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La Révolution de 1789

La Révolution de 1789

L'université approuve la Révolution jusqu'en 1790, la Constitution civile du clergé, le rapport de Condorcet sur l'instruction publique.

Au printemps de 1789, le corps universitaire participa activement aux élections aux États généraux* qui devaient s'ouvrir à Versailles le 5 mai, et l'abbé Dumouchel, professeur au Collège de la Marche et recteur, fut choisi comme député du clergé dans cette assemblée des trois ordres de la nation. L'Université de Paris souhaitait des réformes comme l'ensemble du pays, et elle manifesta son accord avec la Révolution jusqu'à la fin de l'année 1790.

 

 

Cependant, le 12 juillet 1790, l'Assemblée nationale constituante, issue des États généraux, avait adopté la Constitution civile du clergé que Dumouchel fut l'un des premiers à voter et à approuver par serment. Le Recteur était dans l'esprit du jansénisme et du gallicanisme universitaire et parlementaire en acceptant cette constitution qui mettait fin à l'absolutisme du pape et du roi. Mais celle-ci supprimait les bénéfices ecclésiastiques qui commandaient la carrière des maîtres et des étudiants et elle fut refusée par la majorité d'entre eux.

 

 

Ce refus, de caractère corporatif, faisait de l'université une institution contre-révolutionnaire et il était dans la logique des évènements, puisque la Révolution devait supprimer toutes les corporations d'Ancien Régime. C'est pourquoi, étroitement surveillé par le pouvoir, le corps universitaire dut réduire ses activités par étape en attendant sa disparition définitive en 1793.

 

 

Pour remplacer les universités supprimées, les deux premières assemblées révolutionnaires, la Constituante et la Législative, proposèrent respectivement la création d'institutions éducatives nouvelles dans deux rapports successifs sur l'instruction publique. Le second d'entre eux fut l'œuvre de Condorcet, qui réclama la laïcisation de l'enseignement dans lequel les sciences et les techniques devaient avoir un rôle prépondérant.

 

 

Mais, comme le précédent, ce rapport fut dépassé par les évènements et, retenue par la crise intérieure et la guerre étrangère, la Convention consacra d'abord ses efforts à la création des premières écoles spéciales, comme l'École des Travaux Publics - notre École polytechnique - et les Écoles de Santé qui enseignèrent en même temps la médecine et la chirurgie, conformément aux vœux des encyclopédistes.

 

 

Il fallut attendre la loi Lakanal, votée par la Convention le 25 février 1795 (7 ventôse an III), pour que la France possède des institutions appelées à remplacer les collèges supprimés avec les universités d'Ancien Régime. Ce furent les Écoles centrales qui s'établirent progressivement dans presque tous les départements sous le Directoire et qui accordèrent une place de choix aux mathématiques et aux sciences exactes dans leur enseignement.

 

 

*États généraux: assemblée des députés des trois « ordres » (Noblesse, Clergé et Tiers-État) convoqués par le roi pour donner des avis.