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Notices

  • Pierre Thillet (29 août 1918 - 28 novembre 2015). Pierre Thillet, qui a occupé le poste de professeur de philosophie en langue arabe à l’UFR de philosophie de Paris 1 jusqu’à 1990, puis en qualité de professeur émérite, est mort le 28 novembre 2015, à l’âge de 96 ans. Philosophe, philologue, helléniste et arabisant, il a consacré sa recherche aux sources grecques et arabes de la philosophie médiévale et contribué à l’élargissement de l’enseignement de la philosophie aux traditions philosophiques en terre d’Islam.                     Reçu premier à l’agrégation de philosophie après la guerre (1946), ayant eu la possibilité de choisir son poste, il avait opté pour Tunis afin de perfectionner son arabe. Après son retour en France, il a enseigné à l’Université Libre de Bruxelles. Il a soutenu sa thèse de doctorat d’État sur Alexandre d’Aphrodise le 6 octobre 1979, sous la direction de Pierre Aubenque. Il avait suivi l’enseignement d’arabe de Régis Blachère et été un auditeur assidu de la conférence de Jean Irigoin à l’École pratique des Hautes Études. Il a travaillé dans le cadre du laboratoire d’« Histoire des doctrines de la fin de l’Antiquité et du haut Moyen âge » (UPR 76), devenu le Centre Jean Pépin. Parmi ses amis figurent l’éditeur de textes de philosophie arabe, 'Abdul-Rahmân Badawî et le philosophe, écrivain et poète marocain, Mohammed Aziz Lahbabi.                                                                            
    Il a édité et traduit le Traité du destin d’Alexandre d’Aphrodise dans ses versions grecque, arabe et latine et son traité Du temps, ainsi que le traité De l’âme et les Météorologiques d’Aristote. Il est aussi l’auteur d’études sur Aristote et sur Plotin, de l’annotation de la Siris de Berkeley et de nombreux articles et comptes rendus. Son implication dans l’enseignement correspondait à un engagement inséparablement scientifique, humain et politique. Il a dirigé un grand nombre de thèses, essentiellement sur la pensée arabe médiévale et contemporaine envisagée sous tous ses aspects (philosophiques, religieux, économiques, pédagogiques), mais aussi sur la tradition juive médiévale (dont les thèses de Benny Lévy et de Charles Mopsik). Après sa retraite, il partageait avec Rémi Brague, son successeur, le siège du « Glossaire du latin philosophique médiéval » (entreprise du CNRS anciennement dirigée par Maurice de Gandillac). On le croisait encore il y a quelques années dans le couloir de l’UFR, toujours gai, généreux et humain, aux prises avec un ordinateur portable Powerbook qu’il appelait son « Pauvre bougre ». Dominique Couzinet
  • François Dagognet, né en 1924, professeur honoraire de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences, est mort le 3 octobre 2015. Médecin et philosophe, instruit dans les sciences naturelles comme dans les sciences pratiques, il est l'auteur d'une œuvre très considérable. Depuis ses premiers travaux, qui font toujours autorité, sur Pasteur et sur la médecine, F. Dagognet a parcouru des champs variés, comme ceux de la chimie, de la marchandise et de l’argent, du cerveau, constituant une « philosophie des objets » qui a l’originalité de maintenir aujourd'hui la vocation encyclopédique qui était caractéristique des philosophes de la tradition. Il était animé par la conviction que la philosophie ne peut pas être son propre objet et qu’elle doit s’appliquer à une matière étrangère, illustrant ainsi l'école représentée notamment dans notre université par son maître Georges Canguilhem. Cette manière d’ouvrir la philosophie sur son dehors est bien résumée par le titre, emprunté à Héraclite, d’un de ses très nombreux livres : Les dieux sont dans la cuisine. Laurent Jaffro