Equipe de recherche : Armelle Andro (responsable du projet), Emmanuelle Cambois, Christelle Cirbeau, Maryse Jaspard, Marie Lesclingand, Dolorès Pourette.
Contacts : Armelle Andro (armelle.andro@univ-paris1.fr) Marie Lesclingand (marie.lesclingand@unice.fr)
Financements : ANR, Direction Générale de la Santé, INED, Paris 1, ACSE
La question des mutilations sexuelles féminines en France recouvre deux problèmes de santé publique différents : la prévention de l?excision des filles à risque et la prise en charge des femmes mutilées. Le projet ExH apporte un certain nombre de réponses à ces deux questions :
1° On a réalisé une estimation de la population susceptible d'être concernée par l'excision en France, compte tenu de la prévalence connue dans les pays d'origine. On s'est appuyé sur les données du recensement de la population et des différentes enquêtes de l'Insee et sur les enquêtes de Démographie et de Santé menées dans les pays africains et qui contiennent des informations sur l'excision. Les résultats ont été publiés dans :
Populations et Sociétés, N°438, octobre 2007
2° On a mené une enquête inédite de type "cas/témoin" auprès de femmes excisées s'intéressant aux conséquences de cette mutilation sur la santé gynécologique et génésique et en particulier sur la vie sexuelle et affective. Elle permet une mesure des attentes en matière de prise en charge sanitaire par ces femmes notamment en terme de chirurgie réparatrice. Cette opération, soutenue par la direction générale de la santé et s'est déroulée en 2007-2009 dans 5 régions.
3° Par ailleurs, il s'agit de saisir les nouvelles formes de prévention des risques d'excision sur les filles originaires de pays à risque. Dans cette perspective, on a cherché à mieux comprendre le sens et les enjeux liés à la pratique dans les milieux familiaux concernés. L'enquête par entretiens a été soutenue par l'ACSE et construite à partir des données de cadrage collectées dans l'enquête socio-démographique.