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La fin du XIIIe siècle et le XIVe siècle

La fin du XIIIe siècle et le XIVe siècle 

Les polémiques philosophiques et théologiques et les débouchés des étudiants.

À la fin du XIIIe siècle, l'Université de Paris est marquée par les querelles philosophiques et théologiques qui opposent les partisans de l'aristotélisme d'Averroès à l'interprétation chrétienne de la pensée d'Aristote, telle qu'elle avait été enseignée par Thomas d'Aquin (+1274). Mais la polémique est si grave pour l'Église et pour la foi chrétienne qu'en 1277, le pape et l'évêque de Paris estimeront nécessaire de condamner la doctrine de Thomas d'Aquin, qui ménageait encore trop à leurs yeux ses adversaires averroïstes. C'est seulement au début du XIVe siècle que l'Église canonisera et réhabilitera Thomas d'Aquin. Mais en raison de l'audience internationale de l'université parisienne, le pape Nicolas IV accorde en 1292 aux étudiants qui ont obtenu la licence à Paris le privilège d'enseigner dans toute la chrétienté romaine. Jusqu'ici cette licence parisienne avait comme les autres une compétence diocésaine.

 

 

Le XIVe siècle sera marqué entre autres par le problème des débouchés des étudiants. À une époque où l'Église commande la vie intellectuelle et culturelle de la chrétienté, les emplois susceptibles d'être occupés par les gradués des universités - dans l'enseignement, dans l'administration ou ailleurs - exigent généralement la possession d'un bénéfice ecclésiastique pour assurer la subsistance des intéressés. Celui-ci leur est accordé par le pape - qui réside à Avignon à cette époque - contre le paiement de lourdes taxes au trésor pontifical. Cette fiscalité parasitaire accentue la crise économique et sociale du Moyen Âge tardif, en suscitant des protestations universitaires qui figurent parmi les causes du Grand Schisme d'Occident.