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Accueil » Master Dynamiques des pays émergents et en développement (DynPED) » Présentation et débouchés

Présentation et débouchés

Les transformations actuelles du monde contemporain ont mis en évidence les mutations profondes et multiformes des pays « en développement ». Un certain nombre d'États décolle, tandis que d'autres restent en marge des  mouvements de croissance et sont confrontés à des problèmes aigus de couverture des besoins primaires des populations. De façon significative, le remplacement fréquent de l'expression « le tiers monde » par « les tiers monde » souligne cette diversité. Ces évolutions invitent à revisiter les notions de « développement » et « pays en développement ». Un des objectifs du master est d'analyser les dynamiques à l'œuvre dans l'ensemble des pays en développement dont les différenciations actuelles sont le produit. La définition du champ d'analyse est large allant des pays émergents d'Asie notamment la Chine ou la Corée du Sud à des États appartenant aux PMA (comme plusieurs pays d'Afrique subsaharienne) afin de rendre compte d'un large éventail de cas possibles au sein de la thématique.

 

L'approche proposée est fondamentalement géographique, s'intéressant en priorité aux configurations spatiales, aux relations entre sociétés et environnement et à la diversité des processus spatiaux de développement. Il ne s'agit donc pas de se limiter à une approche purement socio-économique du « développement » mais d'analyser en priorité les multiples interactions entre les sociétés et leur espace.

La majorité des pays en développement appartient, partiellement ou en totalité, à des zones chaudes. S'il ne saurait être question d'analyser une « nature » indépendante d'une « culture » ni de s'en tenir à un déterminisme simplificateur, l'analyse géographique suppose une connaissance des interactions entre les milieux et leur interprétation par les sociétés. Dans ce contexte, les questions d'environnement sont centrales. Il importe de prendre en compte les interrelations entre les dynamiques écologiques liées aux activités humaines et les recompositions sociales et spatiales qui en résultent. La gestion des espaces et des ressources ouvre ainsi de nouvelles perspectives avec la notion de développement durable, qui s'est progressivement imposée au monde en développement. La question de l'eau sous ses formes multiples (barrages sur les grands fleuves, irrigation des zones sèches...), la mise en valeur des forêts tropicales avec ses conséquences écologiques, économiques, sociales ou politiques sont des domaines qui illustrent la diversité des thèmes et des échelles d'analyse.

 

Sur un autre plan, les pays en développement ne sauraient être pris isolément : les problématiques d'aménagement de l'espace, qu'elles qu'en soient les échelles, ne se comprennent pleinement que dans le contexte général de la mondialisation et de l'ensemble des relations entre le « Nord » et le « Sud ». La question est ainsi posée des articulations entre mondial et local dans le contexte des rapports inégaux hérités de l'histoire. L'expérience récente montre que les dynamiques actuelles ne sont pas indépendantes d'une histoire des sociétés et des territoires, de systèmes de valeur qu'expriment les cultures locales ou nationales, les modes d'organisations des territoires. Les dynamiques économiques s'ancrent dans des territoires chargés de culture et d'histoire qu'il convient également d'appréhender.

 

Ces dynamiques économiques doivent retenir toute l'attention. Elles s'accompagnent en effet d'une réorganisation de la production économique à l'échelle de la planète. Une place nouvelle est attribuée aux pays en développement, dont un certain nombre, particulièrement en Asie, connaissent une croissance économique rapide liée au flux d'investissements étrangers, aux exportations de produits manufacturés et aux délocalisations des activités de services. L'émergence d'une classe d'entrepreneurs dans les pays bénéficiant d'une forte croissance ainsi que l'élargissement considérable des couches moyennes qui l'accompagne  provoquent une hiérarchisation des pays et des territoires, entraînant bouleversements politiques et sociaux.

Aucun espace toutefois n'échappe à la mondialisation. Tandis que les sociétés et les espaces se recomposent, des revendications identitaires s'expriment avec une vigueur nouvelle faisant apparaître de nouveaux enjeux territoriaux. Cette double tendance, en apparence contradictoire entre ouverture au monde et repli appelle une analyse des dynamiques spatiales à l'œuvre à différentes échelles. De la métropole internationale à l'espace villageois, des configurations territoriales nouvelles sont en train d'émerger, liées entre elles de façons multiples et parfois contradictoires : migrations internationales, échanges de biens, médias de toutes natures…

 

Les enseignements du master sont destinés à sensibiliser les étudiants tant aux problèmes communs qu'aux particularités de ces mondes en développement, que distinguent les configurations spatiales, les orientations économiques, les organisations sociales, les systèmes politiques, les cultures.

 

L'approche des territoires suppose un fort bagage de connaissances sur ces espaces dans leurs points communs et leurs particularités, mais aussi un fort bagage méthodologique compte tenu de la complexité des questions qui se posent et de l'apport des nouveaux outils d'investigation à la recherche dans ces mondes. Ainsi le recours aux images satellitaires devient-il un moyen essentiel d'analyse des données dans des pays où les statistiques ne sont pas toujours de bonne qualité. Les Sig sont un outil d'analyse autant que de prédiction qui peut faire passer la recherche fondamentale au stade opératoire. Le cinéma scientifique, grâce aux nouvelles technologies qui permettent un accès plus large qu'auparavant aux matériels et à la réalisation, apparaît comme un nouveau moyen d'expression de la recherche, au profit d'une approche renouvelée de la géographie.

C'est en tenant compte de l'ensemble de ces données que sont organisés les enseignements.

 

FILIÈRE RECHERCHE

 

La formation filière recherche DynPED offre des débouchés dans la recherche et l'enseignement supérieur et, de plus en plus, dans les bureaux d'étude et les administrations en relation avec le développement (notamment dans le cadre de la coopération décentralisée). Les liens étroits avec une formation plus centrée sur les débouchés professionnels immédiats, la filière professionnalisante, doit favoriser l'élargissement des débouchés vers des secteurs à la fois axés sur des compétences en matière de recherche de haut niveau et sur l'application professionnelle (recherche-développement...).

 

FILIÈRE PROFESSIONNALISANTE

 

Les objectifs scientifiques de la filière professionnalisante DynPED sont identiques à ceux de la filière recherche. Cette convergence est voulue : les projets de développement ne donnent pleinement leur efficacité que s'ils s'inscrivent dans un environnement local et dans un contexte mondial connus et maîtrisés par les promoteurs des projets. Mais la filière professionnalisante se singularise par l'importance accordée à la réflexion sur la mise en place de projets et l'acquisition de techniques et d'outils permettant la mise en œuvre d'un authentique développement.

La formation offre des débouchés dans les bureaux d'étude et les administrations en lien avec le développement (notamment dans le cadre de la coopération décentralisée), ainsi que dans les ONG et dans toutes les structures qui s'occupent du développement : institutions internationales, agences, bureaux d'étude... Les liens étroits avec une formation plus centrée sur la recherche, la filière recherche, doit favoriser l'élargissement des débouchés vers des secteurs à la fois axés sur des compétences en matière de recherche de haut niveau et sur l'application professionnelle (recherche-développement, études d'impact, montage de projets...).

 

APRÈS LE MASTER

 

La formation de master DynPED ouvre ainsi à différents domaines d’activité professionnelle, dépendant en grande partie du domaine de spécialisation développé durant la formation.
Les secteurs d’activité dans lesquels s’insèrent préférentiellement les titulaires du diplôme sont :
- L’Enseignement supérieur et la recherche. La formation prépare au doctorat et/ou à des activités d’expertise
- Les Institutions publiques de développement (agences d’aide, ministères, collectivités territoriales, organisations internationales…)
- Les Acteurs parapublics ou privés (bureaux d’études, ONG, associations de développement…)
- Les Divisions RSE (responsabilité sociétale des entreprises) ou relations communautaires d’entreprises intervenant dans des pays émergents ou en développement