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Séminaire Le primitif - Les arts et la mythologie de l'originaire 19e-20e

Le primitif

Les arts et la mythologie de l’originaire

XIXe-XXe siècles

 

 

Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet 75006 Paris

Salle 101. (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 – Vavin)

Contact pauline.nadrigny@ univ-paris1.fr

 

Une certaine mythologie se donne à lire dans le discours des avant-gardes plastiques et musicales. De la figure cézanienne – le primitif d’un art nouveau – au désir, exprimé par Russolo ou John Cage, d’un retour au son, c’est peut-être le même type de geste qui se révèle : retour à un stade primitif du geste et du regard, qui se tiendrait sous la cristallisation des pratiques, des regards ou des écoutes en des formes historiques, retour à la materia prima, objet central des compositions picturales ou musicales... Mythologie, cependant, car il existe deux visages du primitivisme, certainement indissociables : l’un, culturel, qui engage les formes et les pratiques de civilisations extra-européennes ou d’un occident oublié – le primitivisme comme archaïsme ; l’autre, plastique et sonore, ce « sauvage » que Dufrenne discernait notamment dans la musique expérimentale. Mythologie : car ce désir de retour est toujours, aussi, une invention – pour rencontrer son objet, l’artiste le construit en des fictions qu’il s’agit de repérer et d’interpréter, des Nazaréens à Stravinski, de Gauguin à l’imaginaire du jazz, de Rothko au rôle du cri dans les musiques extrêmes…

 

L’appel à une expérience esthétique première, originaire, par la médiation de formes artistiques fantasmées, car pensées elles-mêmes comme « premières », dessine-t-il une trajectoire commune aux avant-gardes artistiques ? Cette analogie est séduisante. Mais, dans cette mesure même, elle doit être réellement sondée, mise à l’épreuve d’une réflexion transversale, entre esthétique générale, anthropologie culturelle et histoire des arts. Dans le cadre d’un tel dialogue, l’enjeu de ce séminaire est d’envisager plusieurs questions : celle des fondements du primitivisme en amont des avant-gardes, notamment dans les concepts du romantisme ; celle de la comparaison entre les usages du primitif d’un art à l’autre et des torsions que ces changements impriment à cette recherche ; celle du rapport entre compréhension esthétique du primitif (question de la forme sensible, de la donation, du sauvage dans la perception, du bruit) et compréhension historique, voire mythologique (archaïsme, donc, mais aussi appréhension occidentale des arts extra-européens).

 

Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Pauline Nadrigny, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch…