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Page personnelle

Frederic Regent

Maître de conférences [Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes, histoire du monde contemporain ; de l'art ; de la musique]

Direction(s) de thèse :

Responsabilités scientifiques :

Membre suppléant de la section 22 du CNU

Projets de recherche :

Les propriétaires d'esclaves en Guadeloupe,
des débuts de la colonisation à la seconde abolition de l'esclavage (1635-1848)

Mes recherches actuelles concernent les propriétaires d'esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l'abolition de l'esclavage en 1848. Le choix de la Guadeloupe est lié au fait que c’était déjà le terrain de recherche de ma thèse et j'ai déjà construit des bases de données sur les esclaves et leurs maîtres qui restent encore à exploiter. De plus, la Guadeloupe est la seule colonie française dont l'histoire a été marquée par une première abolition de l'esclavage (le 7 juin 1794, en application du décret de la Convention du 16 pluviôse an II [4 février 1794]) et un rétablissement de celui-ci [arrêté consulaire du 16 juillet 1802]. Deux autres colonies ont connu cet éphémère épisode de la liberté générale : la Guyane, de 1794 à 1803 et Sainte-Lucie de 1795 à 1796. Ce sont, toutefois, de petites colonies esclavagistes, avec 10 748 esclaves pour la Guyane (1789) et 17 721 pour Sainte-Lucie (1788) contre 89 823 pour la Guadeloupe (1789). C'est à la fin du XVIIIe siècle que le nombre de propriétaires d'esclave atteint son sommet avec environ 2 000 maîtres possédant un à plusieurs centaines d'esclaves. A partir de l'installation des premiers Français en Guadeloupe, en 1635, il s'agira de partir à la recherche du premier propriétaire d'esclaves, puis d'étudier l'expansion du phénomène, jusqu'à la disparition des derniers d'entre eux lors de l'abolition de 1848.
J'envisage ainsi de faire une monographie sur un groupe dont le point commun est le fait d'avoir en propriété un autre être humain. Le fait de posséder un esclave est d'abord défini dans le cadre juridique de la législation coloniale réunie dans l'Edit de mars 1685 (baptisée plus tard, Code Noir par des éditeurs parisiens) pour la législation monarchique et les réglementations coloniales locales. La possession d'esclaves est un marqueur économique et peut permettre de définir une hiérarchie socio-économique. Être servi par un esclave est aussi un signe de distinction. Pourtant les propriétaires ne constituent pas un groupe juridiquement homogène car ils se répartissent entre personnes réputées blanches et gens de couleur libres. Même si les critères de définition sont avant tout juridiques et économiques, c'est donc dans le cadre d'une histoire sociale, démographique et culturelle des propriétaires d'esclaves que s'inscrit mon projet de recherche.

Sujet de thèse :

Entre esclavage et liberté : esclaves, libres et citoyens de couleur en Guadeloupe, une population en Révolution (1789-1802), 1168 p.

Directeur de thèse :

Jean-Paul Bertaud

UMS 622 - IHRF - Institut d'histoire de la Révolution Française
IHRF, 17 rue de la Sorbonne 75005 Paris
IHMC, 45 rue d'Ulm 75005 Paris.