X
Bientôt fans, merci !
Pourquoi pas vous ?
Facebook J'aime Paris 1
Accueil » UFR11 - Political sciences » Master 2 Science politique » Parcours Etudes Africaines

Parcours Etudes Africaines

En cours de modifications

Parcours Etudes africaines

 

Parcours Études africaines

 

 

 

Spécialisation de deuxième année du Master de Science Politique

 

 

 

Responsable : Johanna Siméant

Le Master de Science politique - parcours Études africaines a pour objectif de former des jeunes chercheurs, enseignants-chercheurs, experts et autres professionnels à l'analyse et la compréhension des enjeux politiques du continent africain.

Adossé à un laboratoire d'études africaines reconnu, l’IMAF (Institut des mondes africains, unité mixte de recherche CNRS liée à Paris 1, l'EHESS, l'EPHE, l'UAM, et l'IRD), au CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique, UMR CNRS-Paris 1 et EHESS) et à l'Ecole doctorale de science politique, mais aussi associé aux activités de la revue Politique africaine, ce parcours est aujourd'hui une des seules formations africanistes de science politique en France.

Le parcours s’adresse :

- aux étudiants qui désirent poursuivre en doctorat de science politique en se spécialisant sur une aire géographique qui, en France, est reconnue sur le plan académique par des laboratoires spécialisés (cf. IMAF à Paris 1, LAM de Bordeaux…), des revues de rang international (Politique africaine, Cahiers d’études africaines…), des publications, des maisons d’éditions (Karthala notamment) et une communauté de chercheurs récemment structurée en un GIS (Groupement d’intérêt scientifique) CNRS.

- aux étudiants qui, sans nécessairement poursuivre en thèse, s’intéressent à l’évolution des sociétés africaines contemporaines et se destinent aux métiers du journalisme, de la culture, du développement et de l’humanitaire, de l’expertise et du conseil, de la diplomatie et de la gestion des crises, voire désormais aux fonctions liées à la problématique générale des migrations internationales, et cherchent dans ce cadre à acquérir un ensemble de connaissance solide et critique sur le continent.

 

A rebours des clichés sur l’Afrique au « cœur des ténèbres », exotique, isolée ou hors de l’histoire, cette formation vise à mieux faire comprendre les réalités sociales et politiques du continent, à l'interface de dynamiques du « dedans » et du « dehors ». Les sociétés africaines, sous l’effet de la globalisation, des ajustements structurels et des mobilisations politiques, sont au cœur de dynamiques contradictoires de libéralisation politique et de restauration autoritaire, d’affirmation citoyennes, religieuses, identitaires, de civilisation des mœurs démocratiques et de généralisation de la violence: l'Afrique est l'espace de l’invention paradoxale d’une modernité politique qui suit parfois des chemins inattendus – comme les soulèvements arabes ont pu encore récemment le confirmer – et dont les ramifications dépassent largement les frontières du continent.

Cette hypothèse générale est abordée sous l’angle des sciences sociales empiriques : la sociologie politique, avec le concours de l’anthropologie et de l'histoire. Elle est testée à travers plusieurs séminaires qui se focalisent chacun sur un objet particulier et une perspective plutôt « interniste » ou plutôt « internationaliste ». Loin de reprendre à son compte des divisions surannées, le master revendique une approche globale et connectée du continent: il permet l'acquisition de connaissances sur l'ensemble des espaces africains (Afrique du Nord, de l'Ouest, de l'Est, centrale, australe, Corne...).

En science politique, ce parcours se situe au point de rencontre des analyses de politique comparée, des area studies et des relations internationales. Convaincu de la valeur intellectuelle et professionnelle d'un savoir spécialisé sur un ensemble géographique contrasté aux héritages historiques communs, il revendique cependant le fait d’aborder les « terrains africains » de manière comparée, et comme n’importe quel autre terrain de recherche, avec les outils de la science politique et des autres sciences sociales. La bonne insertion des doctorants issus de ce parcours au sein de l’école doctorale de science politique et dans des laboratoires non spécialisés sur l’Afrique en témoigne.

La formation se déroule normalement en deux ans (le second semestre du M1 comporte une spécialité études africaines), avec la possibilité d'intégrer le cursus en deuxième année (M2).

En Master 2, l'année s'organise en deux semestres de nature distincte :

*       Au premier semestre, les étudiants suivent 4 séminaires de 33 h chacun, organisés à chaque fois en 11 séances de 3 heures.

*       Description : -   Au second semestre, moment important du passage à la pratique, ils partent faire leurs enquêtes sur le terrain ou leur stage pour des durées pouvant aller jusqu'à trois mois. Ils suivent également un séminaire consacré aux savoirs et expertises relatives à l’Afrique (20h), dans lequel est examiné le champ de l’expertise sur l’Afrique, et où sont invités plusieurs professionnels, dans l’administration, la recherche, le secteur privé, les ONG. Enfin, les étudiants rédigent pendant ce semestre leur mémoire ou leur rapport de stage sous la direction d'un enseignant de la formation.

Les connaissances et compétences attendues à l’issue de la formation

A l'issue de leur formation, les étudiants maîtrisent les questions relatives à la nature de l’État, à la question coloniale, à l’organisation des pouvoirs et au politique en général dans les sociétés africaines contemporaines.

Ils sont capables de situer les divers courants et traditions politistes, historiographiques et anthropologiques qui composent ce que l’on nomme les « études africaines », aussi bien en langue française qu’anglaise.

Ils maîtrisent les compétences professionnelles du métier de la recherche et/ou de l’expertise en sciences sociales sur les enjeux politiques du continent africain.

Plus spécifiquement, selon les séminaires, ils développent la maitrise des problématiques suivantes :

- Importation et diffusion des modèles politiques et économiques liées aux dynamiques de la globalisation (greffe de la démocratie, politiques de développement, relations Chine-Afrique, etc.)

- Mobilisations politiques et sociales, inventions paradoxales de la démocratie, paramètres du contrôle politique et de l'exercice du pouvoir autoritaire

- Mutations générationnelles du continent et leurs effets sociopolitiques, notamment dans les situations de violence

- Approche sociopolitique et stratégique des conflits et mobilisations en Afrique, nouvelles formes d’intervention dans ces conflits et politiques de sécurité internationales afférentes

- Enjeux des migrations et de l’exil, nouvelles politiques de lutte contre l’immigration

- Poids du religieux dans les dynamiques politiques africaines.

Les étudiants ont également développé une « culture générale du continent africain » (histoire, littérature, géographie, culture…).

 

INFORMATIONS PRATIQUE 

 

Ressources documentaires, bibliothèques : pour les ouvrages généraux et quelques travaux sur l'Afrique, les étudiants disposent de la Bibliothèque Cujas (rue Cujas) et du Centre de documentation de l'UFR de science politique. Pour des recherches plus spécialisées, ils se rendront à la Bibliothèque de recherches africaines (BRA) du Centre Malher, en libre accès. Responsable : Michèle Raffutin (Michele.Raffutin@univ-paris1.fr - Tel : 01 44 78 33 35). Consultation en ligne : catalogue.univ-paris1.fr Sur le Web, ils pourront également utiliser les ressources de certains sites, tel www.politique-africaine.com ou www.h-net.org/ africa/toc/

 

Sources de financement et aides au terrain : Des sources de financement existent en fonction des thèmes et des terrains de recherche. Des précisions seront apportées par les enseignants selon les cas. Signalons toutefois l'existence des bourses d'aide au terrain des Instituts français de recherche établis en Afrique : à Johannesburg (IFAS), Addis-Abeba (CFEE), Nairobi (IFRA), Ibadan (IFRA), Le Caire (CEDEJ), Rabat (Centre Jacques Berque), Tunis (IRMC). Tous ces centres ont une compétence régionale qui ne se limite pas à leur pays d'accueil. Ils constituent des structures privilégiées d'échanges scientifiques et de coopération universitaire franco-africaine.

 

Contrats doctoraux à l'issue du Master : L'attribution d'une allocation de thèse relève d'une décision de l'Ecole doctorale de science politique. Les décisions se prennent de façon collégiale à l'issue du second semestre, en fonction des résultats obtenus par l'étudiant et de la qualité de son projet de thèse.

Nombre de candidatures 2015/2016 : 60

Effectif :15