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La fin du XIVe siècle et le début du XVe siècle

La fin du XIVe siècle et le début du XVe siècle

Le Grand Schisme d'Occident, la querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons, et le procès de Jeanne d'Arc.

Pendant le Grand Schisme d'Occident (1378-1417) qui oppose la papauté romaine à la papauté avignonnaise soutenue par la France, l'université participe étroitement à la querelle entre les deux pontifes, qui seront un moment au nombre de trois à se disputer la tiare. Cette participation s'imposait à une époque où les maîtres et les étudiants avaient un statut clérical. L'Université de Paris jouera d'ailleurs un rôle décisif dans l'issue du conflit, puisque c'est grâce à l'action de son chancelier, le célèbre Jean Gerson, que le concile général réuni à Constance entre 1414 et 1418 permit de mettre fin au schisme. Pendant ce concile général et pendant celui qui le suivit à Bâle entre 1431 et 1449, les universitaires parisiens seront les premiers à réclamer le contrôle de l'absolutisme pontifical par l'Église et une meilleure gestion des bénéfices ecclésiastiques qui commandaient leurs carrières. Leur échec sur l'un et l'autre point est l'une des causes de la Réforme.

 

 

Il faut rappeler également la position de l'université dans les luttes civiles provoquées à l'époque par la démence de Charles VI. Étant donné le coût des études et de leurs débouchés, les universitaires des XIVe et XVe siècles se recrutaient notamment dans les familles bourgeoises de Paris et des villes du nord de la France et des Pays-Bas, qui étaient plus riches que d'autres parce que sans être exclusifs, les échanges nombreux et divers entre la capitale et les régions septentrionales de l'Europe avaient favorisé leur fortune commune.

 

 

Les liens qui unissaient les universitaires à l'aristocratie marchande de la capitale et des autres villes du nord apparurent au grand jour quand le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, qui avait les Flandres et les Pays-Bas dans son domaine, s'allia aux représentants de l'aristocratie municipale parisienne contre le parti armagnac, qui représentait majoritairement la France rurale et féodale à laquelle appartiendra Jeanne d'Arc. Comme les bourgeoisies urbaines du Nord avaient également des rapports commerciaux avec l'Angleterre, le parti bourguignon traita avec les Anglais après la défaite d'Azincourt (1415) et l'assassinat de Jean sans Peur (1419), et l'université, qui avait choisi ce parti, approuva le traité de Troyes (1420) qui transmettait la couronne de France à Henri VI de Lancastre à la mort de Charles VI (1422). C'est pourquoi après avoir pris Orléans et fait sacrer Charles VII à Reims (1429), Jeanne d'Arc échouera devant Paris, et sera condamnée au bûcher par un tribunal ecclésiastique (1431) présidé par un maître universitaire influent, Pierre Cauchon, devenu évêque de Beauvais.