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Lieux d'enseignement et de recherche

© « Fonds Bigot. Académie d'architecture/Cité de l'architecture et du patrimoine/Archives d'architecture du XXe siècle »

Institut d’art et d’archéologie :


Siège de l’UFR Histoire de l’art et Archéologie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Institut d’art et d’archéologie (1921-1932) a été édifié à l'emplacement de l'ancien Institut de chimie appliquée de la Faculté des sciences grâce à la généreuse donation (3 millions de francs) de la marquise Arconati-Visconti, à l'initiative de trois universitaires (Émile Mâle, Gustave Fougères et René Schneider), au soutien du recteur Paul Appel et à l'aide de l'État et de la Ville de Paris. Lauréat d’un concours à deux degrés organisé en 1920-1921, l’architecte Paul Bigot (1870-1942) a su parfaitement s'adapter à un programme longtemps mouvant mais qui exigeait la plus grande économie possible pour un édifice ayant un caractère monumental. Il résout le problème en associant structure en béton armé et une enveloppe en briques rouges de Gourmay. Le traitement de cette dernière, d'un grand raffinement, puise dans différents registres de l’histoire de l’art et de l’architecture et propose une synthèse originale dont les sources sont multiples (gothique italien, roman, etc.). L’édifice offre notamment au regard des promeneurs, à la base des grandes arcades, une frise formée de bas-reliefs en terre cuite reproduisant des œuvres célèbres de l’art mondial. Le syncrétisme souhaité par Paul Bigot donne à l’Institut d’art et d’archéologie une vertu pédagogique qui résonne avec la fonction de l'édifice. A l'intérieur, le vestibule d'entrée, l'amphithéâtre et la grande salle de lecture de la bibliothèque, qui occupe le cœur de l’édifice, ont conservé leurs volumes, mais, dans les étages, les galeries qui abritaient les collections de plâtres et le plan de Rome de Paul Bigot ont été sensiblement transformées dans les années 1970, à la suite de la massification de l’enseignement supérieur. Initialement conçu pour 200 étudiants et 3 professeurs, le bâtiment abrite aujourd’hui deux universités, plusieurs milliers d’étudiants et près de 150 enseignants titulaires. Propriété de l’État, l’Institut d’art et d’archéologie est affecté, par arrêté ministériel du 30 juin 1983, en dotation aux deux universités Paris 1 et Paris 4. Il est classé au titre des Monuments historiques depuis le 9 septembre 1996.

 

À lire : Simon Texier (dir.), L'Institut d'art et d'archéologie. Paris 1932, Paris, 2005 ; Christian Hottin, « L’Institut d’art et d’archéologie », Universités et grandes écoles à Paris, Les palais de la Science, Paris, AAVP, 1999, p. 121-125.

 

 

© « Andrault et Parat. Fonds DAU. SIAF/Cité de l'architecture et du patrimoine/Archives d'architecture du XXe siècle »

Centre Pierre Mendès-France :


Le centre Pierre-Mendès France – initialement appelé Centre multidisciplinaire de Tolbiac – a été construit entre 1970 et 1973 selon le projet des architectes Michel Andrault (né en 1926) et Pierre Parat (né en 1928), dans le contexte des programmes universitaires de l'après 68 et de la rénovation urbaine du secteur Italie XIII engagée depuis 1964. Le site – un terrain triangulaire exigu de 7 500 m² jusqu’alors occupé par un dépôt de pavés – a induit le choix original et ambitieux d’un développement vertical, ce qui est assez inhabituel en matière d’architecture universitaire. Andrault et Parat ont travaillé l’édifice dans une quête de fonctionnalité et d’expressivité formelle qui passe par une déconstruction des volumes, par une articulation vigoureuse des tours d’ascenseurs assurant la circulation verticale dans le bâtiment, des « modules urbains » qui sont ces volumes cubiques « suspendus » abritant les bureaux et les salles de cours, et les amphithéâtres qui se déploient en corolle à la base de l’édifice. Ce travail sculptural est prolongé par une esthétique brutaliste reposant sur l’association de béton brut de décoffrage, de verres fumés, de briques, de galets ou encore par le « paysage » mouvant imaginé par Bernard Alleaume et Yvette Vincent-Alleaume à la base de l’édifice pour animer les espaces donnant sur la rue de Tolbiac.

 

À lire : Eléonore Marantz, Stéphanie Méchine (dir.), Construire l’université. Architectures universitaires à Paris en en Île-de-France, Paris, Publications de la Sorbonne, 2016 ; Florence Bourillon, Eléonore Marantz, Stéphanie Méchine, Loïc Vadelorge (dir.), De l’Université de Paris aux universités d’Île-de-France, Rennes, PUR, 2016.

 

Galerie Colbert - Institut national d’histoire de l’art :

 

L’Institut national d’histoire de l’art (INHA), inauguré en février 2005 par ses ministres de tutelle (ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur et de la recherche), accueille les principaux centres de recherche en histoire de l’art parisiens dans le cadre prestigieux de la Galerie Colbert. L’histoire de ce bâtiment remonte à 1634, date à laquelle, Guillaume Bautru de Serrant, introducteur des ambassadeurs, commande à Louis Le Vau la construction de sa demeure, dans le quartier neuf établi sur l’ancienne enceinte de Charles V. L’hôtel présente alors l’aspect traditionnel d’un corps de logis entre cour et jardin. Vendu à Colbert en 1665, il est transformé en écuries par Gilles-Marie Oppenordt pour le Régent en 1719, puis accueille sous la Révolution la caisse de la dette publique. Le renouveau de cet îlot intervient en 1827 avec la conversion des bâtiments en galerie marchande, par Jacques Billaud qui conserve la façade sur la rue des Petits-Champs et aménage un passage grâce à une charpente métallique. Après une longue période d’abandon, la galerie est reconstruite à l’identique par Louis Blanchet (1er Grand Prix de Rome en 1952) pour les besoins de la Bibliothèque nationale qui investit les lieux en 1985. En 2004, Dominique Pinon et Pascale Kaparis transforment pour l’INHA les 15 000 m2 de l’édifice en locaux d’enseignement et de recherche. Leur projet a permis de conserver le décor pompéien recomposé de la galerie et de mettre en valeur les parties anciennes de l’hôtel primitif, visibles dans le hall d’entrée.

 

17 rue de Tolbiac :

 

Le parcours Préservation des biens culturels (PBC) de la licence Histoire de l’art et archéologie et le master Conservation-restauration des biens culturels (CRBC) dispensent la plus grande partie de leurs enseignements pratiques dans des locaux de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne situé 17 rue de Tolbiac, dans le treizième arrondissement, tout près de la bibliothèque François Mitterrand. Sur le plateau du deuxième étage, où se trouve également le secrétariat, quatre ateliers, fonctionnels et bien équipés, accueillent les étudiants : un atelier consacré à la pratique du dessin, du modelage et des techniques anciennes de la peinture et de la dorure ; un atelier équipé pour la restauration de sculptures ; un autre dévolu au traitement des œuvres sur support papier et à celui des livres ; enfin le plus spacieux des ateliers pour la conservation-restauration des peintures (support et couche picturale). Les travaux pratiques menés sur les collections archéologiques sont quant à eux organisés dans un grand atelier mis à disposition de l’université par l’Unité municipale d’archéologie de Saint-Denis, dans ses locaux situés à proximité du métro Porte de Paris (ligne 13).

 

Maison de l’archéologie et de l’ethnologie :

 

Construite par l’atelier Jacques Lévy entre 1994 et 1996 sur un terrain de l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, la Maison Archéologie & Ethnologie René-Ginouvès (MAE René-Ginouvès), compte 7 000 m2 répartis sur six niveaux. Le bâtiment en U, imbriqué dans un cercle, abrite des bureaux pour 260 chercheurs, des salles de réunions et de séminaires, deux bibliothèques, l’une pour l’Archéologie et les sciences de l’Antiquité et l’autre pour l’Ethnologie. La Maison regroupe une Unité Mixte de Service et quatre Unités Mixtes de Recherche, dont les tutelles sont le CNRS, les Universités Paris 1 et Paris Ouest Nanterre La Défense, et, pour l’une d’entre elles, le ministère de la Culture. La bibliothèque d’Archéologie et sciences de l’antiquité est ouverte toute l’année aux étudiants à partir du niveau Master.