. Le futur Campus Condorcet, c’est en effet plus de 180 000 m² de locaux répartis sur 7,4 hectares, deux sites, 10 établissements et organismes d’enseignement supérieur et de recherche associés, 17 815 personnes concernées et un objectif bien affirmé : construire un campus de recherche en sciences humaines et sociales de visibilité européenne et internationale !

 

Ambitions

Dès 2019, le Campus Condorcet accueillera sur son site d’Aubervilliers près de 12 000 personnes. Le projet porte en lui les valeurs et les ambitions fondamentales qui feront de ce campus urbain, une structure inédite, de visibilité nationale et mondiale, offrant les outils spécifiques et nécessaires à la recherche et à l’enseignement des sciences humaines et sociales.

 

Rayonnement

La réunion de forces scientifiques d’une qualité exceptionnelle et bénéficiant d’une large visibilité permettra de constituer des pôles de référence, à l’échelle européenne et internationale. La dynamique de ce regroupement, confortée par la création de l’un des principaux pôles d’études doctorales en sciences humaines et sociales, à l’échelle nationale et mondiale, stimulera l’émulation scientifique.

 

Innovation

Campus du XXIe siècle, l’innovation et les nouvelles technologies occupent une place centrale dans ce projet. Elles permettront d’adopter des outils de recherche et de formation de pointe, tout en rendant possible l’adaptation de ces outils aux inévitables évolutions des pratiques.

 

Ouverture

Pensé et construit comme une partie intégrante de la ville, ce quartier universitaire est aussi un campus urbain qui dialogue avec les territoires qui l’accueillent. Les espaces publics et végétalisés qui le parcourent seront autant de lieux d’échanges et d’ouverture sur la ville.

 

12 000 personnes concernées dès 2019

4437 étudiants de licence et de master formés par an

 

5 disciplines enseignées sur le site de la Chapelle1

- Histoire

- Histoire de l’art et Archéologie

- Démographie

- Géographie, Philosophie

 

811 personnes concernées2

- 223 chercheurs et enseignants-chercheurs

- 533 doctorants

- 55 personnels administratifs et de soutien à la recherche

 

18 unités de recherche et équipes d’accueil sur le site d’Aubervilliers2

 

Phase 1

- Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS-UMR 8058) - Transfert en totalité

- Institut des mondes africains (IMAF-UMR 8171) - Transfert en totalité

- Mondes américains  (MASCIPO-CRALMI-UMR 6168) - Transfert en totalité

- Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris (LaMOP-UMR 8589)

- Pôle de Recherche pour l’Organisation et la Diffusion de l’Information Géographique (PRODIG-UMR6586)

- Géographie-cités (UMR 8504)

- Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe (SIRICE-UMR 8183)

- Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques (ANHIMA-UMR 8210)

- Institutions et Dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHES-UMR 8533)

- Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS-UMR 7533)

- Laboratoire de Géographie Physique (LGP-UMR 8591)

- Centre de Recherche de l’Institut de Démographie de l’Université Paris 1 (CRIDUP-EA 134)

 

Phase 2

- Centre Européen de Sociologie et de Science Politique de la Sorbonne (CESSP-UMR8209)

- Trajectoires (UMR 8215)

- Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (IHPST-UMR 8590)

- Archéologie des Amériques (ArchAm-UMR 8096)

- Centre d’Etudes des Techniques, des Connaissances et des Pratiques (CETCOPRA-EA 2483)

 

Pas encore déterminé

- Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (ISJPS, UMR)

 

9 services documentaires rejoignent le Grand équipement documentaire3

- 3 400 m² linéaires de documents imprimés

- 300 mètres linéaires d’archives scientifiques

- Bibliothèque de recherches africaines (BRA) de l’Institut des mondes africains

- Bibliothèque du Centre d’histoire de l’Asie contemporaine (CHAC)

- Bibliothèque du Centre d’histoire des relations internationales contemporaines (CHRIC)

- Bibliothèque Jean Maitron du Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle (CHS)

- Bibliothèque François-Chevalier du Centre de recherche d’histoire de l’Amérique latine et des mondes ibériques (CRALMI)

- Bibliothèque du Centre de recherche sur l’histoire de l’Europe centrale contemporaine (CRHECC)

- Bibliothèque du Centre de recherches d’histoire nord-américaine (CRHNA)-Claude Fohlen

- Bibliothèque du Centre de recherches sur l’histoire des slaves (CRHS)

- Bibliothèque de l’équipe Normes, Société, Philosophie (NoSoPhie) du Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne

 

1 Données issues du Programme Général Fonctionnel de Porte de la Chapelle, 4 mai 2016

2 Sous réserve d’évolutions ultérieures. Estimation réalisée en 2013 dans le cadre de la programmation. Dossier de consultation-Partenariat Public Privé, Note d’orientation générale 12 mars 2013, Annexe n°2b : Tableau des unités de recherche.

3 Données issues du Dossier de consultation - Partenariat Public Privé, Note d’orientation générale, 12 mars 2013, Annexe n°1a : Liste des unités de recherche et autres entités rejoignant le Campus en première phase, actualisée en 2016.

4 Données issues de la Cartographie des bibliothèques, centres de documentations et services d’archives du futur Grand équipement documentaire du Campus Condorcet en 2015.

 

Julien Pompey

Plus d’informations : www.campus-condorcet.fr/

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Dossier
11 avril

Jean-Emmanuel Ray : « Un licenciement pour des opinions est une discrimination » (Les Echos)

Revue de presse

Primaires, Brexit, élections américaines, campagne présidentielle : autant d’occasions où les langues se délient au bureau. Tour d’horizon des risques et bonnes pratiques de la conversation politique en milieu professionnel.

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Avec l’élection de Donald Trump, les discussions se sont animées dans les bureaux américains. Selon un sondage réalisé en février 2017 pour BetterWorks, société de logiciels libres implantée en Californie et à New-York, les travailleurs américains se sentent désormais distraits de leur travail en raison de la situation politique du pays : 87 % d’entre eux lisent consultent les médias sociaux au bureau, 73% parlent de politique avec leurs collègues, et 49 % ont déjà vu une conversation politique entre collègues dégénérer en dispute. Ce sont finalement 29 % des employés américains qui se disent moins productifs depuis les dernières élections ! (…)

 

La France réserve un statut bien particulier à la liberté d’expression, y compris en entreprise. « Contrairement à d’autres pays, il est interdit de produire un règlement intérieur visant à interdire de s’exprimer », rappelle Jean-Emmanuel Ray, professeur à l’école de droit de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. « Nous sommes au pays de Voltaire ! La liberté d’expression imprègne la culture française, et elle est inscrite dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : nul ne doit être inquiété pour ses opinions ! » L’entreprise se trouve parfois confrontée à des opinions pour le moins gênantes, mais elle est alors quasi impuissante. « Un licenciement pour des opinions est une discrimination, précise le spécialiste du droit du travail. Le salarié peut alors demander sa réintégration aux prud’hommes, et l’auteur des faits risque au pénal trois ans de prison ! »

 

Géraldine Dauvergne pour Les Echos Business

Lire l’intégralité de l’article sur business.lesechos.fr 

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Revue de presse
11 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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MATTHIEU MOULY

Directeur général de Lyxor au Royaume-Uni

Lyxor Asset Management vient d’annoncer la nomination de Matthieu Mouly en tant que directeur général de Lyxor UK, l’entité du groupe Lyxor au Royaume-Uni. Il conjuguera son nouveau rôle avec ses responsabilités actuelles de directeur des ventes ETF. Titulaire d’une maîtrise en mathématiques appliquées de Paris Dauphine et d’un master en gestion des médias de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a commencé sa carrière en 2000 comme manager de projet dans une start-up spécialisée dans le développement de logiciels pour la télévision numérique. En 2004, il a rejoint Natixis Secruties en tant qu’analyste sell-side couvrant le secteur des médias. En 2008, il entre dans l’équipe de vente ETF au sein de la division banque de financement et d’investissement de la Société Générale, où il développe l’activité ETF en France. Il est ensuite nommé, en 2010, responsable de la vente ETF dans les pays francophones pour Lyxor, avant d’être promu au poste de directeur des ventes ETF en 2014.

 

CAROLINE PAROT

Présidente du directoire d’Europcar Groupe

Le conseil de surveillance d’Europcar Groupe a annoncé la nomination de Caroline Parot en tant que présidente du directoire. Elle a pour mission d’accélérer le déploiement de la stratégie du groupe, dans le but de devenir « un leader des solutions de mobilité à l’échelle mondiale ». La nouvelle présidente est arrivée au sein d’Europcar en 2011 et a été nommée directeur financier en 2012. Elle occupait jusqu’à présent le poste de directeur général d’Europcar Groupe SA, et faisait partie du directoire. Titulaire d’un master en finances de l’ESC Paris et d’un DEA d’économie mathématique de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Caroline Parot a débuté sa carrière en tant que directeur d’audit chez Arthur Andersen. Elle a par la suite occupé les fonctions de contrôleur de gestion groupe et de directeur financier du segment technologie au sein du groupe Technicolor (anciennement Thomson).

 

JUSTIN PONCET

Directeur pôle Opinion Data Intelligence chez Angie

Justin Poncet rejoint l’agence Angie pour créer le pôle Opinion Data Intelligence. Il sera notamment chargé de diriger la practice et de développer les offres de monitoring de l’opinion et de la réputation, du planning stratégique des audiences et des publics, de la gestion de crise et de la stratégie média digitale. Il enseigne depuis cinq ans les relations publiques et l’analyse d’opinion, notamment dans le cadre du master communication politique et institutionnelle de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et au Celsa. Diplômé en science politique, il a débuté en tant que chargé de mission au sein du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Après plusieurs expériences dans le conseil en communication et dans le digital, notamment en tant que directeur de clientèle chez Spintank, il a rejoint Antidox en 2011 en tant qu’associé, où il travaillait plus particulièrement sur les problématiques d’opinion en ligne et d’influence, avant de rejoindre Angie en ce début d’année.

 

Compte LinkedIn de l’université

 

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10 avril

Marta Torre-Schaub : « Changement climatique : la société civile multiplie les actions en justice » (The Conversation)

Revue de presse

Depuis 2015, des actions en justice climatique ont fleuri un peu partout dans le monde : du Pakistan aux Philippines, en passant par les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, la Belgique ou l’Allemagne.

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Porter la « cause climatique » devant les juges n’a rien de nouveau. C’est le cas aux États-Unis depuis une dizaine d’années avec des actions remarquables comme Massachusetts v. Environmental Protection Agency (2007) ou American Electric Power v. Connecticut (2011). Ces actions avaient pour principal objectif de faire appliquer la réglementation existante en matière de pollution de l’air et de l’élargir au changement climatique.

Mais ces dernières années, la nouveauté consiste à réclamer à l’État de prendre ses responsabilités climatiques. Au nom de ses devoirs de protection des populations, celui-ci doit répondre pour son inaction ou ses actions inefficaces dans le domaine. Si elles sont nouvelles, ces réclamations ne supposent pourtant pas d’inventer de nouveaux droits ; elles s’appuient sur les constitutions et les lois fondamentales de chaque pays.

 

Des actions citoyennes

La question du dérèglement climatique n’est aujourd’hui plus confinée aux seuls experts scientifiques, ni aux négociations internationales au sein des Nations unies. Elle dépasse également les diverses réglementations nationales sur le climat ou la pollution de l’air. La question climatique est désormais reprise par la société civile : elle sort du cadre onusien et se transfère devant les tribunaux nationaux, devenant une cause citoyenne, susceptible d’intéresser à la fois les juges et les associations.

On peut citer à titre d’exemple deux décisions emblématiques où les plaignants ont obtenu gain face à un État jugé responsable. Il y a d’abord l’affaire Léghari, en septembre 2015 au Pakistan, qui a vu un paysan saisir la justice pour demander aux autorités de le protéger, lui et tous les citoyens, des effets du changement climatique. Simultanément, aux Pays-Bas , 900 citoyens se sont unis aux côtés de l’ONG Urgenda pour réclamer à l’État, au nom de son devoir de diligence inscrit dans la constitution néerlandaise, de prendre soin d’eux et de faire le nécessaire pour assurer leur survie.

 

Vers un mouvement global

Viennent s’ajouter à ces initiatives d’autres actions menées en 2016 et 2015 qui, si elles n’ont pas toujours abouti, ont lancé un signal fort. Ce fut notamment le cas de ce paysan péruvien ayant entrepris une action devant un tribunal allemand contre RWE, le géant de l’électricité outre-Rhin. Il réclamait à la firme des dommages et intérêts pour avoir dû engager les frais indispensables à son adaptation face à la montée des eaux dans son pays (…)

 

Marta Torre-Schaub

Lire l’intégralité de la chronique sur theconversation.com

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07 avril

#VendrediLecture - Patrice Chéreau à l’œuvre (Marie-Françoise Lévy et Myriam Tsikounas)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur le livre Patrice Chéreau à l’œuvre, rédigé sous la direction de Marie-Françoise Lévy et Myriam Tsikounas (Presses universitaires de Rennes).

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Patrice Chéreau se passionne pour le théâtre depuis ses plus jeunes années. Au lycée Louis-le-Grand, il en découvre tous les aspects, jusqu'à la signature de sa première mise en scène en 1964, à l'âge de vingt ans. Ce livre retrace et éclaire le parcours de cet artiste majeur du second XXe et de la première décennie du XXIe dont l’une des grandes originalités consiste à établir continuellement des correspondances entre peinture, cinéma, musique et spectacle vivant. De Peer Gynt à Hamlet, du Ring de Wagner sifflé puis encensé à Bayreuth jusqu’à Elektra qui triomphe et bouleverse au Festival d’Aix-en-Provence en 2013, de son premier téléfilm méconnu, Le Compagnon, jusqu’à La Reine Margot, ce créateur d’exception construit sans relâche sa vie de metteur en scène de théâtre et d’opéra, de réalisateur et scénariste, mais également d’acteur. Cet ouvrage croise les regards, fait dialoguer artistes, chercheurs et responsables culturels pour approcher au plus près du travail de création. Il met aussi l’accent sur la réception des œuvres et leur postérité, montre leur rayonnement et leur portée, nationale et internationale. Cette publication, qui se fonde sur une très riche documentation écrite et visuelle, présente de nombreuses photographies, pour la plupart inédites, de l’artiste au travail et de ses créations. Il invite les publics les plus larges à découvrir ou redécouvrir une œuvre unique, puissante et foisonnante.

 

La publication de cet ouvrage intervient suite au colloque « Chéreau en son temps », co-organisé par trois équipes de recherche (le Centre d'histoire sociale du XXe siècle, l'équipe ISOR du CRHXIX et S-IRICE), qui s’est déroulé du 17 au 19 novembre 2016.

 

Plus d’informations : www.pur-editions.fr/

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07 avril

Ma vie d’étudiante à Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Monde des Grandes Ecoles)

Revue de presse

Ilana Zaoui, étudiante en L3 d’économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, nous parle de sa fierté d’étudier à la Sorbonne, d’y réussir. Elle apprécie le cadre historique et merveilleux, et le fait que la Sorbonne soit tout sauf une fac anonyme.

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La Sorbonne et moi

 

Postuler via APB limite bien entendu la notion de choix d’un établissement. Mais lorsque j’ai été reçue à la Sorbonne, la plus ancienne et réputée université de France, je n’ai pas hésité. Cela été une grande joie et une fierté. La Sorbonne est connue et reconnue dans le monde entier. Mon diplôme sera un atout aussi à l’international.

 

Un lieu majestueux, magique, un mythe !

 

C’est une réelle chance d’étudier dans un cadre aussi majestueux et même magique ! C’est un lieu merveilleux, avec ses fresques, ses moulures, ses boiseries. C’est un bonheur de ne pas étudier dans un lieu anonyme. Cela donne envie, me donne le sentiment que j‘ai réellement quelque chose à réaliser ici. J’ai d’ailleurs été déçue de débuter mes études sur le site de Tolbiac : moche et mal agencé. Les associations éditent même un guide pour expliquer comment se rendre aux étages ! Malgré tout je m’y suis attachée. C’est là que j’ai grandi, que j’ai rencontré mes premiers copains de fac. J’ai rencontré des gens en demandant mon chemin.

 

Envie et moyens de faire bouger les choses

 

J’aime l’économie car connaître les aspects sociaux, financiers, économiques, des échanges internationaux permet de comprendre la marche du monde. Je me dis que cela me donne les clés pour faire bouger les choses dans le bon sens si l’opportunité se présente ! J’ai envie de poursuivre en master - dans l’idéal à la Sorbonne - en gestion pour me professionnaliser.

 

Une grande fac mais pas l’usine

 

A la fac, il faut très vite devenir autonome et travailler beaucoup ! Nous étions 1 000 en L1 et seulement 300 en L3. J’ai regardé sur internet des partiels d’autres licences d’éco, et je comprends pourquoi la Sorbonne a cette réputation ! Si nous avons besoin d’aide, les chargés de TD sont toujours disponibles. Il y a du niveau mais nous sommes bien encadrés ! C’est plaisant et une fierté de valider son année à ce niveau. C’est une motivation pour s’accrocher.

 

Ariane Despierres-Féry pour Le Monde des Grandes Ecoles et des Universités

Lire l’intégralité de l’article sur mondedesgrandesecoles.fr

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06 avril

Angela Greulich : « Pour un congé parental court, bien rémunéré et partagé entre les parents » (Slate)

Revue de presse

Le congé parental a connu d'importantes modifications au nom de l'égalité hommes-femmes et pour inciter les pères à y avoir recours. Pourtant, la réforme peine à se montrer efficace. Pour aller plus loin, la France doit raccourcir la durée du congé parental tout en proposant une substitution du salaire net à chaque parent. Par Angela Greulich, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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Depuis le 1er janvier 2015, le Complément de libre choix d'activité (CLCA) a laissé place à la Prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE). Pour le premier enfant, le versement de la PreParE passe de six mois à un an si les deux parents prennent un congé. À partir du deuxième enfant, la prestation peut être versée jusqu'aux trois ans de l'enfant comme auparavant, mais chaque parent ne peut prendre que 24 mois au maximum. C'est donc au second parent de prendre les 12 mois restants si le couple veut profiter de la durée maximale.

 

Par cette mesure, le gouvernement voulait permettre aux femmes de retourner plus rapidement sur le marché du travail après la naissance (ou l'adoption) de leur enfant, et inciter davantage les pères à s'arrêter de travailler pour élever leur enfant. C’est plutôt raté, car le dispositif reste très majoritairement utilisé par les femmes. Fin 2015, les hommes représentaient à peine plus de 5% des bénéficiaires du congé parental, contre 3,3% en 2014, selon la Cnaf. C’est toujours principalement les femmes qui s’occupent des tout jeunes enfants, au détriment de leur carrière. Par conséquent, les femmes sont actuellement toujours moins bien payées que les hommes (28% de moins dans le privé), ce qui nuit à leur indépendance économique et leur prévoyance vieillesse. Les pères passent, par ailleurs, toujours beaucoup moins de temps avec leurs enfants qu’ils le souhaitent.

 

L’échec de cette réforme est principalement lié au fait que la PreParE est toujours d’un montant forfaitaire (moins de 400 euros par mois en cas de cessation totale d’activité). Faute d'allocation suffisante, les couples ne peuvent pas se permettre de laisser celui qui gagne le plus s'arrêter.

 

La France est donc enferrée dans un cercle vicieux: l’inégalité salariale incite les femmes (qui ont un plus petit salaire) à interrompre leur activité professionnelle pour une durée toujours très longue, ce qui creuse encore un peu plus l’inégalité salariale entre hommes et femmes.

 

Il est donc l’heure d’oser une mesure beaucoup plus progressiste en France. Mais comment faire? Comme souvent en ce qui concerne la politique sociale et l’égalité homme/femme, un regard vers la Suède s’avère utile. Celle-ci propose un congé parental de 13 mois rémunéré à 80% du salaire net (plafonné à 4.000 euros par mois) pour chaque enfant. Les parents profitent de la totalité des 13 mois uniquement si le deuxième parent prend lui-même au moins deux mois de congé. (…)

 

Angela Greulich

Lire l’intégralité de l’article sur slate.fr : www.slate.fr/story/138182/conge-parental-court-partage

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Revue de presse
05 avril

Passionnante conférence de l’Ambassadeur du Mexique en France

Actualité

Juan Manuel Gomez-Robledo a récemment été convié par l’Ecole de Droit de la Sorbonne pour une conférence-débat sur ‘La politique étrangère du Mexique : les nouveaux enjeux’, suite notamment à l’élection de Donald Trump.

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Le Mexique est l’un des pays d’Amérique latine qui envoie le plus d’étudiants à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. C’est aussi l’une des destinations préférées des étudiants de l’université partant sur ce continent. Ce pays fait également l’objet de très nombreuses études et recherches au sein de l’établissement. C’est donc tout naturellement que l’université a eu le plaisir d’accueillir, le 7 mars dernier, Juan Manuel Gomez-Robledo, Ambassadeur du Mexique en France, membre de la Commission du droit international des Nations Unies, pour une conférence-débat sur le thème de ‘La politique étrangère du Mexique : les nouveaux enjeux’. En effet, aux défis mondiaux tels que le changement climatique, les inégalités, les menaces à la paix, la sécurité et les migrations, en 2017, s’ajoutent des changements géopolitiques qui s’annoncent en force : la remise en question des modèles d’intégration régionale, la montée des nationalismes dans le monde entier, et notamment l’isolationnisme américain, qui exacerbe la volatilité politique. Face à ces enjeux, la politique étrangère mexicaine, fondée sur le respect du droit international, la promotion de la sécurité collective et la défense des droits de l’Homme, constitue le revers du projet national et vise la protection de ses intérêts nationaux et la défense des causes mondiales les plus nobles.

 

Un diplômé de retour dans son université

Après un mot d’introduction du Président Haddad, qui a ensuite assisté à l’intégralité de la conférence présentée en français, Laurence Burgorgne-Larsen, professeur de droit public à l’Ecole de Droit de la Sorbonne, modératrice de ce débat, a tenu à préciser : « Ce n’est pas sans une certaine fierté que l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne vous accueille aujourd’hui, plus particulièrement l’Ecole de Droit de la Sorbonne et, en son sein, l’IREDIES, qui est le centre de recherche qui regroupe tous les juristes internationalistes et européanistes de notre université. La fierté qui nous étreint aujourd’hui réside dans le fait que vous êtes, en réalité, ici chez vous, tout à la fois en France et à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En effet, votre parcours est en tout point remarquable puisqu’il démontre une connaissance intime de l’univers de la pratique du droit international public. (…) Or, ce parcours de juriste et de diplomate, il a pris en quelque sorte racine ici, en France et au premier chef à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, puisque vous y avez découvert le droit en démarrant vos études, avant de les poursuivre sur les bancs de l’université de Nanterre et de ceux de Sciences Po Paris. C’est en ce sens que votre lien avec la France et, plus spécifiquement avec notre université, est fort et nous honore tout particulièrement. »

 

Une politique étrangère à vocation universelle

Juan Manuel Gomez-Robledo a ensuite débuté son propos en affirmant : « L’année 2017 est marquée par la montée des incertidudes et l’émergence de nouveaux défis sur la scène internationale qui risquent de bouleverser l’ordre mondial, conçu en 1945, ainsi que la vague de mondialisation qui a caractérisé la troisième révolution industrielle et les relations économiques entre les Nations. ». Il a ensuite aborbé la politique étrangère par le Mexique, qui a une véritable vocation universelle. « Face à ces défis, la politique étrangère mexicaine, fondée sur des principes tels que le respect du droit international, la promotion de la sécurité collective et la défense des droits de l’Homme, constitue le volet externe de notre stratégie de développement. Nous avons conçu notre place dans le monde sur la base d’une politique internationale qui promeut un monde régi par le droit international, qui constitue la meilleure défense de nos intérêts nationaux. Ainsi, notre politique étrangère repose sur l’idée du Mexique en tant qu’acteur, avec une responsabilité mondiale, c'est-à-dire une Nation qui participe dans la solution des principaux défis de l’humanité qui ne peuvent plus être résolus par un seul État, aussi puissant soit-il. C’est pour cela que nous avons toujours confié, dans notre politique étrangère, un rôle très important à la politique multilatérale, car celle-ci nous a rendu de très grands services dans la mesure où, par exemple, lorsqu’une problématique dans notre relation aussi intense que complexe avec les États-Unis s’épuise au niveau bilatéral, il est toujours utile d’aller vers les Nations Unies afin de favoriser une approche multilatérale ! »

 

La diplomatie et le respect que les Nations se doivent

L’Ambassadeur du Mexique en France a ensuite abordé la diplomatie et le respect que les Nations se doivent. « Les relations entre le Mexique et les États-Unis comptent parmi les plus complexes, les plus mûres et les plus institutionnelles au monde. Nous avons bâti une structure d’environ 400 accords et mécanismes formels et informels de dialogue, de concertation et de coopération qui régissent nos relations. Celles-ci s’expriment par le biais de liens locaux dont la profondeur et l’importance dépassent l’échelle fédérale, et sont construites par de nombreux acteurs étatiques et non-étatiques des deux pays. Et tout cela a créé des solidarités de fait et de droit qui font que, par exemple, l’eau du fleuve qui nous sépare est une eau que nous gérons depuis 1940 en parfaite coopération. Effectivement, la frontière unit plus qu’elle ne sépare : 10 Etats où résident plus de 14 millions d’habitants. Elle comporte 58 ports d’entrée traversés par plus d’un million de personnes et de 437 000 véhicules par jour. Il n’est pas surprenant d’observer que 80 % du commerce bilatéral se fait par voie terrestre. Cependant, depuis les élections présidentielles aux États-Unis, on assiste à un affrontement de représentations sur la migration et le partenariat économique qui sont sans rapport avec la réalité. Le regard médiatique et politique est souvent centré sur les questions les plus marginales [expulsions, construction d’un mur, etc.], qui sont surmédiatisées et qui masquent les réalités du terrain », a-t-il expliqué.

 

Les enjeux frontaliers et migratoires

Juan Manuel Gomez-Robledo a, par la suite, abordé les différents enjeux frontaliers et migratoires dans son pays, notamment ceux en liens avec les Etats-Unis. « Aujourd’hui, la population d’origine mexicaine aux États-Unis dépasse le 35 millions. Elle est responsable de 8 % du PIB tandis qu’une entreprise sur 25 est d’origine mexicaine. Les migrants perçoivent des revenus annuels de 240 milliards de dollars par an ; ils payent environ 90 milliards de dollars en impôts annuels ; et n’utilisent que 5 milliards de dollars annuels en services publics et allocations. (…) De plus, le Mexique est le principal fournisseur de talents étrangers à la Silicon Valley, devant l’Inde, le Japon et l’Allemagne. Mais ce qu’il faut retenir c’est que les Mexicains ne partent plus vers les États-Unis en masse, comme ils le faisaient jusqu’à un passé assez récent. (…) Ainsi, le flux général de migrants mexicains s’est totalement inversé et se situe à son niveau le plus bas depuis les années 90. » Et d’ajouter : « Le Mexique a manifesté clairement son désaccord avec les mesures annoncées par le département de la sécurité interne des États-Unis, qui pourraient porter atteinte aux droits des migrants mexicains, y compris toute tentative de militarisation des opérations migratoires. Le Mexique n’acceptera en aucun cas l’application extraterritoriale des décrets de l’Exécutif américain en matière de migration, ni la déportation de citoyens d’autres pays sur le territoire mexicain dans l’attente d’une résolution juridique à leur situation. Ces mesures doivent être l’objet d’un dialogue et d’une décision consensuelle entre les deux pays, et non pas d’une décision unilatérale. Enfin, nous soulignons l’importance de nos mécanismes de coopération, en matière de sécurité, afin de combattre le terrorisme, le crime organisé, le trafic des drogues ainsi que l’importance d’arrêter le flux d’armes et d’argent liquide en provenance des États-Unis qui finance le crime organisé au Mexique. »

 

Réflexions sur le Mexique et les Etats-Unis

Enfin, l’Ambassadeur du Mexique en France, membre de la Commission du droit international des Nations Unies, a conclu cette conférence-débat par quelques réflexions relatives à l’avenir pour le Mexique, les Etats-Unis et leur place sur la scène internationale. « Dans le contexte actuel d’incertitude politique, le Mexique est prêt à négocier, guidé par trois principes : 1) le respect de notre souveraineté ; 2) le respect sans entrave de l’État de droit, à commencer par le droit international ; 3) une approche constructive visant des résultats mutuellement avantageux. Les négociations visant l’avenir de la relation bilatérale doivent comprendre tous les volets de manière intégrée : commerce, sécurité, migration. Nous sommes conscients des limites à ne pas franchir et, dans notre cas, l’affaire du mur est clairement un sujet dont on n’est absolument pas disposé à discuter sous aucun angle. (…) En guise de conclusion, je dirai que nous attendons beaucoup des semaines à venir dans nos pourparlers avec les États-Unis. Quelle que soit l’issue des négociations, la diversification de nos échanges s’impose. À cet égard, le Mexique cherche à renforcer sa présence sur le continent européen en tant que pays stratégique, partenaire fiable et allié dans le cadre d’un large éventail de questions de l’agenda international. L’Union européenne est déjà le troisième partenaire commercial du Mexique, le deuxième investisseur et la deuxième source de touristes qui visitent notre pays. Dans ce contexte, une priorité de la politique extérieure est l’aboutissement de la négociation vouée à moderniser l’accord de libre-échange entre le Mexique et l’Union européenne. Le Mexique continuera à renforcer son développement interne en déployant une politique étrangère active et cohérente. Défendre le développement inclusif, par exemple, exige un rôle plus prononcé dans la lutte contre la pauvreté, la promotion des objectifs de développement durable, la création de nouveaux instruments de financement au développement ; lutter contre le changement climatique exige une action concerté sur le plan multilatéral ainsi qu’une politique interne cohérente de croissance verte ; défendre la paix et la sécurité internationales exige un engagement accru avec les OMP, le respect du droit international, l’appui à la protection des droits de l’Homme y compris les droits des migrants et une coopération étroite avec les Nations unies ! »

Julien Pompey pour #LeSorbonn@ute (Article diffusée sur le Sorbonn@ute le 4 avril 2017)

© Photo / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Service Communication

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04 avril

Les bienfaits du microcrédit analysés en Sorbonne

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La deuxième conférence ‘E2PME’ a abordé les ambitions et les enjeux du microcrédit et de la micro-franchise, avec notamment l’intervention de Frédéric Lavenir, le président de l’Adie.

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Le 2 mars dernier, un mois très exactement après la toute première conférence ‘E2PME’ (pour ‘Economie Politique et Management de l’Entrepreneuriat et des PME’), une deuxième édition a été organisée autour du sujet du microcrédit. A cette occasion, Frédéric Lavenir, président de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) avait été convié à partager avec les étudiants sur ce sujet, en abordant notamment leurs principes ainsi que leurs impacts en France. « Je suis très ému d’être dans un amphithéâtre : cela me ramène dans mes années d’étudiant à l’université », a-t-il tout d’abord confié en introduction de cette conférence organisée par l’INEES (International Network in Economics and Entrepreneurship for Science), le PRISM SEE, et en collaboration avec Les Jeudis des Entrepreneurs. Il faut dire que Frédéric Lavenir a, en une vingtaine d’années, enregistré un parcours de qualité en débutant au ministère de l’Economie et des Finances avant de rejoindre l’Adie, à partir des années 2000, et de devenir le président, depuis septembre 2016, de cette association qui a pour objet d’aider, notamment sous forme de microcrédits, l’implantation de créateurs d’entreprise en manque de moyens.

Un vraie tournant dans l’aide sociale

Comme l’a ensuite expliqué Frédéric Lavenir, le modèle de microcrédit vient à l’origine du Bangladesh, où il a été inventé par Muhammad Yunus, un banquier ayant notamment reçu le prix Nobel de la Paix pour ce mode de financement. Ces prêts de petits montants visaient en effet à permettre aux commerçants, agriculteurs et autres artisans de lancer ou de développer leurs activités, grâce l’achat de matières premières. A la suite du succès de ces microcrédits, ces aides sont progressivement arrivées en France. Les entreprises concernées prennent ainsi bien souvent la forme de petits commerces, tels que des pizzerias, des crêperies ou encore des commerces ambulants.

La création de l’Adie, en 1989, a marqué un véritable tournant dans l’aide sociale, offrant la possibilité de prêter à des personnes n’ayant pas, dans d’autre cas, l’occasion d’avoir accès à des crédits. Avec 20 000 prêts enregistrés l’année passée, pour un montant moyen de l’ordre de 4000 euros, l’association a pris une envergure sans équivalence nationale et permet de changer des vies. « Les bénéficiaires ne sont pas des assistés : ils sont aussi capables que n’importe qui dans ces conditions ! », a notamment insisté Frédéric Lavenir, qui entend bien souvent les gens dire : « Ce n’est pas pour moi ! »

Mais l’Adie n’est pas seulement un fonds d’investissement : elle propose aussi un accompagnement à la création sur un plan technique et humain. Cela fonctionne d’ailleurs correctement : au bout de deux ans, 76 % des entreprises sont toujours en vie, ce qui est à peu près équivalent aux chiffres communiqués par l’INSEE pour les entreprises de cette catégorie. Le taux de remboursement de 95 % est, lui aussi, dans la norme.

Une véritable spirale de bien-être

Le modèle économique proposé dans le cadre du microcrédit est relativement simple et prend la forme d’une spirale de bien-être. L’exemple proposé par Frédéric Lavenir est un groupe de trois femmes, dans la banlieue d’une grande ville. Une d’entre elles fabrique des produits artisanaux, et les deux autres des plats cuisinés. Sans fonds, elles auraient été dans l’impossibilité de gagner assez d’argent pour vivre correctement (500 euros par mois). Avec un prêt de l’ordre de 1000 euros, elles augmentent leur revenu mensuel équivalent au SMIC. En se portant caution entre elles et grâce à des petites formations de l’Adie, celles-ci sont capables de gérer leurs petites entreprises. En un mois, le prêt initial est remboursé : les femmes ont changé que ce soit professionnellement comme humainement : elles sont devenues des véritables entrepreneuses et ont gagné confiance. En augmentant le prêt suivant, le revenu progresse et ces femmes arrivent in fine à ouvrir un compte en banque avec autorisation de découvert et bientôt la possibilité de réaliser un prêt beaucoup plus conséquent. Résultat : des entreprises sont nées et se sont développées !

L’intervention de Frédéric Lavenir n’était pas seulement un discours sur l’innovation, comme le sont les microcrédits et les micro-franchises, mais également un moment humain sur le partage et l’égalité des chances que chacun peut et se doit d’avoir !

 

Charlotte Sostivint pour #LeSorbonn@ute (article diffusée le 3 avril 2017)
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© Photo / DR

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04 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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PIERRE DEHEUNYNCH

Directeur général adjoint en charge de la DRH d’Engie

Depuis le 1er septembre 2016, Pierre Deheunyncka pris les fonctions de directeur général adjoint en charge de la Direction des ressources humaines d’Engie et de la supervision de Global Business Services, le centre de services partagés du groupe. Diplômé en droit social à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a commencé sa carrière chez BSN-Danone, groupe dans lequel il a exercé différentes fonctions au sein des ressources humaines, en France comme  l’international. En 2000, il a été nommé directeur des ressources humaines Asie-Pacifique à Singapour avant de devenir, en 2005, directeur général en charge du développement des hommes et des organisations de Danone. Il a rejoint le groupe Engie à l’été 2016, assurant temporairement les fonctions de directeur général adjoint, en charge de la communication et de la marque du groupe Engie.

 

KATIA HERSARD

Présidente de la filiale billetterie de la FNAC

Katia HersarD est promue présidente de la filiale billetterie du groupe FNAC. Diplômée d’un DEA d’économie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle a d’abord été chef de publicité chez Young & Rubicam Guatemala en 1997. Elle a ensuite rejoint le groupe TBWA, au Guatemala puis à Paris, en 1999, d’abord comme chef de publicité senior avant de devenir chef du groupe TBWA à Paris. En 2001, elle a intégré Ogilvy & Mather Pars en tant que directrice conseil. Elle a ensuite été directrice du marketing stratégique, puis directrice de la marque chez Club Méditerranée. En 2010, elle est entrée dans le groupe FNAC comme directrice de la marque et du marketing. Depuis 2013, elle était directrice e-commerce et marketing.

 

CAROLINE LE MASNE DE CHERMONT

Directrice juridique de Vivendi

Vivendi a annoncé la nomination de Caroline Le Masne de Chermont au poste de directrice juridique du groupe. Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et d’un DEA de droit des affaires et droit économique de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle est avocate de formation. Après avoir travaillé cinq ans au sein du cabinet d’avocats Cleary Gottlieb Steen & Hamilton à Paris, elle a intégré le secrétariat général de Vivendi, en 2007, où elle occupait le poste de directrice droit des sociétés/fusions & acquisitions. Dans cette fonction, elle a travaillé sur de nombreuses opérations structurantes pour le groupe, dont la création puis la cession d’Activision Blizzard, la cession de SFR, l’acquisition puis la cession de l’opérateur télécoms brésilien GVT et, plus récemment, l’entrée au capital de Telecom Italia et l’offre publique d’acquisition sur Gameloft.

 

Compte LinkedIn de l’universitéhttp://bit.ly/2o90kxE

 

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Actualité
04 avril

Laurence Brunet : « Autoriser la conservation d’ovocytes pour des maternités tardives » (Slate)

Revue de presse

Cette mesure serait positive pour l'autonomie individuelle des femmes, mais aussi pour la société dans son ensemble. Par Laurence Brunet, juriste à l’Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et au Centre d’éthique clinique de l’AP-HP.

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La vitrification ovocytaire est un nouveau procédé de congélation dont il est établi qu’il est sans danger et le plus efficace pour conserver les ovocytes. Mais en France, le procédé est exclusivement réservé aux dons d’ovocytes et à la préservation de la fertilité pour raison thérapeutique, par exemple avant un traitement anti-cancéreux qui risque de rendre infertile ou lorsqu'est détectée une ménopause précoce.

La réserve ovocytaire des femmes commence à se détériorer vers 35 ans et la chute de fertilité s'accélère après 38 ans. Si le nombre et la qualité de ses ovocytes baissent tôt, en revanche, une femme en bonne santé peut porter un enfant sans risque jusqu'à 45/47 ans. Pourquoi ne pas permettre alors aux femmes de congeler leurs ovocytes lorsqu'ils sont «jeunes» pour pouvoir les utiliser un peu plus tard, via une fécondation in vitro (FIV), lorsqu'elles seront prêtes à avoir un enfant mais que leur horloge biologique les empêchera d'être enceintes spontanément ?

 

Des arguments d'ordre individuel…

 

L'autonomie des femmes

 

Pourquoi l'Etat interdit-il cette mesure de précaution ? Au nom de quoi devrait-il encore se mêler de l'autonomie reproductive des femmes ? Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas repousser l'âge de la maternité tant qu'elles n'ont pas trouvé une situation matérielle et professionnelle stable et confortable ? Pourquoi les femmes ne pourraient-elles profiter un peu plus de leur plaisir à travailler (ce qui ne veut pas dire qu'elles seraient alors nécessairement carriéristes) et à s'engager dans la vie sociale (ce qui prouve qu'elles ne sont pas égoïstes) avant d'assumer la responsabilité d'une famille ?

Pourquoi les femmes ne pourraient-elles se montrer exigeantes dans leur choix d'un partenaire et attendre pour de vrai le prince charmant? Si les femmes font des enfants tard ou se résignent à ne pas en avoir, ce n'est pas parce qu'elles n'ont pas envie d'en avoir, mais parce qu'elles n'ont pas trouvé avant le bon compagnon qui sera le bon père.Et si elles le trouvent, alors que l'horloge biologique est bien avancée, elles craignent de laisser transpirer leur fort désir d'enfant… et de faire ainsi fuir leur nouvel amoureux réticent à se précipiter dans un projet parental !

 

L'égalité biologique homme-femme

Pourquoi donc, tout simplement, les femmes ne pourraient-elles avoir les mêmes envies, les mêmes opportunités, les mêmes choix que les hommes? C'est à rétablir cette égalité de situation que l'autoconservation pourrait contribuer… ou tout au moins à compenser en partie les inégalités physiologiques, et leurs conséquences sociales, entre les hommes et les femmes. Il n'est en effet pas envisageable d'étendre par la bio-médecine la fertilité des femmes jusqu'aux limites dont celle des hommes est dotée par nature (environ 60 ans). Un seuil à ne pas dépasser est souvent plébiscité par les femmes: 45-48 ans. C'est celui au-delà duquel la grossesse elle-même devient dangereuse.

 

… et au nom du collectif

 

L'argument démographique

C’est un fait que les femmes entrent en maternité plus tard: l’âge moyen du premier enfant est 30,4 ans. Ce recul n'est plus compensé par une augmentation des naissances aux âges plus élevés, car l’indicateur de fécondité est en baisse depuis 2 ans en France (1,93 par an en 2016 contre 2 en 2014 selon l'Insee). La question de l'extension des limites physiologiques des femmes pour enfanter commence donc à se poser avec acuité au niveau collectif: l'autoconservation par les femmes de leur ovocytes semble être le moyen le plus efficace pour y répondre. (…)

 

Laurence Brunet

Lire l’intégralité de l’article sur slate.fr : www.slate.fr/story/140399/autoriser-conservation-dovocytes

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Revue de presse
03 avril

Loïc Blondiaux : « Les catégories populaires se réfugient dans le silence politique » (L’Obs)

Revue de presse

Une partie de la population ne veut plus être passive entre deux élections. Mais, selon le chercheur Loïc Blondiaux, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce sont souvent les plus aisés qui se mobilisent.

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Loïc Blondiaux est chercheur en science politique. Il est l’auteur d’un essai sur la démocratie participative, Le Nouvel Esprit de la démocratie (Seuil, 2008), et d’une histoire des sondages, La Fabrique de l’opinion (Seuil, 1998). Entretien.

 

De Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron, les candidats présentent leur programme comme le fruit d’une "participation citoyenne". Est-ce du marketing politique ?

« En partie, puisque les plateformes numériques, sur lesquelles les internautes sont encouragés à déposer des idées, servent aussi à communiquer, mobiliser et enrôler de nouveaux soutiens. Mais c’est aussi une réponse à un fait de société : une partie de la population ne se satisfait plus d’un rôle passif entre deux élections et revendique une possibilité d’interpellations, de critiques et de contributions à la recherche de "solutions". Il resterait à analyser le profil sociologique de ces personnes qui réclament un rôle plus actif. Je pense qu’on les trouverait dans les fractions les plus jeunes, les plus éduquées et les mieux intégrées de la société. (…)

 

Rémi Noyon pour l’Obs

Lire l’intégralité de l’interview sur tempsreel.nouvelobs.com

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31 mars

Andréa Giovanni ou le grand pari du sport

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Suite à un accident de santé, Andréa Giovanni a choisi de faire sa réathlétisation sportive avec Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au travers d’un intense programme personnalisé, tout en suivant un cursus universitaire.

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Andréa Giovanni a fait un grand choix : après un accident de santé, il a décidé de ne surtout pas baisser les bras, et de faire du sport à tout va ! « Suite à un accident, j’avais le choix entre une clinique spécialisée ou le pari un peu fou de reprendre des études en parallèle d’un programme hors-norme pour ma rééducation et ma réathlétisation sportive. J’ai toujours eu horreur du côté médical : j’ai donc opté pour la reprise de mes études, avec la nécessité de convaincre les directeurs des sports de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 2 Panthéon-Assas. Je leur ai demandé de me faire confiance et, très concernés, ils ont accepté. De plus, ils ont été à l’écoute de mon projet et m’ont donné les moyens de l’accomplir. Ça a été un vrai pari gagnant ! »

 

La création de programme adapté

En intégrant l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Andréa Giovanni est à la base de la création du programme « PPES », pour programme personnalisé d’éducation physique pour les personnes ayant des besoins spécifiques. Aujourd’hui, une vingtaine d’étudiants bénéficient de ce programme totalement adaptable. Andréa pratique ainsi, dans un premier temps, 10 sports par semaine, avant de monter à 15 disciplines, et chacune d’elle permet de rééduquer et de renforcer une partie du corps : l’aviron pour les fessiers, l’escalade et le golf pour les appuis, la gymnastique pour les étirements, l’escrime pour travailler tout un côté du corps, le badminton pour le cardio, la plongée pour la respiration, le yoga et la relaxation pour le calme et la gestion du stress… « Il s’agit d’une réathlétisation globale, avec l’insertion d’une approche médicale dans un cadre universitaire. Je dois dresser des bilans tous les six mois avec une réunion compte-rendu sport par sport, afin de voir les résultats, les améliorations, les progressions… »

 

Des journées d’une très grande intensité

Andréa Giovanni a ainsi des journées très remplies, de 8h à 22h, sept jours sur sept. Pour autant, il n’a souhaité et ne veut aucun traitement de faveur. « Le seul aménagement demandé, côté études, a été de grouper tous les TD et les cours en amphithéâtre en l’espace d’une ou deux journées. Mes travaux dirigés sont ainsi concentrés durant la journée, et mes cours le soir. Enfin, mes week-ends sont réservés au travail personnel et à la préparation des TD. C’est très dur au niveau de l’intensité et de l’organisation, mais mes résultats universitaires sont bons, avec une moyenne générale supérieure à 12,5, malgré mon programme intense de 15 sports. Le mental développé dans le sport de haut niveau m’aide énormément pour les études. Les professeurs agréablement surpris de mes aménagements, et leurs conseils sont vraiment bénéfiques. Ils ont un regard bienveillant me concernant, du fait de ma ténacité et de ma persévérance au quotidien. De plus, mon assiduité renforce ce sentiment ! », explique le dynamique jeune homme.

 

Une organisation quasi-militaire pour tenir la cadence universitaire

Pour associer des études supérieures et la pratique intense de nombreux sports, Andréa Giovanni a « adopté une organisation quasi-militaire. Il faut éviter de tomber malade, et avoir beaucoup de motivation, de persévérance et de ténacité ! D’autant que je fais tous les trajets en vélo, car j’ai calculé que ce moyen me permettait de gagner près de 25 % de temps au niveau des transports. Sinon, sans cela, ce ne serait pas gérable ! » L’étudiant souhaite également être très performant sur le plan sportif. « Je veux avoir les mêmes performances qu’auparavant. Il s’agit d’un vrai challenge, et le plus dur est d’être régulier sur la durée… Mon petit neveu me connaissait grand sportif et bon champion : c’est notamment pour lui que je souhaite être performant ! », confie Andréa Giovanni. Et d’ajouter : « Les responsables des services des sports m’ont prévenu que ce programme allait être très dur, et qu’il me serait difficile de tenir plusieurs mois. Au final, cela fait deux ans que je tiens la cadence ! C’est un vrai contrat avec moi-même et le service des sports ! » Andréa Giovanni a même participé, au passage, au championnat de France d’escrime et à plusieurs concours d’équitation.

 

La volonté de rapidement retrouver une activité professionnelle

Après avoir fait plusieurs stages en France, pour des groupes tels que L’Oréal et Groupama S.A., et aux Emirats Arabes Unis pour une multinationale indienne, Andréa Giovanni veut très rapidement retrouver le monde professionnel, une fois que sa réathlétisation universitaire sera terminée. « Je devrais être très prochainement diplômé d’un master 2 de l’IAE de Paris et, d’ici à un an, je compte reprendre mon travail d’avant et de nouveau évoluer dans la communication, très certainement à l’étranger. L’avantage d’un chef de projet est qu’il peut évoluer dans de nombreux secteurs d’activité, d’autant que j’ai une certaine polyvalence désormais ! »

#LeSorbonnaute (Article diffusé sur le Sorbonn@ute le 15 mars 2017)

© Photo / DR

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31 mars

#VendrediLecture - La vie intellectuelle en France (Christophe Charle et Laurent Jeanpierre)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur La vie intellectuelle en France, ouvrage rédigé sous la direction de Christophe Charle, professeur d’histoire à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laurent Jeanpierre, chercheur au Labtop, et publié aux Editions du Seuil.

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La vie intellectuelle ne saurait être réduite à une galerie de grandes figures de la pensée ni au récit épique de leurs combats. Elle ne se limite pas davantage aux idées politiques, aux grands courants littéraires et aux doctrines philosophiques. Avec cette somme sans équivalent par son approche de longue durée, elle englobe tout à la fois le monde des sciences, des lettres et des arts comme les idéologies militantes ou religieuses. Attentif aux espaces de production et de diffusion des idées, à leur circulation internationale comme à leurs ferments locaux et régionaux, aux soubassements collectifs et institutionnels de leur genèse ainsi qu’à leurs interactions avec la société, cet ouvrage retrace l’histoire de la France contemporaine au prisme des idées qui l’ont transformée et qui s’y sont affrontées. De ses groupements emblématiques à ses courants marginaux, de ses moments d’effervescence à ses mouvements souterrains, il donne à lire une histoire de la vie intellectuelle entièrement décloisonnée et renouvelée. Ce premier volume couvre une période qui s’étend des lendemains de la Révolution à 1914. Elle débute par la conquête des libertés d’expression, marquée par une imbrication forte entre le monde intellectuel et les pouvoirs politiques et religieux. Elle se prolonge par une phase déterminante d’autonomisation collective des intellectuels et d’affirmation de nouvelles sciences. Il en résulte une lutte entre eux pour définir les valeurs à faire valoir publiquement.

 

Plus d’informations : www.seuil.com/ouvrage/

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31 mars

Ma vie de professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Monde des Grandes Ecoles)

Revue de presse

Bertrand Simon, professeur de sciences politiques à Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis 1996 partage ses coups de cœur pour une université hors normes. Proches de ses étudiants, il les accompagne durant leur cursus et souvent après leur entrée dans la vie professionnelle.

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Un cadre de travail unique

 

Notre cadre de travail est exceptionnel. Au-delà de l’aspect majestueux des locaux multi-centenaires ; la dimension historique est très présente et je ne m’en lasse pas. Faire cours dans l’amphi où Marie Curie donna son premier cours et fut la première femme à enseigner en université, cela ne peut que procurer une émotion particulière !

 

« Une chance que j’apprécie tous les jours ! »

 

J’ai la chance de donner mon cours du premier semestre dans l’amphi Descartes. Il comporte une fresque représentant Prométhée dérobant le feu aux Dieux pour l’offrir aux Hommes. J’aime le contraste de la cohabitation entre lieux historiques et modernité, par exemple lorsque je projette un document sur un écran géant.

 

Un réel accompagnement des étudiants

 

Je suis un enseignant assez proche de ses étudiants, notamment ceux qui sont en fin d’études. J’estime que cela fait partie de ma mission de les accompagner. Je suis aussi là pour faciliter leur insertion professionnelle ; les aider à se constituer un réseau ; leur faire profiter du mien. Je les suis aussi lors de leur mobilité à l’international en tant que responsable des relations internationales du département de sciences politiques.

 

Des relations dans la durée

 

Les occasions de retrouver d’anciens étudiants sont également assez nombreuses. Certains me rappellent pour me poser des questions, me parler de leur évolution professionnelle. J’en croise d’autres dans des réunions professionnelles. Par exemple lorsque je suis appelé comme expert auprès du Conseil de l’Europe et de la commission de Venise pour les médias et les élections. (…)

 

Ariane Despierres-Féry pour Le Monde des Grandes Ecoles et des Universités

Lire l’intégralité de l’article sur mondedesgrandesecoles.fr

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Revue de presse
30 mars

Top 10 des citations philosophiques prononcées en Sorbonne

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La Sorbonne a été le lieu de très beaux discours et de très grandes déclarations philosophiques sur des thèmes divers et variés. Le Sorbonn@ute a ainsi décidé de réaliser sa sélection des plus belles citations.

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« Une grande agrégation dhommes, saine desprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui sappelle une Nation » - Ernest Renan

Dans une conférence prononcée en Sorbonne le 11 mars 1882, Ernest Renan reprend son célèbre texte ‘Qu’est-ce qu’une nation ?’. Il formule alors l’idée qu’une nation repose à la fois sur un héritage passé, qu’il s’agit d’honorer, et sur la volonté présente de le perpétuer.

 

« Si lon se borne à écrire sur la liberté, en général, on contribue à loppression ! Car on peut opprimer totalement au nom de la liberté » - Jean-Paul Sartre

L’écrivain et philosophe français Jean-Paul Sartre, représentant du courant existentialiste, prononce un grand et mémorable discours en Sorbonne, le 30 novembre 1946, pour marquer la création de l’UNESCO, au cours de laquelle il prononce cette célèbre phrase.

 

« Le présent nest pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de laction » - Simone de Beauvoir

Ancienne étudiante à la Sorbonne, où elle rencontra notamment Jean-Paul Sartre dans les années 20, Simone de Beauvoir est considérée comme une théoricienne importante du féminisme et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

 

« Ce sont les hommes qui écrivent lhistoire, mais ils ne savent pas lhistoire quils écrivent » - Raymond Aron

Citation de Raymond Aron, philosophe et professeur à la Sorbonne, prononcée lors d’un de ses cours magistraux de ‘Philosophie et Histoire’, en 1963. Cette série de conférences universitaires a été diffusée et peut encore être écoutée sur ‘Radio Sorbonne’.

 

« Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question » - Gaston Bachelard

Penseur anticonformiste et autodidacte, Gaston Bachelard a révolutionné la philosophie des sciences et a enseigné à la Sorbonne (où un amphithéâtre porte désormais son nom), de 1940 à 1954. Cette phrase est extraite de son ouvrage ‘Les Obstacles épistémologiques’.

 

« Ayons foi dans lavenir, et par conséquent soyons patients dans le présent » - Victor Cousin

Citation tirée des ‘Cours d’histoire de la philosophie moderne’ (1841) donnés en Sorbonne par Victor Cousin, philosophe spiritualiste, chef de l’école éclectique. Il est considéré, en France, comme le fondateur de la tradition des études d’histoire de la philosophie.

 

« Un philosophe doit enseigner, pas seulement de la philosophie, mais aussi du savoir » - Michel Serres

Philosophe, historien des sciences et membre de l’Académie française, Michel Serres a été professeur d’histoire des sciences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il s’est notamment intéressé à la diffusion du savoir et à la vulgarisation du savoir scientifique.

 

« La liberté de pensée est absolue où elle nest rien » - Luc Ferry

Ecrivain, professeur de philosophie, chargé de cours à Paris 1 Panthéon-Sorbonne de 1982 à 1988, ou encore ancien ministre de la Culture (2002-2004), Luc Ferry a tenu de nombreuses conférences en Sorbonne, dont une en avril 2005 sur le sujet ‘Qu’est-ce que la philosophie’.

 

« Les meilleurs penseurs sont ceux qui pensent contre eux-mêmes » - Régis Debray

Philosophe et écrivain, fondateur de la médiologie, Régis Debray est également un ancien étudiant de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cet ardent républicain, défenseur de la laïcité et de l’enseignement du fait religieux à l’école, est l’auteur de nombreux essais très percutants.

 

« Sil ne reste aucun frisson, lhorreur reviendra » - Jürgen Habermas

Un colloque international relatif aux perspectives de la démocratie face aux transformations du capitalisme a été organisé par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne du 29 au 31 octobre 2014, permettant un dialogue avec Jürgen Habermas, très grand philosophe allemand.

 

Louis Bertrand pour #LeSorbonnaute (Article diffusé sur le Sorbonn@ute le 17 mars 2017)

© Photo / La Sorbonne, Conférence de M. le Professeur Dumas

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30 mars

Concours ‘Génération Développement durable’ : innover pour le monde de demain

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Pour la 13ème année consécutive, le concours « Génération Développement Durable » met les étudiants de Bac à Bac+5 au défi de présenter leurs idées ou projets les plus originaux, seuls ou à plusieurs, avec comme seul objectif celui d’ « innover pour le monde de demain ». Date limite de dépôt des dossiers sur le site : le 3 avril 2017.

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Ce concours est un formidable tremplin pour développer des projets, les financer et les faire connaître auprès des institutionnels et incubateurs.

Les domaines possibles sont tous ceux couverts par le développement durable… Les idées ou projets pourront ainsi avoir une dimension écologique, économique ou sociale. Sont également concernées les actions innovantes visant à soutenir les pays en voie de développement.

 

Trois prix et un prix spécial du jury à gagner

Quatre des idées ou projets les plus innovants et originaux se verront récompensés lors de la cérémonie de remise des prix le samedi 13 mai 2017. Le premier prix recevra 3500, le deuxième prix 2500 euros et le troisième prix et prix du jury, chacun, 2000 euros. Ces 4 meilleurs projets récompensés feront aussi l’objet d’un traitement éditorial dans le magazine La Recherche.

Parmi les critères de sélection, le jury sera particulièrement attentif à l’intérêt du projet, la faisabilité, la présentation, la forme, le coût global de la réalisation, l’implication des parties prenantes sollicitées autour du projet. Les étudiants sont invités à déposer leur dossier jusqu’au 3 avril 2017 sur le site dédié.

 

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30 mars

Frédérique Matonti : « Un rappel à l’ordre genré » (Libération)

Revue de presse

Effet inattendu de la parité, la visibilité accrue des femmes en politique a provoqué une exacerbation des rôles traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes. Y a-t-il un genre présidentiel ? La sociologue Frédérique Matonti, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, analyse les cas Hollande, Le Pen et Macron.

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Quelques signaux avaient déjà donné le ton. La brochette de costards sombres et socialistes bien alignés derrière leur pupitre lors de la primaire de la gauche. L’élection triomphale du plus « mâle-blanc-conservateur-catholique » d’entre tous, à l’issue de celle de la droite. Les indices s’accumulaient, et le livre de la sociologue Frédérique Matonti vient le confirmer : il y a bien eu un « rappel à l’ordre genré » sur la scène politique ces dix dernières années. Le Genre présidentiel, enquête sur l’ordre des sexes en politique (La Découverte) est le récit d’un backlash. Oui, les femmes sont de plus en plus nombreuses dans l’espace public. Une femme, Ségolène Royal, a été pour la première fois, en 2007, en position de gagner la présidentielle.

 

Des femmes, aussi, se sont affrontées pour prendre la tête d’un des deux plus grands partis de France (Martine Aubry contre Ségolène Royal en 2008) ou la Mairie de Paris (Anne Hidalgo contre Nathalie Kosciusko-Morizet en 2014). Mais cette visibilité accrue a, en retour, suscité « une inflation des discours et des représentations sur l’ordre des sexes », écrit la sociologue, qui a accompagné des journalistes embarqués dans le «pool» de Ségolène Royal en 2007, épluché des milliers d’articles, écouté, visionné des centaines de sketchs à la radio ou à la télé.

 

Corps

 

Les femmes politiques sont appelées par leur prénom, leur statut de mère, de fille ou d’épouse est sans cesse évoqué, manière de les « ramener à une condition de mineure ». On s’attache à décrire leur corps, leur manière de « le vêtir ou de le parer». «Les corps féminins sont fragiles et/ou séduisants, voire sexualisés, alors que l’évaluation de la beauté et l’imputation de laideur ne sont quasiment jamais faites pour un homme », écrit la sociologue. Le « quasiment » est important. Car ce que la sociologue décèle aussi, c’est que le «rappel à l’ordre» s’adresse désormais aussi aux hommes. Les médias commentent parfois aujourd’hui le physique d’un Arnaud Montebourg ou d’un Emmanuel Macron. Surtout, la capacité des hommes politiques est de plus en plus souvent analysée, par les éditorialistes, au prisme de leur virilité.

 

Paradoxalement, ce sont les lois sur la parité adoptées en 2001 qui ont redonné un sexe aux politiques, écrit Frédérique Matonti. Jusqu’alors, le candidat et l’élu n’avaient pas de genre, tant ils se conjuguaient, « naturellement », au masculin. « L’autorité politique repose sur des compétences supposées universelles, mais en réalité taillées par, et pour, les hommes. » C’est ce que la sociologue appelle « le genre présidentiel », c’est-à-dire « tout l’implicite des rapports de domination et de genre ». (…)

 

Sonya Faure et Cécile Daumas pour Libération

Lire l’intégralité de l’article sur liberation.fr

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29 mars

Très belle journée de la Diplomatie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

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La première édition de la Journée de la Diplomatie s’est déroulée il y a quelques jours à l’université, permettant aux étudiants de rencontrer et d’échanger avec des intervenants spécialisés sur des sujets variés.

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Le samedi 4 mars 2017, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’est transformée, le temps d’une après-midi, en une annexe du Quai d’Orsay, avec la présence de nombreux diplomates venus échanger avec les étudiants dans le cadre de la Journée de la Diplomatie. Organisé par l’association des étudiants de science politique de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, les Politistes Sorbonne, en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères, cet événement s’inscrivait dans un lien toujours plus profond et affiché entre l’université et le monde de la diplomatie. L’objectif était notamment de permettre aux étudiants de pouvoir interroger directement des professionnels du Quai d’Orsay, aux compétences et aux spécialisations variées, aussi bien sur les enjeux internationaux contemporains que sur le parcours à suivre pour intégrer ce prestigieux corps d’Etat.

 

Les nouvelles dynamiques de la diplomatie française

Durant trois heures, les étudiants ont pu assister à trois grands temps forts s’articulant autour d’intervenants et de thèmes très différents. Tout d’abord, une conférence introductive se déroula autour des enjeux globaux de la diplomatie au XXIème siècle, modérée par Laurence Badel, directrice du Magistère relations internationales et action à l’étranger de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les nouvelles dynamiques de la diplomatie française ont alors été soulignées à l’instar de la diversification du corps diplomatique, et notamment sa féminisation de plus en plus importante. En corolaire de cette multiplication des profils diplomatiques, les intervenants ont mis en évidence les nouvelles compétences recherchées du côté du Quai d’Orsay ainsi que l’extension des domaines diplomatiques, notamment la culture et la francophonie. La diplomatie économique occupe également une place centrale dans le dispositif du Ministère des Affaires Etrangères depuis le transfert de certaines activités depuis le Ministère de l’Economie, comme le tourisme ou le développement extérieur.

 

Les enjeux de la sécurité et la communication diplomatique

S’ensuit quatre masterclass distinctes organisées autour de deux cycles d’une heure. Réunies par groupe de 70 à 80 personnes, les étudiants pouvaient s’initier à des problématiques diverses de la diplomatie. Dans un premier temps, les enjeux de la sécurité et de la défense ont été mis à l’honneur, développant à la fois la politique sécuritaire française et européenne mais aussi les stratégies des entreprises spécialisées dans l’armement avec les Etats. Parallèlement, une masterclass sur les relations entre la France et l’Amérique de Donald Trump permit de répondre aux interrogations quant à l’attitude de la nouvelle administration américaine face à un changement de paradigme diplomatique. C’est par ailleurs autour de cette redéfinition de la géopolitique mondiale que s’est attardée une des deux masterclass du deuxième cycle, autour des relations entre les Etats-Unis et la Russie de Vladimir Poutine. En effet, cette dernière est devenue essentielle dans la résolution du conflit syrien, mais aussi dans la construction d’un rapport de force en Asie, face à une influence américaine en difficulté. Enfin, c’est autour de Romain Nadal, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, que s’est déroulée une rencontre autour du thème de la communication diplomatique. Ce diplômé de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’IEP de Paris a notamment rappelé l’importance de la communication de crise, mais aussi la distinction entre le off  et le on dans la circulation et la diffusion de l’information diplomatique.

Pour sa première édition, cette Journée de la Diplomatie a ainsi su répondre à toutes les attentes, à la fois celles des étudiants mais aussi des intervenants ravis de venir échanger autour de leurs expériences et de faire naître ainsi, très probablement, de futures vocations.

 

#LeSorbonn@ute avec Les Politistes Sorbonne (Article diffusé sur le Sorbonn@ute le 20 mars 2017)

© Photo / Les Politistes Sorbonne

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29 mars

Lancement du Collège international de droit de la Sorbonne

Dossier

Le Collège international de droit de la Sorbonne réunit des formations d’excellence, de la licence au master, dans un cadre extrêmement international, permettant d’assurer une compétence interculturelle et juridique de grande qualité.

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Pionnière dans le développement de partenariats avec des établissements étrangers, et cela dans le monde entier, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a démontré, au fil des années, son savoir-faire dans l’organisation de plusieurs parcours universitaires multinationaux. Il y a 40 ans exactement, en 1977, un double diplôme a ainsi été mis en place avec le King’s College de Londres. Plusieurs diplômes équivalents ont été créés par la suite : en 1990 avec l’Université de Cologne ; en 1994 avec l’Université Complutense de Madrid ; en 1995 avec l’Université de Columbia, à New York, et l’Université de Cornell, à Ithaca ; et en 2000 avec l’Université de Florence.

 

Un ensemble de parcours se déroulant en plusieurs temps

Ces différentes formations sont désormais intégrées au sein du Collège international de droit de la Sorbonne (CIDS), qui vient d’être officiellement lancé lors de la dernière rentrée universitaire. Ce nouveau Collège international réunit un ensemble de parcours, allant de la licence au master 2, et propose,  en cinq ans, une formation juridique de    caractère ‘trinational’. S’adressant essentiellement aux élèves de terminale qui se destinent aux études de droit, les cursus proposés s'articulent  en plusieurs séquences : les deux premières années d'études se déroulent dans un établissement étranger partenaire de Paris 1, les deux suivantes à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et une cinquième année se déroulant dans une troisième université proposée par l’Ecole de Droit ou choisie par l’étudiant. « Les grandes forces du Collège international de droit de la Sorbonne résident dans le très fort degré d’intégration pédagogique des programmes , qui permet de garantir aux étudiants une compétence interculturelle et juridique de qualité, dans la très grande ouverture internationale de la formation et enfin dans le choix des universités étrangères partenaires qui sont des établissements de tout premier plan. Cette grande ouverture internationale, véritable marque de fabrique de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, trouve là une nouvelle et très belle illustration », souligne David Capitant, professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne, vice-président de l’Université franco-allemande (UFA) et directeur du Centre de droit allemand de l’ISJPS (UMR 8103 - Paris 1 Panthéon-Sorbonne-CNRS).

 

Deux  années à l’étranger, puis deux autres à Paris

Les formations du Collège international de droit de la Sorbonne sont accessibles directement après le baccalauréat, ou après une ou deux années d’études supérieures, en classes préparatoires ou à l’université ; après une licence ou une première année de master pour les diplômes franco-américains. Les étudiants sont sélectionnés sur des critères stricts d’excellence académique et de maîtrise de deux langues.

Par la suite, au terme de deux années passées à étudier de manière approfondie un droit étranger dans une université partenaire, les étudiants intégrés au Collège international de droit de la Sorbonne reçoivent, à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une formation intensive en droit français durant deux autres années. A l’issue de cette double formation, ils obtiennent un master 1 en France et un diplôme équivalent dans l’université étrangère partenaire. Ils peuvent ensuite intégrer le master 2 « Juriste international ».

 

Focus sur le nouveau master 2 « Juriste international »

Ce master 2, qui a recruté cette année sa toute première promotion, s’adresse exclusivement aux étudiants issus des doubles diplômes intégrés portés par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avec ses partenaires de Cologne, Florence, Madrid, Londres et New York, dans le cadre du Collège international de droit de la Sorbonne. Il est destiné à compléter leur formation en leur permettant d’élargir leurs connaissances des systèmes de droit étranger à un troisième ordre juridique. Cette formation permet ainsi aux étudiants, disposant déjà d’une formation complète dans deux droits (franco-européens ou franco-américains), d’acquérir une compétence juridique et interculturelle dans un troisième droit, un troisième Etat et une troisième langue. Le programme constitue ainsi la clef de voûte d’une formation universitaire internationale et comparée offrant une vue globale du droit de trois pays.

 

La possibilité de compléter une formation déjà binationale

Le master 2 « Juriste international » peut se dérouler suivant deux parcours. « Le premier consiste à passer un semestre d’études de droit comparé à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, suivi d’un semestre de mobilité dans une université étrangère partenaire. Le second intègre une année entière de mobilité dans une université partenaire, en Europe ou au-delà », précise David Capitant. Après avoir passé deux premières années à Cologne, puis deux autres à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Julie a fait le choix de rejoindre l’Université Complutense de Madrid pour s’initier à un troisième droit et une troisième langue. « Ce programme permet vraiment de compléter la formation binationale reçue lors des quatre premiers années. Cette cinquième année donne également la possibilité de s’ouvrir à un système juridique nouveau, ce qui est vraiment appréciable et peut permettre de se démarquer avant de se présenter sur le marché du travail », affirme la jeune femme.

 

Formations appréciées sur le marché et débouchés variés

Les différents parcours du Collège international de droit de la Sorbonne, dispensés à un  nombre déterminé d’étudiants, ouvrent notamment la voie à des carrières juridiques binationales ou internationales, facilitées par un réseau dense et déjà très structuré d’anciens étudiants des programmes internationaux intégrés. « L’internationalisation des études répond vraiment aux besoins des entreprises. Nous bénéficions ainsi du soutien des cabinets d’avocat de la place de Paris et des barreaux de nos pays partenaires, et avons un important soutien des entreprises, favorisant l’insertion professionnelle des étudiants. Une moitié de nos diplômés travaille dans des cabinets d’avocat, tandis que les autres interviennent notamment en tant que juristes dans des entreprises, d’autres dans la fonction publique, nationale ou euroépenne… Il y a vraiment des poursuites de carrière très variées ! », conclut David Capitant.

 

Julien Pompey

Plus d’informations : www.sorbonne.international

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Dossier
29 mars

37ème Prix de thèse du GRALE et 7e Prix de thèse du CNFPT

Actualité

Le Groupement de Recherche sur l'Administration Locale en Europe (GRALE-CNRS), avec le soutien de la Mutuelle nationale territoriale (MNT), attribue un prix aux meilleures thèses soutenues au cours de l'année précédente dans le domaine des collectivités territoriales et de l'administration locale. Par ailleurs, le Centre national de la fonction publique territoriale, CNFPT a pour but de récompenser une thèse reconnue comme une contribution remarquable au progrès de la gestion et de l'administration locales. Le Prix de thèse du CNFPT est décerné pour la 6e fois en 2016.

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Toutes les disciplines peuvent concourir,  et les thèses doivent avoir été soutenues entre 1er mai 2016 et le 2 mai 2017. La clôture du dépôt des candidatures est fixée au 4 mai 2017.

Les prix

Actuellement le Premier Prix du GRALE, ‘Prix Georges Dupuis des collectivités territoriales’ est de 5000 euros, le Deuxième Prix de 2500 euros et le Prix spécial du jury de 2500 euros. Le prix du CNFPT est de 5000 euros.

Le jury comprend différentes personnalités, universitaires, journalistes, praticiens choisis en raison de leur compétence.

Les candidatures

Les candidats devront déposer ou envoyer auprès du secrétariat du Prix (GRALE, Centre Malher, 9 rue Malher, 75004 Paris.)
- au format papier en trois exemplaires,

- la  thèse
- un résumé établi en dix pages maximum ;
- un curriculum vitae ;
- le rapport de soutenance de thèse ;

- Les mêmes documents au format pdf  sur CD-ROM ou clé usb,  à savoir : la thèse, un résumé établi en dix pages maximum, un curriculum vitae, le rapport de soutenance de thèse.

 

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