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Panthéon Sorbonne Infos

 

 

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04 mai

Expérience en ligne relative à l’élection présidentielle 2017

Actualité

Une équipe de chercheurs CNRS en sciences sociales vous propose de passer une expérience relative à l’élection présidentielle 2017. L’expérience est réalisée en collaboration entre des chercheurs du CNRS, de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de l’Université de Lorraine, et de l’Ecole d’économie de Paris.

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L’expérience se déroule en ligne et dure 15 min. Toutes vos réponses sont anonymes. Attention : cette expérience doit être passée sur un ordinateur, PC ou Mac (pas sur téléphone ou tablette).

 

Pour accéder et commencer l’expérience :

https://experiencepresidentielle2017.wordpress.com/

 

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03 mai

Ouverture de la campagne des préparations aux concours 2017-2018

Actualité

La DAFOR annonce l’ouverture des inscriptions aux formations de préparations aux concours à compter du 2 mai 2017, et ce jusqu’au 31 mai 2017 inclus.

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Les inscriptions sont obligatoirement à faire par notice de candidature papier qui est à remplir intégralement et à retourner dans la période indiquée ci-dessus par fax (01.40.46.23.04) ou par mail (pierre.zaslavsky@ac-paris.fr).

Les campagnes d'inscription ne sont plus suivi d'une campagne d'avis. En effet, les responsables doivent porter leur avis sur la notice de candidature remplie par le candidat.

 

Service de la Formation des Personnels et des Concours

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03 mai

Fête du sport de l’université 2017

Actualité

Cette année la fête du sport des personnels de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne aura lieu à la Cité Internationale Universitaire de Paris le jeudi 8 juin, à partir de 13h30.

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Le point de rendez-vous est à l’Espace Sud pour la remise de tee-shirt et bouteille d’eau, ainsi que pour démarrer vos activités. De nombreuses activités sportives vous seront proposées (sous réserve d’un nombre suffisant d’inscriptions) :

  • Tai chi
  • Percussions corporelles
  • Latina mouv - bachata - cha cha
  • Salsa en ligne
  • Baptême de plongée
  • Initiation Nage avec palme
  • Green Volley ou Volley en salle (suivant le temps)
  • Badminton
  • Tennis
  • Tennis de table
  • Macadam training
  • Boxe française
  • Boxe anglaise
  • Balle aux prisonniers
  • Balle assise
  • Jonglerie
  • Pétanque

 

A 19h un cocktail dinatoire vous sera proposé à la Maison des Sciences Économiques. Vous devez renseigner obligatoirement votre présence ou non, au repas du soir. Ce buffet est réservé UNIQUEMENT aux personnels de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ayant participé à une activité.

 

Action Culturelle et Sociale et UEFAPS

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03 mai

Dominique Rousseau : « Le conflit est la base de la démocratie » (Sciences Humaines)

Revue de presse

Comment gérer le conflit entre les différentes forces politiques ? Le constitutionaliste Dominique Rousseau, professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose la création d’une nouvelle instance pour permettre aux citoyens de se rencontrer, s’écouter, et apprendre à délibérer.

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Les deux principaux partis politiques français, le Parti Socialiste et Les Républicains, sont écartés du second tour de l’élection présidentielle. Qu’est-ce que cela dit de la Ve République ?

« C’est un bouleversement de l’échiquier politique. Tout d’abord, trois des candidats qui ont obtenu les résultats les plus remarquables - Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon - ne sont pas passés par les primaires. Ce scrutin supplémentaire devait contribuer à démocratiser la vie politique, en permettant aux citoyens de désigner un candidat. Elles ont peut-être permis d’éliminer les leaders dont les électeurs ne voulaient plus, comme Nicolas Sarkozy, Manuel Valls ou Alain Juppé, mais les candidats désignés ont été battus. Malgré tout, les institutions ne vont pas nécessairement changer. Elles ont fonctionné par le passé, que les majorités présidentielle et parlementaire aient coïncidé ou pas. Tout va dépendre, comme d’habitude, des élections législatives : un président est incapable de réformer seul, il lui faut une majorité parlementaire. Cette majorité, dans l’idéal, il devrait l’avoir construite lui-même. La majorité de Hollande était chaotique parce que ce n’était pas le cas. Martine Aubry, chef du Parti Socialiste à l’époque, a distribué les investitures pensant qu’elle allait remporter la primaire. François Hollande en est finalement sorti vainqueur, et la majorité ne lui a pas été fidèle, avec notamment les frondeurs. »

 

Que peut-il se passer lors du prochain mandat si le président n’a pas de majorité à l’Assemblée Nationale ?

« Aujourd’hui, le débat parlementaire est fermé à cause du scrutin majoritaire à deux tours et de la soumission de la majorité parlementaire à la majorité présidentielle. Il se résume souvent à une opposition bloc contre bloc. Lors des discussions sur le CICE, les élus de droite qui étaient pour ne pouvaient pas le voter, car ils avaient pour consigne de s’opposer aux socialistes. En face, les députés de gauche hostiles au CICE ne pouvaient pas voter contre, car ils se seraient mis leur camp à dos. Avec Macron ou Le Pen, il faudra un vrai débat parlementaire, car les majorités ne seront plus celles des deux grands partis. Edgar Faure appelait cela la « majorité d’idées » : le gouvernement devra construire une majorité dossier par dossier, en fonction des thèmes (GPA, réforme du travail…).

Si Macron est élu mais qu’il n’a pas de majorité à l’Assemblée Nationale, le pouvoir va se reporter sur le Premier ministre, qui aura à construire avec les parlementaires des majorités en fonction des sujets. Le fonctionnement de la Ve République serait alors plus proche de la Constitution de 1958 : le président arbitre et le Premier ministre construit des majorités à l’Assemblée. Si Le Pen l’emporte, la cohabitation risque d’être plus dure. Elle n’aura probablement pas de majorité à l’Assemblée Nationale. Même si elle dispose d’un groupe FN conséquent, il lui sera difficile de trouver des alliés. Elle devra donc nommer un Premier ministre d’un parti plus rassembleur, qui ne lui montrera sans doute aucune indulgence. (…)

 

Hugo Albandea pour Sciences Humaines

Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2p9xufV

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Revue de presse
02 mai

Grand lancement du Collège de Droit de la Sorbonne

Actualité

L’Ecole de Droit de la Sorbonne (EDS) de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne est heureuse d’annoncer le lancement, dès la rentrée 2017-2018, de son parcours d’excellence en droit, le Collège de Droit de la Sorbonne.

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Ce Collège de Droit constitue une filière juridique sélective. Il complète l’offre de filières d’excellence juridiques de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, lesquelles comportent deux autres Collèges dédiés : le Collège interdisciplinaire de la Sorbonne, qui réunit les doubles licences (droit-gestion, droit-éco, droit-histoire, etc.) d’une part ; et le Collège international de la Sorbonne, qui accueille les parcours binationaux (diplômes franco-allemand, franco-italien, franco-espagnol, franco-anglais, franco-américain) d’autre part.

 

Le Diplôme d’Université Collège de Droit de la Sorbonne vise à assurer une formation d’excellence et d’ouverture, accessoire à la formation dispensée en Licence de droit. Lieu d’innovations pédagogiques, le Collège de Droit de la Sorbonne offre, en sus de la Licence en droit, une ouverture à des matières autres que juridiques à l’attention d’étudiants particulièrement motivés et dotés d’une solide capacité de travail.

 

Ceux-ci seront ainsi initiés, dans le cadre d’un parcours de trois années s’ajoutant à l’ensemble des cours de la Licence de droit, aux richesses pluridisciplinaires de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : droit certes, mais aussi histoire, gestion, économie, finance, sociologie, etc.

 

Les inscriptions à la première année du Diplôme Universitaire du Collège de Droit de la Sorbonne se font sur dossier, au regard de l’excellence du parcours scolaire, ainsi que sur test d’aptitude ou entretien, et ce dans la limite de la capacité d’accueil du Collège.

 

La première du Collège permettra d’accueillir 30 étudiants qui pourront être recrutés pour partie en dehors du site APB (admission post bac) et, pour partie, au sein des étudiants ayant sélectionné la Licence de droit à Paris 1 Panthéon-Sorbonne sur APB (admission post bac).

Contact : college-droit.eds@univ-paris1.fr

 

Ecole de Droit de la Sorbonne

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28 avril

Dominique Matonti : « Pourquoi les femmes politiques n’ont pas encore brisé le ‘plafond de verre’ »

Revue de presse

Dominique Matonti, professeure de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, déplore les difficultés auxquelles les femmes sont encore confrontées en politique.

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En dépit de toutes les péripéties qui l'ont émaillée, y compris les plus tragiques jeudi soir, ce fut au moins sur un point une campagne normale : deux femmes seulement parmi les onze candidats. Rien de surprenant en réalité : la fonction de président sous la Ve République, loin d'être universelle, a été forgée par des hommes pour des hommes. Implicitement, elle suppose des qualités que l'on croit "naturellement" masculines, comme l'autorité ou le sens de la compétition. C'est le cas plus généralement de la carrière politique en France : la seule femme qui se retrouvait parmi les favoris n'a eu à franchir aucun des obstacles auxquels ses concurrents ont été confrontés. Elle a "hérité" de son parti et ne s'est jamais battue pour une investiture.

 

À cet égard, la candidature de ­Ségolène Royal en 2007 fait figure d'exception. Elle s'est imposée dans le contexte de la loi sur la parité, dont l'une des justifications était la nécessité d'avoir des candidats plus proches des électeurs, plus au fait de leurs besoins, plus concrets, toutes compétences que l'on suppose plus "naturellement" féminines. Cette candidature, l'élection de Martine Aubry à la tête du PS en 2008, jusqu'au duel Hidalgo/NKM à Paris en 2014, pouvaient faire croire que le "plafond de verre" était brisé.

 

Cette campagne a bien montré qu'il n'en était rien. Si le vivier est étroit et les embûches nombreuses tout au fil de leur carrière, les femmes sont aussi empêchées par leur socialisation depuis la première enfance. Les sociologues Baudelot et Establet avaient remarqué avec humour que, lorsqu'on regarde une cour d'école, les garçons jouent à la balle aux prisonniers, un jeu où il faut occuper le maximum d'espace, interagir avec un maximum de partenaires et où le nombre de règles est minimal. Passionnées par l'élastique et la marelle, les filles préfèrent, en revanche, les jeux avec un maximum de règles, un minimum d'espace, un faible nombre de participantes. En bref, les garçons sont éduqués à la compétition et au corps-à-corps, les filles à l'entre-soi et à l'attention à l'autre. (…)

 

Le JDD

Lire l’intégralité de l’article : http://bit.ly/2oD9Tok

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Revue de presse
28 avril

#VendrediLecture - Les dettes familiales (Jérémy Houssier)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur l’ouvrage Les dettes familiales de Jérémy Houssier, maître de conférences en droit, publié chez IRJS Editions.

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De prime abord, l’association des termes dette et famille pourrait sembler insolite. La famille n’est-elle pas le lieu privilégié du don et de l’échange, du désintéressement et de la spontanéité ? Si l’affirmation est exacte, ce serait pourtant oublier l’une des leçons fondamentales de la sociologie. Cette science enseigne en effet que tout don fait naître à la charge du donataire une dette, une dette de restitution. On ne s’étonnera donc pas que, juridiquement, dette et famille soient des mots coutumiers l’un de l’autre, la famille constituant une source d’endettement parmi d’autres, une source primaire, première. La famille s’illustre ainsi comme le berceau d’une pluralité de dettes mises à la charge de chacun de ses membres, par la loi ou la jurisprudence : obligation alimentaire, dettes de rapport et de réduction, réserve héréditaire, dettes ménagères, responsabilité des père et mère, créance d’enrichissement sans cause, la liste est longue et hétéroclite. Dès lors, comment s’assurer de l’unité notionnelle d’un tel ensemble, et quels enseignements en tirer ? Dépassant les clivages habituels du droit patrimonial de la famille, cette étude cherche à percer le mystère de ces obligations passives. La pertinence de leur ordonnancement et la cohérence de leur régime sont mises à l’épreuve. En ressortent deux propositions essentielles : une classification nouvelle de l’intégralité des dettes familiales et plusieurs pistes d’harmonisation de leur régime. Cet essai offre ainsi l’occasion de poser un regard nouveau sur un domaine pourtant bien connu du public, mais rarement embrassé d’un seul tenant. La philosophie des dettes familiales en sort vivifiée, et l’originalité de leur régime juridique démontrée.

 

Cet ouvrage a reçu le Prix solennel André Isoré de la Chancellerie des Universités de Paris, 2015, ainsi que le Prix de thèse de la Fédération Nationale du Droit du Patrimoine, 2015.

 

Plus d’informations : www.lgdj.fr/les-dettes-familiales-9782919211661.html

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27 avril

Dominique Rousseau : « L’Europe, condition de la paix » (Midi Libre)

Revue de presse

Dominique Rousseau, professeur en droit constitutionnel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, revient sur l'Europe, grande accusée de la campagne présidentielle.

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« Un jour viendra, écrit Victor Hugo, où vous toutes, nations du continent européen, sans perdre vos qualités distinctes, vous vous fonderez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne et un jour viendra aussi où, plus transfigurée encore, elle s'appellera l'Humanité ». Un jour viendra ! Pour l'Europe, Victor Hugo le voyait venir au XXe siècle ; pour l'Humanité, au XXIe. Entre la pensée du poète et celle qui domine aujourd'hui, il y a un gouffre…

 

Par Dominique Rousseau
Lire l’intégralité de la tribune : http://bit.ly/2ooMer5
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Revue de presse
27 avril

Patrick Eveno : « Les journalistes, punching balls de la campagne » (Paris Match)

Revue de presse

Cibles de plusieurs candidats, les médias et les journalistes ont occupé une place particulière dans une présidentielle marquée par les affaires médiatiques. Patrick Eveno, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, revient sur cette campagne hors-normes.

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Selon les données du « Poids des mots », l’application web exclusive de Paris Match France, les occurrences des mots « médias », « journalistes », « presse » dans les discours depuis le 30 janvier sont révélatrices des clivages entre les candidats à l’élection présidentielle. Si le total est bien plus faible que pour les mots « France » (7 pour 1000 mots) ou « travail » (4/1 000), il reflète la conception de la société démocratique que les candidats veulent promouvoir. Les cinq principaux, Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, totalisent 241 occurrences : plus du tiers pour Le Pen (88), suivie de Macron (53) et Fillon (50), puis Hamon et enfin Mélenchon, qui est celui qui fait le moins référence aux médias pendant une campagne où il essaie de les « contourner », notamment avec YouTube.

 

Lorsque l’on associe les occurrences médiatiques avec celles concernant la démocratie, le clivage apparaît très marqué entre d’une part Le Pen, Fillon et Mélenchon, pour lesquels le vote populaire est un rempart contre un supposé pouvoir médiatique, et d’autre part Macron et Hamon, pour qui les médias et les journalistes sont des rouages essentiels de la société démocratique et de son bon fonctionnement. Le Pen, Fillon et Mélenchon accusent les journalistes de pervertir l’élection en faisant de Macron « le chouchou des médias ». À plusieurs reprises, Le Pen et Mélenchon imputent aux actionnaires des médias l’origine de ce soutien.

 

Paris Match

Lire l’intégralité de l’article : http://bit.ly/2pqkYx3

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Revue de presse
27 avril

Le SCD acquiert une nouvelle ressource, The Times Digital Archive 1785-2011

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Le Service Commun de Documentation (SCD) vous annonce l'acquisition d'une nouvelle ressource : The Times Digital Archive 1785-2011. Les archives numériques du journal The Times offrent l'accès au fac-similé des pages du quotidien depuis sa création.

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Chaque année une nouvelle année d'archives enrichira le corpus. Vous pouvez explorer différentes disciplines et centres d'intérêt, l'économie, les sciences humaines, les sciences politiques, la philosophie et la couverture de tous les grands évènements historiques internationaux.

 

Accéder à The Times Digital Archive via votre portail Domino

 

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26 avril

Pierre Vermeren : « Chaos au Moyen-Orient, terrorisme, immigration : une présidentielle pour rien » (Le Figaro)

Revue de presse

L'historien Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb, professeur d'histoire contemporaine à l'université Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut des mondes africains, déplore que la campagne présidentielle qui s'achève ait ignoré les sujets les plus cruciaux pour s'enferrer dans ce qu'il appelle « le provincialisme ».

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Nombre de grands sujets sont restés les parents pauvres et occultés de la campagne présidentielle. Il est heureux que les Allemands n'aient pas regardé le débat à onze candidats du 4 avril : ils auraient immédiatement fermé leur frontière commune avec un allié aussi déloyal que désinvolte! Livré à l'hybris de la surenchère sociale et financière, au provincialisme le plus étriqué (au sens balzacien) et à une démagogie antieuropéenne forcenée, la joute franco-française a dévoilé notre inconscience collective. L'autruche s'enfouirait la tête dans le sable quand paraît le danger! Nous voilà donc ‘autruches’ (…)

 

Par Pierre Vermeren
Lire l’intégralité de la tribune : http://bit.ly/2oReruq
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Revue de presse
26 avril

Alain Soubigou : « L’affaire Hilsner et Mararyk » (Radio Prague)

Revue de presse

L’affaire Hilsner est souvent considérée comme l’affaire Dreyfus tchèque. Un Juif, Leopold Hilsner est accusé en 1899 du meurtre rituel d’une jeune catholique. Et ce n’est pas Emile Zola qui vient à la rescousse, mais Tomáš Garrigue Masaryk, le futur président tchécoslovaque, qui dénonce les irrégularités de l’enquête et du procès dans un climat d’attaques judéophobes. L’historien Alain Soubigou était récemment à Polná, le village de Vysočina où l’affaire a débuté, pour discuter du rôle de Masaryk. En chemin, il est passé par les studios de Radio Prague pour apporter une lumière historique sur l’affaire Hilsner.

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Tout commence avec un meurtre, celui d’Anežka Hrůzová, qui disparaît d’un village près de Jihlava le 29 mars 1899. Quelles sont les circonstances de ce meurtre ?

« Au tout début, une enquête très mal menée saccage les preuves possibles. Par exemple, le piétinement de la zone empêche de voir tout de suite que le corps a été déplacé d’au moins trois cents mètres, ce qui veut dire que les personnes qui l’ont déplacé ont la force physique pour le faire. Bref, une enquête très mal menée qui se traduit très rapidement en quelques semaines par l’accusation d’un Juif, un certain Hilsner, traduit devant un tribunal et de manière expéditive, en moins de six mois, condamné à mort. »

 

Qui est ce Leopold Hilsner, ce vagabond aperçu non loin du lieu du meurtre et qui va en être accusé ?

« Au physique et au mental, c’est un simple d’esprit quasiment rachitique, très faible physiquement, incapable de tirer quelque corps que ce soit. Donc, si jamais, ce qui n’a jamais été démontré, il avait été impliqué dans cette affaire, il n’était pas tout seul. Simple d’esprit, cela veut dire qu’il a beaucoup de mal à s’exprimer, à défendre un point de vue. Il peut dire une chose puis son contraire. C’est un monsieur qui n’a pas tous ses moyens. »

 

Parce qu’il va jusqu’à reconnaître, sous peut-être une pression psychologique, qu’il a commis ce meurtre, avant de se rétracter, tout en accusant d’autres personnes qui auront un alibi…

« Ses pseudo-aveux, puis une dénégation, puis de nouveaux aveux, puis à nouveau une dénégation… Il y en a eu trois ou quatre à la suite. C’est dans une ambiance de faiblesse mentale, de faiblesse psychologique qui lui interdit de dire quelque chose de cohérent. Et en effet, la pression des policiers qui l’interroge, de manière absolument pas scientifique, pas de manière rigoureuse, méthodique, fait qu’il dit à peu près tout et son contraire en quelques semaines. » (…)

 

Pierre Meignan pour Radio Prague

Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2p9hFtj

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Revue de presse
26 avril

Appel à contribution ‘La revue culturelle dans le monde’

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Le colloque international ‘La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation du XVIIIe siècle à nos jours’ se déroule les 16 et 17 novembre prochains à l’Institut national d’histoire de l’art. La date limite des propositions est fixée au 21 mai 2017, avec envoi à l’adresse suivante : florence.duchemin-pelletier@inha.fr.

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De L’Abeille haytienne (Haïti, 1817) à The New Era (Sierra Leone, 1855), de la Revista de Antropofa-gia (Brésil, 1928), en passant par Black Orpheus (Nigeria, 1957) ou encore Hawar (Kurdistan, 1932) et Ngáy Nay (Viêt Nam, 1935), la revue a été et est devenue, en plusieurs lieux du monde, un support d’expression critique générateur de modernité. Elle met à l’épreuve des pratiques artistiques, littéraires et politiques singulières, et se décline à la fois en laboratoire d’expérimentation, atelier d’écriture et tribune. Souvent éphémère, opérant par touches et essais, la revue a permis à des groupes d’artistes, d’intellectuels, de structurer leurs ressources propres, leur vocabulaire, de produire une archive de la pensée et d’élaborer un récit alternatif.

 

Le colloque 'La revue culturelle dans le monde : révolution, subversion et émancipation de la fin du XVIIIe siècle à nos jours' vise à accueillir des travaux dédiés à cet espace critique mondial, qu’il soit connecté ou pas, à un moment ou un autre de son histoire aux sphères artistiques et intellectuelles européennes ou marqué d’une volonté transnationale, et à sa généalogie. Ce colloque est une des manifestations du projet « Globalisation de l’art et périodiques culturels » inauguré en 2016 à l’INHA, consacré à la valorisation des périodiques non-européens, en amont des empires coloniaux jusqu’à nos jours, tels qu’ils sont recensés et étudiés. Ce projet est constitué d’une base de données des revues en libre accès qui sera présentée à l’ouverture du colloque.

 

Il envisage les aires géographiques et culturelles sous l’angle de l’histoire de leur nomination et de leur distinction, mais aussi au travers des luttes communes, des cercles de sociabilités et des circulations esthétiques et conceptuelles qui les traversent. Son approche généalogique entend élargir le fait artistique à une histoire intellectuelle tout en dégageant la singularité de l’objet revue et des possibles qui s’y forment.

 

Nombre de revues ont disparu. Mais celles qui nous sont parvenues, ainsi que les nombreux projets de numérisation dont elles font actuellement l’objet, témoignent d’une activité éditoriale au service d’une pensée critique pratiquée à une échelle mondiale. Toutefois, les travaux consacrés à ces corpus ont peu de visibilité.

 

Ce colloque veut distinguer et valoriser les recherches sur ces objets pour l’étude historique et la compréhension des espaces géographiques et culturels convoqués, ainsi que leurs interrelations. Une place particulière sera accordée aux dynamiques contemporaines. Il a été précédé d’un cycle de journées d’études qui ont mis en valeur des travaux et des réflexions sur le sujet, autour de quatre temporalités, allant des révolutions de la fin du XVIIIe siècle au présent postcolonial, en passant par la situation coloniale et les modernismes.

 

Les propositions pourront s’articuler autour des axes suivants, sans y être restreintes :

  • Territoires et réseaux
    Histoires de collectifs, de mouvements intellectuels ; identité des auteurs ; fonctionnement des comités ; rôle social et critique de la revue ; structures de diffusion ; lectorat…

  • Formes et subversions
    Rôle de la petite presse (little magazines) ; la revue comme espace ou miroir de la modernité ;
    expériences esthétiques, littéraires et linguistiques ; pratiques performatives ; modalités et contraintes juridiques ; rapports à l’autorité…


  • Échanges et transferts
    Appropriations et détournements conceptuels ; traductions ; circulations transnationales ; régionalisme, internationalisme, pan culturalisme ; diasporas…

  • Enjeux théoriques et matériels de la revue
    Approches méthodologiques et pluridisciplinaires ; intertextualité, rapport texte-image ; ressources et conservation (projets d’archivage et de bases de données)…

  • Perspectives contemporaines
    Réactivation de revues historiques ; projets transnationaux ; pratiques numériques ; multilinguisme ; open access ; nouvelles esthétiques…

 

Les propositions porteront sur les espaces géographiques et culturels suivants : Afrique, Afrique du Nord, Amérique centrale et du Sud, Asie, Asie de l’Ouest (Moyen Orient), Mer des Caraïbes, Océan indien, Pacifique, territoires autochtones, ainsi, que ceux dits « continentaux », à l’exemple des espaces anglophone ou russophone, quand ils participent de dynamiques avec d’autres ensembles transnationaux. Elles devront comporter un titre, un résumé de 300 mots en français ou en anglais, le nom de l’intervenant ainsi qu’une courte biographie. Les langues du colloque sont l’anglais et le français en traduction simultanée.

 

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26 avril

Appel à candidatures : prix d’économie de la défense 2017

Actualité

Le prix d’économie de la défense récompense une thèse, un travail scientifique original ou un mémoire de master universitaire de master dédié à ce domaine. Doté d’un montant de 5 000 euros, le prix est décerné par un jury présidé par le Directeur des affaires financières du ministère de la Défense et composé de deux professeurs d’université, ainsi que de trois représentants du ministère.

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Les critères d’appréciation des manuscrits sont leur qualité, leur originalité et leur intérêt au regard du domaine de l’économie de défense. L’arrêté du 9 juin 2015 portant création et règlement du prix d’économie de la défense détaille les conditions d’éligibilité et de sélection.

 

Les candidats doivent avoir présenté, publié ou soutenu leur thèse, travail scientifique ou mémoire universitaire de master, entre le 1er janvier 2016 et le 30 juin 2017. La phase de candidatures est, elle, ouverte jusqu’au 15 juillet prochains.

 

Les dossiers de candidatures devront être adressés à l’adresse suivante dans le calendrier prescrit, le cachet de La Poste faisant foi : Ministère de la Défense-SGA-DAF – Observatoire économique de la Défense – 60, Boulevard du Général Martial Valin – CS 21 623 – 75 509 Paris cedex 15.

La version électronique des manuscrits sera envoyée, selon le même calendrier, à christian.calzada.ext@intradef.gouv.fr.

 

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26 avril

Les études sur le genre à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Dossier

Les questions de genre sont un enjeu de société majeur que toutes les grandes instances internationales prennent au sérieux depuis des années. Si la France a tardé à intégrer cette dimension dans tous les aspects de ses politiques publiques, l’université en a fait un axe de recherche transversal et pluridisciplinaire dès 2008 en fédérant ses enseignants-chercheur-e-s engagés dans le champ de recherche, pour certain-e-s depuis les années 1980.

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Le genre est une notion ‘polysémique’, parfois chargée de fantasmes et de contre-vérités, à commencer par la vulgate sur « la théorie du genre », formule empruntée au prêtre catholique Tony Anatrella, connu pour son engagement contre l’homosexualité. L’encyclopédie de Diderot, datant de 1757, définit ainsi ce terme : « Le genre réunit une collection d’objets réunis sous un point de vue qui leur est commun et propre (...). Dans le cas du genre masculin et féminin, c’est la distinction des sexes qui semble avoir occasionné celle des genres ». Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, écrit deux siècles plus tard, en 1949, a joué un rôle majeur dans la constitution des études de genre, en montrant l’importance centrale de la socialisation dans la construction de la masculinité et de la féminité. La répartition sexuée des rôles n’est pas le fruit d’une détermination biologique, mais une construction sociale.

Le champ des études de genre se structure progressivement autour des travaux de chercheuses en sociologie, en histoire ou en anthropologie, et fait écho aux mouvements sociaux en faveur de l’égalité et de la libération des femmes. Loin d’être une importation états-unienne, le genre est donc à la fois un concept, une catégorie utile d'analyse, une boîte à outils pour penser les rapports sociaux et un vaste champ d’études pluridisciplinaire et international traversé par des controverses, et structuré par des recherches, des publications (ouvrages, revues…) ainsi que des enseignements.

 

Impulser une dynamique collective de recherche

En 2008, un groupe de travail regroupant une vingtaine de chercheurs et de chercheuses de différentes disciplines (archéologie, arts, démographie, droit, économie, géographie, histoire, science politique, …) s’est mis en place à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Objectif : impulser une dynamique collective de recherche et de diffusion des savoirs sur le genre. Parallèlement, le genre est devenu une des quatre thématiques transversales du projet d’établissement, marquant ainsi la volonté de ses instances de positionner l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne comme un acteur de référence dans le domaine des études de genre.

De nombreuses initiatives se sont succédées, rendues visibles grâce à une page dédiée sur le site internet de l’université. Parmi elles, il est notamment possible de citer le séminaire de recherche mensuel Le genre à Paris 1 Panthéon-Sorbonne : quelles perspectives ? (2008-2010), les journées d’études doctorales (Le corps et ses genres. Les dimensions corporelles des différences sexuées en 2009 ; Cartographie du genre. La part du sexe/genre dans le découpage et la définition des espaces en 2010 ; "Pouvoirs des femmes". Pratiques, représentations, effets en 2011…) ou encore les Ateliers Genre Condorcet. Regroupant l’Ined, l’EHESS, l’EPHE, Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et Paris 1 Panthéon-Sorbonne durant trois ans, ces derniers se sont déclinés sous la forme d’un séminaire mensuel et d’une école d’été (Approches de genre : des concepts aux méthodes en 2012 ; Le genre : engagement et réflexivité en 2013 ; et Genre et pratique de recherche en 2014).

 

Création d’un certificat d’études sur le genre

Dans leur prolongement, le projet « Transmission et diffusion des études sur le genre », lauréat du programme Paris Nouveaux Mondes de la ComUEs heSam Université, a conduit à la création d’un certificat d’études sur le genre en formation initiale et continue, dont le second volet, bien que validé par les Conseils de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, reste à mettre en œuvre. L’objectif est de mettre à la disposition d’un public académique et non académique les apports empiriques, théoriques et critiques des travaux qui, depuis quarante ans, s’inscrivent dans ce champ d’études.

Ce projet repose sur une offre de formation sur des thématiques ciblées : discriminations au travail, parité en politique, violences, stéréotypes de genre, santé reproductive et sexuelle, etc… Il s’adresse à des actifs déclarant des besoins de formation, souhaitant enrichir leurs réflexions en s’informant au plus près de la recherche, et trouver des réponses originales face aux évolutions sociales. Le plan de formation initiale s’adresse, quant à lui, à des étudiants de toutes les disciplines (arts, économie, droit, histoire, sciences sociales…) désireux de compléter leur formation de master ou de doctorat par un approfondissement en études genre.

 

De nombreux défis à relever

Dans un contexte d’internationalisation des recherches et des enseignements, ce champ d’études mérite toute notre attention. En effet, les travaux réalisés dans le domaine des études de genre permettent d’analyser des enjeux de société et d’éclairer la prise de décision au plus haut niveau. Ces travaux doivent donc aujourd’hui être accessibles à tous pour devenir des outils de réflexion à la fois pour des étudiants qui souhaitent approfondir cette dimension sans pour autant renoncer à poursuivre leur cursus disciplinaire dans un contexte académique encore fortement tributaire de cet héritage, et pour tout professionnel des institutions publiques et des entreprises ou personne en reprise d’études désireuse de se former dans ce champ d’études. De nombreux défis restent encore à relever, parmi lesquels la mise en place d’une politique ambitieuse en matière d’égalité entre les hommes et les femmes à l’université.

 

Marianne Blidon et Violaine Sebillotte Cuchet

Plus d’informations : www.univ-paris1.fr/axe-de-recherche/laxe-transversal-genre/

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Dossier
25 avril

Hervé Drévillon : « La spécificité militaire intéresse les grandes écoles » (Le Monde)

Revue de presse

Hervé Drévillon, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est spécialiste de l’histoire militaire. Il revient sur les liens, parfois tumultueux, entre armée et République, et sur les rapports étroits qui se sont développés entre le monde de l’éducation et l’institution militaire.

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Quelle est l’histoire entre l’armée et l’éducation au sens large ?

« L’armée qui, sous l’Ancien Régime, apparaissait un peu comme un repoussoir et un univers de perdition, est devenue, sous la Révolution française, un lieu d’apprentissage de la citoyenneté. Quelques années plus tard, à partir de 1802, Napoléon crée les lycées, dont l’organisation et la discipline sont d’inspiration militaire. La même année, l’école de Saint-Cyr est créée pour former les officiers. A partir de 1870 et de la défaite contre la Prusse, la relation entre l’armée et la République devient plus compliquée. Sous la IIIe République, les militaires perdent le droit de vote, qu’ils ne retrouveront qu’en 1945. Dans le climat du débat sur le rapport entre l’armée et la République, la question de la formation des officiers est posée. Au principe d’une formation spécifiquement militaire, certains, comme Jean Jaurès, opposent l’idée que les officiers soient formés à l’université pour favoriser une « communication aisée avec la démocratie ». L’histoire du rapport entre l’armée et l’éducation est longue et agitée, car elle a toujours posé la question de la fonction sociale et politique de l’institution militaire. C’est pour cette raison que l’annonce de la suspension de la conscription par Jacques Chirac, en 1996, a paru faire ressurgir la crainte d’une fermeture des armées sur elles-mêmes. Pour préserver le lien avec la nation, les formations supérieures militaires ont accru leur ouverture sur le monde académique. Les échanges et les partenariats se sont ainsi multipliés. Cela va du stage de découverte d’une semaine dans une école comme Saint-Cyr Coëtquidan au partenariat de recherche. Par ailleurs, toutes les écoles militaires sont insérées dans un tissu universitaire local. Par exemple, les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan ont noué un partenariat privilégié avec l’UBS (université de Bretagne-Sud), l’école navale avec l’université de Bretagne occidentale. »

 

Que viennent chercher les grandes écoles et les universités dans ces écoles militaires ?

« Elles viennent chercher les valeurs et les vertus enseignées dans le monde militaire. A Saint-Cyr, la vertu cardinale est le leadership, c’est-à-dire l’ensemble des qualités, des compétences et des savoirs qui font un bon meneur d’hommes. Cette valeur est autant civile que militaire, mais la spécificité militaire intéresse beaucoup les grandes écoles. Parmi les valeurs militaires qui intéressent les civils, il y a aussi la quête de sens et le goût de la transcendance, du dépassement de soi. Les activités de groupe, la cohésion et l’intégration à une communauté sont des valeurs fondamentales dans les armées. Enfin, l’attrait pour la discipline ne doit pas être occulté, car un officier commande, mais il doit aussi obéir. Il est un maillon dans une chaîne hiérarchique et il doit y tenir sa place harmonieusement. » (…)

 

Marine Miller pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2ojoHbD
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Revue de presse
25 avril

Les récents mouvements des diplômés de l’université

Actualité

Chaque semaine, de nombreux diplômés de Paris 1 Panthéon-Sorbonne changent de poste ou d’entreprise. Panthéon Sorbonne Infos met ainsi à l’honneur, tous les mardis, les nominations et les évolutions professionnelles de trois anciens de l’université.

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VINCENT GAUTIER

Directeur juridique du groupe Perial

Vincent Gautier prend la direction du département Juridique du groupe Perial et entre au Comité de direction, a annoncé récemment la société. Avocat au barreau de Paris, il est également diplômé d’un Master en Droit de l’Immobilier de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et d’un Master en droit du Patrimoine Privé de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Vincent Gautier bénéficie de plus de huit ans d'expérience en tant que Senior Counsel de GE Real Estate Europe, et auparavant de huit ans d'expérience en tant qu'avocat auprès des cabinets Linklaters et Ashurst.

 

AYMERIC LANG

Chef de cabinet de la PDG de la RATP

Aymeric Lang a été nommé chef de cabinet de la PDG de la RATP, Elisabeth Borne. Diplômé de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire et en science politique, il a rejoint en 2008 le groupe PPE-DE du Parlement européen, puis le cabinet du secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes. En 2009, il devient collaborateur parlementaire de Hervé Maurey, sénateur de l’Eure et, depuis 2014, président de la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. Il a occupé cette fonction jusqu’à son arrivée au sein du groupe RATP, en mai 2016, en qualité de chef de cabinet adjoint de la PDG. Il est également chargé des relations avec le Parlement au sein du cabinet.

 

MARION LINGOT

Associée au sein du cabinet Fiducial Legal By Lamy

Fiducial Legal By Lamy vient d’annoncer la nomination de Marion Lingot en qualité d’associé. Ayant rejoint le cabinet en 2005 pour contribuer au développement de l’activité droit international, après avoir passé deux années au sein du cabinet Marchand, elle intervient principalement en conseil et en contentieux, dans le cadre d’opérations menées à l’international. Parfaitement trilingue (français, anglais et allemande), experte dans la négociation des contrats internationaux qui font référence dans les domaines de la conception et de la construction des grands projets internationaux, elle accompagne des clients français et étrangers, tant sur le plan du conseil que lors de litiges pouvant naître d’opérations courantes et complexes. Avocat au barreau de Lyon depuis 2004, elle est titulaire d’un LL.M. de droit français et allemand de l’université Köln et Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et d’un DEA de droit privé de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

 

Compte LinkedIn de l’université 

 

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Actualité
24 avril

Hommage à Jean-Marc Mendel

Hommage

L’Ecole doctorale de droit de la Sorbonne a la grande douleur de vous faire part du décès du doyen des doctorants de droit public, Jean-Marc Mendel.

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Il avait repris le chemin de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à l'âge de la retraite pour rédiger une thèse sur Vichy. Cette recherche, dirigée par Mathieu Disant, était marquée par une volonté profonde de quête de vérité et d'apaisement. Il avait su s'attirer la sympathie des autres étudiants de master puis des autres doctorants. Lorsqu'il avait eu des problèmes de santé, en master 2, tout le groupe s'était beaucoup inquiété pour lui et chacun avait été très heureux et soulagé de le voir revenir en pleine forme quelques mois plus tard. Il était présent à l'Ecole doctorale, il y a encore très peu de temps, et nous ne nous attendions pas du tout à cette triste nouvelle.

 

Chacun de nous pouvait apprécier sa grande curiosité d'esprit, sa soif de connaissances insatiable et son enthousiasme joyeux. Il était le témoignage vivant de ce que la science, l'étude et le bonheur d'apprendre n'ont pas d'âge. Jean-Marc Mendel venait très régulièrement assister aux conférences de l'Ecole doctorale, et sa participation était toujours très souriante et active, notamment par ses questions souvent originales.

 

Au nom de l'Ecole doctorale, des docteurs et des doctorants de droit public, dont plusieurs m'ont déjà fait part de leur chagrin, ainsi qu' à titre personnel, je tiens à assurer sa famille et ses proches de notre grande tristesse et de notre profonde sympathie. Son enterrement aura lieu au crématorium du Val De Bièvre à Arcueil le mardi 25 avril à 16 h (rue du Ricardo, 94110 Arcueil).

 

Un hommage lui sera rendu par la directrice de l'Ecole doctorale le 2 mai à 18h, amphithéâtre Dupuis, avant la conférence de l'Ecole doctorale, ainsi qu'éventuellement par un ou deux doctorants ou docteurs qui souhaiteraient alors exprimer leur chagrin.

 

Mariana Diamantino de Souza Oliveira, Ecole doctorale de droit de la Sorbonne

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Hommage
24 avril

Colloque ‘Dakar : scènes, acteurs et décors artistiques’

Actualité

Le colloque international ‘Dakar : scènes, acteurs et décors artistiques - Reconfigurations locales et globales’ se déroule les 27 et 28 avril 2017, sous la direction de Mamadou Diouf et Maureen Murphy, en salle Vasari de la Galerie Colbert (2 rue Vivienne - 75002 Paris).

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L’objet du colloque est d’interroger les pratiques des artistes à Dakar face aux questions soulevées par la globalisation, de scruter leur rapport au public ainsi qu’à la ville, conçue comme un carrefour stratégique. Son ambition est d’ouvrir de nouveaux territoires aux investigations tant sociologiques, économiques, politiques qu’esthétiques (simultanément ou séparément), d’identifier de nouveaux paradigmes pour avancer une réflexion critique relativement aux expositions, aux institutions, aux discours artistiques mais aussi aux acteurs qui concourent aux manifestations artistiques (créateurs, critiques d’art, journalistes, commissaires d’expositions…). Autant d’interventions qui ont des implications dans la réception de l’art contemporain caractérisée par des modes ritualisés d’exposition ; l’extraordinaire développement des biennales et des cultures spécifiques qui leur sont associées ; la professionnalisation continue du métier de commissaire d’exposition que revendique l’artiste lui-même.

 

Ne redéfinissent-elles pas, les fonctions, de formation de l’artiste, de production de l’œuvre d’art et de sa dissémination (magazines, revues académiques, livres et catalogues d’exposition), du musée (et de tout lieu d’exposition), du collectionneur (public ou privé, personne ou institution). Il s’agira, entre autres, d’interroger les conventions qui gouvernent les théories esthétiques et de suivre à la trace les différents rythmes et récits qui nourrissent le questionnement continuel relatif à la nature de l’art contemporain, à la place qu’y occupe et/ou qui est assignée à la production plastique contemporaine africaine, ses modes d’exposition et de commercialisation et d’identifier et de rendre compte des mécanismes de régulation des arts plastiques autant par les interventions des politiques publiques (gouvernement et institutions publiques) que privées (le marché).

 

Penser le contemporain induit également d’interroger le « moderne ». Quel fut l’impact de la politique de Léopold Sédar Senghor en matière de création et de circulation des artistes au lendemain des Indépendances ? Quelles furent les structures de promotion et de formation des artistes dans les années 1960 et 1980 ? Et qu’en est-il aujourd’hui alors que la demande du marché se fait de plus en plus forte ? Quel rôle la Biennale de Dakar joue-t-elle localement, ainsi qu’à l’international ? Et comment les artistes se positionnent-ils par rapport aux nouveaux enjeux posés par la mondialisation ?

 

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Actualité
24 avril

Agnès Benassy-Quéré : « Façonner ensemble une Europe des opportunités professionnelles » (Le Monde)

Revue de presse

Dans une tribune au Monde, l’économiste Agnès Benassy-Quéré, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne explique que le prochain chancelier allemand devra mettre sa politique économique en cohérence avec la participation à une union monétaire et rouvrir la porte à de grands projets fédérateurs.

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Les Français ont la réputation d’être arrogants. Logiquement, ils n’hésitent pas à critiquer l’Allemagne pour sa politique économique et sa rigidité sur le respect des règles et des engagements. Ils ont parfois du mal à reconnaître la diversité des points de vue, eux qui, pourtant, sont si attachés aux terroirs.

Un peu d’humilité, donc. Commençons par exprimer notre admiration et notre gratitude à l’Allemagne pour avoir sauvé l’honneur des citoyens européens en accueillant sur son sol un si grand nombre de réfugiés fuyant la guerre.

 

Rôle de Père Fouettard

Ensuite, il faut reconnaître la cohérence du point de vue allemand sur la construction européenne, assise sur les principes solides qui nous irritent tant. L’Allemagne a son histoire. Elle ne badine pas avec le contrôle démocratique et le respect des institutions. C’est un pays fédéral relativement décentralisé qui a vécu sa propre crise grecque lorsqu’il s’est agi, dans les années 1990, de renflouer deux Länder en difficulté – Brême et la Sarre.

L’Allemagne est devenue le pilier de la zone euro. Sa chancelière en est devenue de facto le chef. Jusqu’à présent, les citoyens allemands n’ont pas payé plus que les Italiens ou les Français pour résoudre la crise européenne. Mais ils se voient en payeurs en dernier ressort d’une zone euro incapable de tenir ses finances publiques. Ils craignent pour leurs économies et vivent mal leur rôle de Père Fouettard. (…)

 

Par Agnès Benassy-Quéré
Lire l’intégralité de la tribune : http://lemde.fr/2o2ybup
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Revue de presse
22 avril

Jézabel Couppey-Soubeyran : « Le lobby bancaire est tentaculaire » (France info)

Revue de presse

Il y a cinq ans François Hollande déclarait dans son discours du Bourget "mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance". Il promettait une réforme du secteur bancaire, qui s'est "vraisemblablement heurtée à la capacité de blocage du lobby bancaire" a estimé sur France Info l'économiste Jézabel Couppey-Soubeyran, professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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En 2012, François Hollande promettait de maîtriser la finance, l’a-t-il fait ?

« L’intention était forte, mais elle s’est vraisemblablement heurtée à la capacité de blocage du lobby bancaire. On met souvent en évidence la difficulté qu’il peut y avoir en France à réformer un certain nombre de secteurs, mais s’il y en a bien un difficile à réformer c’est le secteur bancaire et financier. Effectivement il y a eu cette loi dite de séparation et de régulation des activités bancaires et financières. Son but était de séparer les banques de dépôt et celles d’affaires à l’image du Glass-Steagall Act américain de 1933. En réalité, face à l’action du lobby bancaire, cette loi n’a rien séparé du tout. »

 

Était-il indispensable de séparer ces différentes activités ?

« En tant qu’économiste, je suis convaincue qu’il y a des problèmes de structures importants dans le secteur bancaire français comme européen. Il se caractérise par des mastodontes, des grandes banques universelles qui sont en réalité des colosses aux pieds d’argile. Il fallait donc s’attaquer à ce problème de structure. La séparation n’était peut-être pas la meilleure façon d’agir. Mais c'est intéressant de relever le blocage mené par le lobby bancaire qui organise l’inanité des réformes. »

 

Qui est derrière ce lobby bancaire ?

« Le lobby bancaire est quelque chose d’assez tentaculaire. C’est d’abord la Fédération bancaire française, et plus largement tous les représentants du secteur bancaire français. Ce lobby a un réseau extraordinaire. Il y a des représentants du secteur bancaire et financier un peu partout : dans les autorités de régulation, au Medef et dans les universités. » (…)

 

Jean Leymarie pour France Info
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2p85UAb
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Revue de presse
22 avril

Michel Verpeaux : « L’empêchement est une notion assez floue et englobante » (L’Obs)

Revue de presse

Le mouvement social, qui paralyse la Guyane depuis un mois, va-t-il avoir un impact sur la tenue de l'élection présidentielle ? Les blocages ont d'ores et déjà rendu impossible l'envoi des professions de foi des candidats. Toujours à cause de l'absence de service postal, il n'est, pour l'instant, pas possible de voter par procuration. Les panneaux électoraux sont toujours vierges d'affiches à quelques jours du scrutin. Seule l'affiche de François Asselineau, crédité d'1% des intentions de vote dans les sondages, est visible dans les rues de Cayenne. La crainte de voir des bureaux de vote bloqués, ou tout simplement non mis en place si certains maires refusent d'organiser l'élection, est aussi présente. Le préfet de Guyane, Martin Jaeger, a assuré que toutes les communes recevraient dans les prochains jours le matériel électoral (bulletins et enveloppes), pour les 119 bureaux de vote du...

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Que peut-il se passer si les bureaux de vote sont bloqués ou non mis en place par des maires récalcitrants ?

« Il est déjà arrivé par le passé que des maires grévistes refusent d'organiser un scrutin. Ils ont reçu des sanctions pénales et des contraventions et se sont vus contraints. Le préfet, qui en a le pouvoir, peut aussi se substituer à eux et faire usage de la force pour assurer le bon déroulement de l'élection. »

 

Le défaut de publicité peut-il être un motif d'annulation ?

« Malgré l'absence des professions de foi ou des affiches électorales, il existe d'autres moyens, comme la télévision ou internet, pour s'informer sur le programme des candidats. Mais il est évident que ce défaut de publicité amène des difficultés dans un département comme la Guyane où certains villages "du fleuve", de l'intérieur des terres, sont très isolés et ne bénéficient pas de connexion internet, voire d'électricité. En tout cas, c'est un moindre mal par rapport au fait de ne pas pouvoir voter du tout. » (…)

 

Guillaume Reuge pour L’Obs
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oQnBqF
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21 avril

La coopération européenne au service de la recherche (Le Journal International)

Revue de presse

Du 23 au 25 mars, Paris a accueilli les chercheurs membres de l’action COST IS1308, consacrée à l’étude des stratégies populistes en Europe. Différents intervenants (chercheurs, journalistes…) se sont succédé pour débattre lors d’une conférence au Palais du Luxembourg, disponible sur YouTube. Les deux organisateurs ont accordé une interview au Journal International. Rencontre. Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique et responsable du master 2 Communication politique et institutionnelle à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Gaël Villeneuve est docteur en science politique à l’université Paris 8, chercheur au laboratoire Communication et politique du CNRS et enseignant à l’institut supérieur de communication (ISCOM).

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Vous faites partie de l’action COST IS1308 « Populism Political Communication in Europe », pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste en quelques mots ?

« Le réseau COST, c’est un réseau européen de chercheurs, financé par un programme de recherche européen. Les actions COST ont pour but de faire se rencontrer des chercheur-e-s de différents pays pendant 4 ans sur un objet précis dans un but de consolider des recherches futures, de faire exister des programmes de recherches futures. En ce qui concerne la naissance du COST Action IS1308, j’étais dans le groupe qui a déposé le sujet à la European Science Foundation. Nous avons commencé il y a trois ans. C’était un groupe de chercheurs qui s’appelle NEPOCS (Network of European Political Communication Scholars). C’est un groupe de seize chercheurs européens et on pensait que la montée du populisme était un objet qui méritait qu’on s’y attarde. Le groupe était formé essentiellement par des pays de l’ouest de l’Europe, et il y a eu une deuxième vague d’invitations de collègues de différents pays, de l’est et de l’Europe balkanique qui se sont ajoutés, plus d’autres collègues comme Gaël par exemple. (…)

 

Marine Mulcey pour Le Journal International
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2nM1f7z
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21 avril

Dominique Rousseau : « Le projet de Marine Le Pen est de sortir de la République » (France info)

Revue de presse

C'est l'une des mesures-phares du programme de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle : instaurer la "priorité nationale". Si elle est élue, la candidate du Front national veut intégrer ce principe dans la Constitution. Par la même occasion, Marine Le Pen souhaite étendre l'usage du référendum, et notamment introduire la possibilité de soumettre au vote populaire tout type de loi - alors qu'aujourd'hui, l'usage du référendum est restreint par l'article 11 de la Constitution. Comment Marine Le Pen compte-t-elle faire adopter ces projets ? Et quelles conséquences cela aurait-il pour la République ? Pour tenter d'y voir plus clair, France info a interrogé Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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Si elle est élue, Marine Le Pen promet une grande réforme constitutionnelle dans les premiers mois de son quinquennat, notamment pour inscrire la préférence nationale dans la Constitution. Quel regard portez-vous sur ce projet ?

« Les propositions de Marine Le Pen remettent en cause la forme républicaine du gouvernement, caractérisée par la devise "Liberté, égalité, fraternité". Inscrit dans la Constitution, le principe d'égalité signifie qu'il est interdit de fonder une discrimination sur la race, l'opinion, la religion et l'origine. Ensuite, dans le préambule de la Constitution, il est dit que la République française, "fidèle à ses traditions", respecte les règles du droit international et coopère avec les autres pays pour la paix et la sécurité. Or, si l'on ne coopère plus, si l'on sort de la Cour européenne des droits de l'homme, de l'Union européenne, de l'euro… on sort bien de la tradition républicaine, qui fait partie de notre droit positif, au même titre que la Déclaration des droits de l'homme de 1789. A mes yeux, les propositions de Marine Le Pen nous feraient donc sortir du cadre républicain pour entrer dans un autre cadre, qui ressemblerait beaucoup à celui de l'Etat français du maréchal Pétain. La sortie de l'Union européenne, c'est le repli de la France sur elle-même. C'est dans cette perspective que s'inscrivait l'Etat français de Vichy : on ne coopère pas et on se replie sur son territoire. »

 

Pour mettre en œuvre son programme, Marine Le Pen veut "élargir le champ d'application de l'article 11" de la Constitution. De quoi s'agit-il ?

« Comme le dispose l'article 11, on peut faire un référendum uniquement sur des propositions de loi dans trois domaines : l'organisation des pouvoirs publics, la politique économique, sociale et environnementale de la France et la ratification des traités qui ont une incidence sur le fonctionnement des pouvoirs publics. Pour élargir ces possibilités, il faut réviser la Constitution. Cette révision se fait par le moyen de l'article 89, qui implique que le projet soit discuté d'abord à l'Assemblée nationale et ensuite au Sénat, et qu'il soit adopté en termes identiques par les deux chambres. Une fois cette étape passée, le président a deux possibilités pour faire adopter son projet : réunir le Congrès à Versailles ou organiser un référendum. Mais en tout état de cause, pour étendre le champ référendaire comme le souhaite Marine Le Pen, cela implique d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat. Or, vu le mode de scrutin, vu le choc que provoquerait son élection, je pense qu'il pourrait y avoir un sursaut démocratique, qui permettrait de ne pas avoir une majorité lepéniste à l'Assemblée. Et seule, Marine Le Pen ne peut rien. Notre Constitution a une structure parlementaire. Tout président a besoin d'une majorité parlementaire. » (…)

 

Sophie Brunn pour France Info
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2nKaybr
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21 avril

#VendrediLecture – Spinoza à l’œuvre (Chantal Jaquet)

Actualité

Chaque vendredi, Panthéon Sorbonne Infos met à l’honneur un livre à découvrir et à parcourir, récemment ou prochainement publié. Cette semaine, focus sur le livre Spinoza à l’œuvre de Chantal Jaquet, professeure d’histoire de la philosophie moderne à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et publié aux Publications de la Sorbonne.

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Dans cet ouvrage, l'auteure montre comment la pensée de Spinoza se constitue et nous constitue aujourd’hui. Elle expose sa pratique de l’histoire de la philosophie fondée sur le double mouvement du pointillisme méthodologique et de l’appréhension des lignes de force.

Elle s’interroge à la fois sur la puissance des mots, leur présence ou leur absence dans le corpus, qui vient torpiller les grandes machines interprétatives, et sur la dynamique des idées qui poursuivent leur vie propre durant les siècles. À travers l’étude de la composition des corps - corps animal, corps humain, corps propre, corps politique - et l’examen de la force actuelle de ses idées dans différents champs, il s’agit de penser Spinoza à l’œuvre, tel que ses textes, à la lettre, opèrent encore et toujours sur nos esprits.

 

Plus d’informations : www.publications-sorbonne.fr/

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Actualité
20 avril

Mark Moogalian, professeur au grand cœur

Actualité

Professeur d’anglais à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au sein de FCPS, Mark Moogalian est l’un des héros ayant permis de déjouer et de neutraliser un homme qui s’apprêtait à commettre un massacre…

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Mark Moogalian est ce qu’on appelle couramment un « héros ». Le 21 août 2015, aux environs de 17h45, un coup de feu retentit dans la voiture 12 du Thalys reliant Amsterdam à Paris. Un homme vient de tirer sur un passager, l’atteignant à la gorge. Armé d’un fusil d’assaut avec neuf chargeurs, d’un pistolet automatique et d’un cutter, l’homme s’apprête à commettre un massacre… C’était sans compter sur le courage de plusieurs passagers qui, alertés par l’intervention de Mark Moogalian, parviennent finalement à le désarmer, à le neutraliser et à le ligoter !

 

Un véritable travail d’équipe

Pour autant, Mark Moogalian ne que qualifie pas de « héros ». « J’ai dû mal à me dire que je suis un héros, parce que je n’ai pas terminé le travail… Certes, je lui ai pris son arme et je me suis éloigné en hurlant ‘I’ve got the gun’ (‘J’ai l’arme’, NDLR). Mais il m’a ensuite tiré dans le dos, je suis tombé et j’ai vraiment cru que j’allais mourir… Il est venu vers moi pour récupérer son AK-47 et, à ce moment-là, je me suis dit que j’avais raté mon coup ! Ce n’est qu’après que j’ai compris que ce coup de feu avait averti d’autres passagers. Ça a été un vrai travail d’équipe ! Je ne sais donc pas si je suis un héros, mais je peux dire qu’on était cinq à réaliser cet acte ensemble ! », explique Mark, qui est resté en contact avec certains passagers. « Nous sommes restés en contact et nous nous sommes revus, le 28 juin dernier, à l’ambassade des Etats-Unis. C’était juste énorme et magnifique », témoigne ému l’universitaire franco-américain.

 

Une bonne rentrée malgré quelques séquelles

Plus d’un an après, Mark vient de faire sa rentrée à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Professeur d’anglais au sein de Formation Continue Panthéon Sorbonne (FCPS), ce retour à l’université lui a fait grand bien. « Ma rentrée s’est vraiment parfaitement passée. Cette année, c’était vraiment formidable et j’ai de très bons étudiants, comme toujours », souligne-t-il. « Physiquement, je vais bien mieux. J’arrive désormais à me servir de ma main et de mon bras gauche, même si j’ai encore des problèmes. J’ai fait d’importants progrès ! Cette année, je travaille à temps plein, et cela fait beaucoup de bien de retrouver les élèves et les collègues de l’université, qui m’ont apporté un très grand soutien », ajoute Mark Moogalian.

 

Chevalier de la légion d’honneur

Le 22 septembre dernier, « un an, un mois et un jour après l’évènement », Mark a été fait chevalier de la légion d’honneur par François Hollande. « Il a été un des héros, bien souvent anonymes qui, à un moment, prennent leurs responsabilités face à une horreur qui peut survenir », a alors salué le président de la République. « C’était une cérémonie magnifique, avec également la décoration à mes côtés de Françoise Rudetzki, qui a été victime d’un acte terroriste en 1983 et qui a créé en 1985 ‘SOS Attentats’, la première association de défense des victimes d’acte de terrorisme ! Il y avait beaucoup de monde de la Sorbonne, et le discours du président de la République a vraiment été chaleureux. Cela met ainsi un terme, d’une certaine façon, à cet épisode : je tourne la page même si je continue ma rééducation », souligne Mark, qui a ressenti « un mélange de sentiments lors de cette cérémonie : de la joie, de la tendresse, et de la tristesse… »

 

Des encouragements émanant du monde entier

Suite à cet événement, Mark Moogalian souhaite maintenant reprendre sa vie normalement, en dispensant notamment ses cours d’anglais. « Un tel événement change une vie ! On y pense et repense chaque jour. Je ‘rejoue’ la scène au quotidien… Il y a des choses comme cela qu’on n’oublie pas. De la même manière, j’ai reçu des messages d’encouragement et de soutien du monde entier. Le témoignage qui m’a le plus touché venait de la femme d’une victime du Bataclan, me disant qu’il était dommage qu’il n’y ait pas plus de gens faisant ce que j’ai fait dans le Thalys… Elle me l’a dit tout simplement, et ça m’a beaucoup touché ! », confie Mark. « Il ne faut pas oublier que j’ai une énorme chance d’être là aujourd’hui, donc je ne vais surtout pas me plaindre », conclut Mark, tout en sobriété et en humilité.

Panthéon Sorbonne Infos et #LeSorbonn@ute (Article diffusée sur le Sorbonn@ute le 19 avril 2017).

© Crédit / Présidence de la République

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Actualité
20 avril

Franck Georgi : « L’enjeu pour la CFDT est de montrer que le syndicalisme qu’elle défend porte ses fruits » (La Croix)

Revue de presse

Frank Georgi, maître de conférences au Centre d’histoire sociale de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste de l’histoire de la CFDT, explique pourquoi ce syndicat vient de devancer la CGT dans le secteur privé.

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La CFDT est devenue le premier syndicat dans le privé, devant la CGT. Est-ce le signe d’un changement profond du paysage syndical français ?

« Ca n’est pas un changement brutal, mais plutôt une dynamique en cours depuis longtemps. La CFDT s’est largement constituée en opposition à la CGT, qui a longtemps été hégémonique dans le syndicalisme français. Rappelons qu’elle est l’héritière de la CFTC : en 1964, une partie du mouvement a souhaité une déconfessionnalisation et créé la CFDT. Le syndicat tente ensuite d’établir un accord d’unité d’action avec FO, qui échoue immédiatement. Elle s’allie alors à la CGT, dans l’idée que cela lui apportera de la visibilité. Dans les années 1980, l’ensemble des syndicats est touché par un effondrement des effectifs. Mais la CGT chute plus vite, et pendant une période plus longue, que la CFDT. Dès les années 1990, cette dernière parvient à enrayer la chute du nombre d’adhérents, au prix de gros efforts de mobilisation. Même si elle perd 10 % de ses membres après la réforme des retraites de 2003, elle parvient ainsi progressivement à se hisser au même niveau que la CGT. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est qu’elle a franchi un cap hautement symbolique. Il faut comprendre que dans l’imaginaire de la CFDT, un tel résultat était inimaginable. »

 

Comment l’expliquer ?

« Depuis 25 ans, la CFDT mène une politique volontariste d’implantation. Elle a mené ce travail de manière plus précoce et plus intense que la CGT après le choc de désyndicalisation des années 1980. Par ailleurs, la CFDT met l’accent depuis longtemps sur la transformation du salariat. Laurent Berger a d’ailleurs récemment déclaré : ‘Je ne veux pas me battre pour un monde qui n’existe plus.’ Mais dans le même temps, elle insiste aussi sur la négociation pour l’acquisition de protections et de droits nouveaux, qu’elle oppose au pur syndicalisme de protestation, visant ainsi implicitement la CGT. La CFDT affiche une culture de la concession. On l’a vu sur la « loi travail », où elle a largement mis en avant les aspects qu’elle a jugés positifs du texte, notamment le compte pénibilité et la garantie jeunes. Une façon de faire passer l’idée qu’elle défend un syndicalisme efficace, force de proposition, qui peut peser. Il est intéressant aussi de noter que la CFDT articule beaucoup ses discours autour des droits et des aspirations individuelles de chacun - alors que traditionnellement, ‘l’ancien’ syndicalisme prend en compte les droits collectifs (…)

 

Philippine Donnelly pour La Croix
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oNq1Uf
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Revue de presse
19 avril

Loïc Blondiaux : « Où va la démocratie participative » (Nonfiction)

Revue de presse

Professeur de science politique à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP / CNRS), Loïc Blondiaux est un spécialiste reconnu de la démocratie participative en France, mais aussi en Finlande, en Italie, au Canada, au Chili et aux Etats-Unis (autant de pays où il a enseigné). Il a publié notamment "La fabrique de l'opinion. Une histoire sociale des sondages" (Seuil, 1996) et "Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative" (Seuil, 2008). Il s'entretient ici avec Damien Augias, responsable du pôle politique de Nonfiction, à propos des pratiques actuelles et à venir de démocratie participative, en particulier au niveau local.

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L'actualité de la démocratie locale est marquée par le phénomène NIMBY ("Not in my backyard"), par une importance accrue des riverains dans les procédures de débat public… La démocratie participative telle qu’elle existe aujourd’hui en France n’est-elle pas surtout la somme des intérêts particuliers, plutôt que le triomphe de l’hypothétique intérêt général, toujours difficile à définir ?

« L’une des raisons pour lesquelles la démocratie participative s’est développée depuis une quinzaine d’années, est bien la nécessité pour les autorités de canaliser les conflits autour de projets au niveau local en particulier. Et on peut en effet analyser la démocratie participative comme une tentative de réponse de la part des autorités publiques à la montée de ces conflits et à la contestation de plus en plus fréquente et de plus en plus forte du bien-fondé et de la légitimité des décisions publiques. Le politiste allemand Herbert Kitschelt a parlé au sujet de ces stratégies déployées en réponse à l’émergence de conflits environnementaux de « concessions procédurales », au sens où, plutôt que de satisfaire les demandes citoyennes sur le fond, elles préfèrent leur concéder de nouveaux espaces d’expression. Or, c’est bien la capacité des autorités publiques à revendiquer le monopole de la fabrication des décisions publiques qui est remise en cause. On voit de plus en plus la définition de l’intérêt général défendue par l’Etat contestée au nom d’autres définitions de l’intérêt général qui ne se pensent pas comme moins légitimes a priori. Le temps n’est plus où il était possible pour les décideurs de disqualifier en bloc leurs contradicteurs en leur reprochant de défendre de simples « intérêts particuliers » ou d’être atteints du trop fameux syndrome NIMBY (Not in My Back Yard). Ce qui est en jeu, derrière la plupart des conflits sociaux ou environnementaux, comme dans le cas de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, c’est la possibilité de penser en France le processus de décision et donc d’identification de ce que peut l’intérêt général sur une question donnée comme une construction collective et non comme un passage en force. »

 

En matière de démocratie participative, même s’il est toujours difficile de parler de « modèles », peut-on raisonnablement comparer les pays nordiques (Finlande, Islande, Danemark…), très faiblement peuplés et homogènes d’un point de vue socio-économique, à un pays comme la France ?

« Il me semble qu’il est trop facile de pointer l’absence de « culture de la participation » comme la cause principale de la faible diffusion de la concertation dans notre pays ou, en tous les cas, de considérer notre « culture politique », comme définitivement incompatible ou d’emblée inconciliable avec la démocratie participative. Bien entendu, c’est un fait historique que dans les pays scandinaves, le rapport que les citoyens entretiennent avec les élus est tout à fait différent du nôtre : la distance y est moins marquée, le recours au dialogue avec toutes les composantes de la société y est plus systématique et au final s’y déploie une conception bien plus horizontale et égalitaire des relations politiques que celle qui prévaut traditionnellement en France. Mais il me semble que, pour démentir de ce qui est présenté souvent comme une « fatalité » ou un destin historique, il convient peut-être de forcer les choses en commencer par changer les institutions et les règles plutôt que les mentalités. C’est sur ce pari qu’a reposé la loi introduisant la parité en politique au début des années 2000. C’est ce pari qu’il faut tenter en introduisant de nouveaux mécanismes de participation citoyenne dans nos institutions. Avec l’espoir qu’ils contribueront à diffuser sur la durée de nouveaux réflexes, puis de nouvelles représentations de la citoyenneté. C’est ce pari qu’ont les républicains de 1848 en mettant en place le suffrage universel masculin alors que beaucoup jugeaient le peuple trop immature pour bien s’en servir. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il ne convient pas d’attendre une improbable ‘révolution des mentalités’ pour introduire nouvelles possibilités de participation citoyenne. (…)

 

Damien Augias pour Nonfiction
Lire l’intégralité de l’interview : http://bit.ly/2oflJbC
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Revue de presse
18 avril

Un très bel échange interuniversitaire autour de l’aikidô

Actualité

Un tout premier échange interuniversitaire vient d’être organisé par des étudiants de l’université autour de l’aikidô – art martial japonais pacifiste – et de très nombreuses possibilités sont désormais envisagées.

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L’UEFAPS, le service des sports de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, offre à chaque étudiant de l’université des possibilités très larges et parfois inattendues ! C’est ainsi dans ce cadre que, très récemment, 15 étudiants pratiquant l’aikidô, formés par Claudie Belus, professeure en éducation physique et sportive à Paris 1 Panthéon-Sorbonne,  ont rencontré leurs homologues japonais de l’Université Chûô, basée à Tokyo, lors de leur séjour d’étude en France. Du 24 février au 3 mars 2017, 20 étudiants aikidôka (合気道家) de Chûô ont ainsi été accueillis à Paris et à Lyon, dans le cadre d’un échange culturel et sportif autour de l’aikidô, soutenu par Paris 1 Panthéon-Sorbonne et le Bureau consulaire du Japon à Lyon. Cet événement a vu le jour à l’initiative notamment de Kobayashi Ryûichirô, chef du bureau consulaire du Japon, qui a donné l’opportunité aux étudiants de Claudie Belus d’entrer en contact avec une université japonaise, afin de marquer le départ d’un nouveau type d’échanges sportifs interuniversitaires entre la France et le Japon.

 

Une pratique enrichissante

A peine arrivés en France, la Tour Eiffel hâtivement saluée, les étudiants de Chûô nouaient déjà leurs hakama, la tenue d’entrainement indiquant un grade, pour se préparer à leur premier entraînement à Paris. Leur leader (ou shusho, 主将) - l’étudiant le plus gradé, responsable de ses camarades auprès des professeurs -,  Hosoi Satoshi, avait élaboré une démonstration de sabre (katana, 刀) à couper le souffle, tant par la précision de ses gestes que par le risque que semblait prendre son adversaire. « C’était la première fois que je voyais un échange au sabre de si près, j’étais émerveillé… mais un peu inquiet, même si je ne doutais pas des compétences de Hosoi-san. Leur démonstration m’a permis de comprendre l’origine des techniques à mains nues en aikidô. Il me tarde d’en découvrir plus maintenant ! », témoigne Lucass Lubin, étudiant en histoire et science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne participant à l’événement. La pratique a eu lieu dans une bonne humeur partagée et une volonté réelle de compréhension mutuelle, symbolisée par une remise de cadeaux officiels offerts par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En retour, les étudiants français furent gratifiés de tenugui (手拭い), carrés de tissus calligraphiés pour cette occasion de main de maître. A Lyon, les étudiants japonais comme français ont été chaleureusement accueillis par le Bureau Consulaire du Japon, la Mairie de Caluire et le club de l’AS Caluire Aikido, représenté par Jean-Gabriel Brando. L’entraînement commun a, une fois de plus, mis en valeur la nécessité de tels échanges autour de l’aikidô, discipline qui prend tout son sens dans son contexte culturel et linguistique.

 

Un regard vers l’avenir

Cette expérience est porteuse de nombreuses promesses jusque-là jamais engagées dans le cadre universitaire. Afin de consolider et d’entretenir les liens initiés lors de la venue des étudiants de Chûô, les 15 étudiants français ayant participé à l’événement, forts de leurs différentes disciplines (études de la langue et de la culture japonaises, droit, économie, géographie, sciences de l’information et de la communication, etc.), s’envoleront le 13 juillet prochain à destination du Japon, pour une durée de 25 jours, à la rencontre du réseau interuniversitaire d’aikidô japonais, dont cet échange avec l’Université Chûô a ouvert les portes. Les universités d’Ôsaka, de Kyôto, de Fukuoka, d’Okayama sont notamment impliquées dans ce nouveau type de relations avec les établissements universitaires français. « Tout étudiant intéressé - quel que soit son champ et son niveau d'étude -  est convié à prendre part à ce projet, intégralement conçu par et pour des étudiants, qui se construit depuis maintenant près de huit mois et devrait trouver un écho institutionnel au tournant de la prochaine année universitaire. De la même manière, nous appelons les entreprises et les particuliers à devenir mécène notre projet, soutenu notamment par la Mairie de Paris, le Bureau consulaire du Japon, le Crous de Paris, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’INALCO, dans le cadre des dispositions prévues par la loi », souligne Gabrielle Laumonier, coordinatrice du projet, étudiante en master d’Etudes japonaises à l’INALCO, qui se fera un plaisir de vous fournir de plus amples renseignements.

 

Contact : mecenat@aup-idf.fr

Plus d’informations (site français ou japonais) : http://www.aup-idf.fr/

Gabrielle Laumonier et Lucass Lubin pour #LeSorbonn@ute (Article diffusée sur le Sorbonn@ute le 18 avril 2017)

© Photo / DR

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Actualité
18 avril

Dominique Rousseau : « Modifier la Constitution, comment et pourquoi ? » (Réforme.net)

Revue de presse

Le constitutionnaliste Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose de redonner toute leur place aux citoyens-électeurs pour enrayer la crise de confiance actuelle.

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Plusieurs candidats à l’élection présidentielle se sont prononcés en faveur d’une VIe République et donc d’une nouvelle Constitution. Que cela vous évoque-t-il ?

« D’un point de vue quantitatif, c’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, et c’est souvent à l’initiative d’élus locaux que les expériences de transitions à la fois écologique, économique et politique sont les plus avancées. Cela participe du déplacement des lieux du pouvoir entre le national et le local. Les municipalités sont devenues les lieux de l’innovation sociale et politique, car elles disposent des leviers pour susciter la contribution des citoyens. Pour les élus, il existe aujourd’hui un catalogue de techniques et d’outils assez complet, qui va des discussions de groupe jusqu’aux plates-formes de contributions en ligne et aux budgets participatifs, efficaces quand ils font l’objet d’un vrai travail de concertation et de restitution. »

 

Les démocraties traversent une crise majeure de la représentation. Ces outils réussissent-ils à aller chercher ceux qui ne vont plus voter ?

« Nos sociétés contemporaines sont confrontées à la fois à la défiance et au silence des catégories populaires qui, pour certaines, ont renoncé à participer, tandis que d’autres se réfugient dans les extrêmes. La fracture, aujourd’hui, se situe entre diplômés et non-diplômés. Pour les premiers, intégrés politiquement et socialement, la participation est normale et devient même une exigence ; pour les seconds, elle présente un coût élevé, symbolique et matériel. Il n’est pas facile de donner son avis quand on a des horaires décalés ou qu’on a le sentiment de ne pas avoir de place dans la société. La démocratie participative ne fait pas toujours mieux que la démocratie représentative, sauf dans le cadre d’expériences où l’on se donne les moyens d’aller chercher les citoyens des quartiers populaires. Je pense par exemple aux initiatives de l’architecte Patrick Bouchain pour associer très en amont les habitants à des projets de rénovation urbaine, avec des dispositifs inclusifs sur le bâti, l’architecture. Ou aux démarches inspirées du community organizing américain, qui partent des besoins, des ressentis des habitants, sans vouloir débattre a priori d’enjeux qui ne les concernent pas. Ces expériences encourageantes peuvent produire une spirale vertueuse et créer de l’inclusion. (…)

 

Claire Legros pour Le Monde
Lire l’intégralité de l’interview : http://lemde.fr/2oFDQDQ
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