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Page personnelle

Joseph Morsel

Maître de conférences [Histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux]

Habilité à diriger des recherches

Affectation(s) :

UFR09 : Histoire,
UMR 8589 - LAMOP - Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris

Histoire médiévale

Courriel : Joseph.Morsel@univ-paris1.fr
Autre adresse courriel : Joseph.Morsel@univ-paris1.fr
Téléphone(s) : +33 1 40 46 27 66
Fax : +33 1 40 46 31 54
Localisation :
 
Thèmes de recherche :

Joseph Morsel travaille principalement sur l’Allemagne de la fin du Moyen Âge, mais a également produit des travaux sur la France du Moyen Âge central, ainsi que sur les conditions de possibilité du travail historien et notamment médiéviste. Ses domaines privilégiés peuvent être regroupés en trois ensembles.

Le premier ensemble concerne la domination sociale dans l’Occident médiéval : ceci concerne ses travaux sur l’aristocratie médiévale, sur les communautés d’habitants – qu’il propose désormais d’appeler plutôt communautés d’installés – et sur la spatio-temporalité médiévale. Dans cette perspective, il étudie la société médiévale en tant que système de domination dans lequel l’enjeu principal est la reproduction systémique de cette domination. Mais la dimension historique consiste à envisager comment cette reproduction s’est à la fois élargie (au-delà de la parenté), routinisée (au-delà des intentions et volontés personnelles) et internalisée (au-delà de la confrontation directe dominants/dominés). C’est dans ce cadre qu’il a coordonné, de 2003 à 2015, le programme de recherches du LAMOP consacré à la formation des communautés d’habitants (un ouvrage collectif est en cours de publication). Quant à la prise en compte spécifique des dimensions spatiales et temporelles du social, elle s’exprime par le fait qu’il a fait partie des fondateurs du groupe Dulac (constitué à Lausanne en 2011), composé de géographes, d’archéologues et d’historiens ayant en commun cette préoccupation, non seulement du point de vue du fonctionnement des sociétés mais aussi des discours scientifiques qui peuvent être tenus sur celles-ci.

Le deuxième ensemble de travaux concerne la culture médiévale de l’écrit et plus généralement toutes les techniques de formalisation du social, depuis le langage jusqu’à des objets écrits (chartes, registres) et des séries iconographiques médiévales (tombeaux, sceaux, Annonciations), en passant par les conditions de mise en forme de la parole (questions/réponses), et sans oublier les procédures de conservation et d’archivage ; c’est dans ce cadre qu’il a participé au programme international Inventarq (2014-2015). C'est dans ce cadre qu'il s'interroge désormais sur les techniques de reproduction des objets écrits médiévaux et notamment sur les rapports entre techniques et système des représentations sociales.

Le troisième ensemble de travaux, enfin, porte sur les biais dans le rapport entre l’historien et le Moyen Âge, qu’il s’agisse de la détermination du travail historien par les héritages conceptuels et les héritages matériels, ou alors de l’instrumentalisation sociale du passé. Le travail historien est en effet précontraint, d’une part, par l’utilisation routinière de tout un ensemble de concepts hérités plutôt que construits et dont l’historicité est donc oubliée, touchant soit les objets d’étude (comme la « noblesse », le « lignage », les « serfs »), soit les moyens d’étude (comme les « sources », les « chartriers »), soit les catégories analytiques (comme « l’espace ») ou herméneutiques (comme les « traces » ou le « reflet ») du savoir. Il partage ses inquiétudes avec les autres chercheurs du Cercle de Travail sur les Conditions de Production du Savoir Médiéviste (constitué en 2010 à Berlin), de même qu’avec les autres coordinateurs de la collection en ligne De l’usage de … en histoire médiévale , cette fois à destination des étudiants. Quant aux héritages matériels, il s’agit pour l’essentiel de l’ensemble des médiations techniques qui s’interposent entre la société qui a produit les documents que nous utilisons et ces mêmes documents aujourd’hui, c’est-à-dire les logiques de sélection, de regroupement et de mise à disposition (archives, éditions, internet). Mais d’autre part, il importe de relever l’instrumentalisation sociale du Moyen Âge et les conséquences que cela a sur les conditions de travail des historiens. Ceci concerne notamment le problème de l’utilitarisme auquel la discipline historique est censée se soumettre, mais aussi les fondements épistémologiques de l’apparence d’absurdité de la société médiévale, et ceux de la disqualification scientifique du savoir historien par rapport aux sciences de la nature.



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UMR 8589 - LAMOP - Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris
1 rue Victor Cousin
75005 Paris